Manque de classe: Pascal Vincent met Kent Hughes dans l'embarras

Manque de classe: Pascal Vincent met Kent Hughes dans l'embarras

David Garel
Le 2026-06-12

Pascal Vincent vient de mettre l’organisation des Canadiens de Montréal dans l’embarras.

Depuis son départ vers le Kraken de Seattle, l’ancien entraîneur-chef du Rocket de Laval multiplie les déclarations qui font réagir à Montréal.

Et même s’il tente de demeurer respectueux dans ses réponses, plusieurs de ses commentaires mettent l'organisation dans la trouble.

D’abord, il y a le dossier David Reinbacher.

Alors que le nom du défenseur autrichien circule dans plusieurs rumeurs de transactions à travers la LNH, notamment dans différents scénarios impliquant un centre établi, Pascal Vincent est venu jeter une douche d’eau froide sur ceux qui croyaient le jeune défenseur prêt à devenir un régulier chez les Canadiens de Montréal dès l’automne.

« Il a manqué deux ans. Il a besoin de temps. Il a besoin au moins d'une autre année à Laval. »

Ouch.

On parle quand même d’un ancien cinquième choix au total... en 2023...

On parle d’un joueur dont la valeur demeure très élevée sur le marché. On parle aussi d’un espoir que plusieurs partisans voient déjà dans le top 4 défensif des Canadiens de Montréal.

Ou à Anaheim pour Mason McTavish.

Quand son propre entraîneur affirme publiquement qu’il a encore besoin de temps dans la Ligue américaine, cela change forcément sa valeur sur le marché des transactions.

Surtout quand le même Pascal Vincent affirme qu’Adam Engström est plus beaucoup près de la LNH à l’heure actuelle.

Imaginez la face de Kent Hughes. Le DG voulait tout, sauf entendre Vincent sortir publiquement pour briser la valeur de ses espoirs alors qu'il est en pleine négociation sur le marché des transactions.

Puis il y a Jacob Fowler.

Encore une fois, Vincent n’a pas hésité à être transparent.

« Si Jacob Fowler est avec nous, peut-être qu’on joue encore. »

Le Rocket a été éliminé au premier tour.

Les Marlies de Toronto sont ensuite allés jusqu’en finale.

Et voilà que Vincent laisse entendre que la présence de Fowler aurait peut-être complètement changé le destin de son équipe.

Plusieurs ont reproché aux Canadiens d’avoir gardé Fowler avec le grand club pour les séries tellement Samuel Montembeault était trop mauvais pour être le 2e gardien.

Le développement du gardien aurait-il été meilleur à Laval?

Ben oui.

Le Rocket aurait-il connu un plus long parcours?

Évidemment.

Mais ce qui fait le plus réagir demeure le dossier de son avenir à Montréal.

Car au fil de ses entrevues, une réalité est apparue clairement.

Aucune opportunité ne s’est présentée pour Vincent avec les Canadiens de Montréal.

Et Vincent ne s'est pas gêné pour le dire. Martin St-Louis ne lui a jamais tendu la main pour qu'il devienne son adjoint.

Kent Hughes n'avait pratiquement aucune communication avec lui et ne lui a jamais offert quoi que ce soit pour améliorer son sort.

Un entraîneur qui possède des décennies d’expérience derrière un banc quitte l’organisation sans avoir obtenu la moindre ouverture avec le grand club.

Pendant ce temps, Seattle lui offre un rôle majeur.

« Je vais être premier adjoint, si je peux le définir comme ça. Donc je vais pas mal toucher à tout, aider les entraîneurs responsables des unités spéciales, travailler avec les attaquants, développer un plan offensif. »

C’est exactement le genre de responsabilités qu’il n’a jamais obtenues à Montréal.

Et plus Vincent parle, plus certains partisans se demandent s'il n'est pas en train de se venger de ses anciens patrons.

Sans élever le ton.

Sans attaquer personne.

Simplement en disant ce qu’il pense.

Il fait baisser la valeur de Reinbacher.

Il place les dirigeants du CH dans l'eau chaude pour avoir négligé le développement de Jacob Fowler.

Et finalement, il rappelle que St-Louis était complexé par lui, au point qu'il ne lui offre jamais un poste d'adjoint.

Au moment où l'on se parle, Kent Hughes, Jeff Gorton et Martin St-Louis sont en furie.

L'organisation paraît tellement mal. Pascal Vincent, lui, rit dans sa barbe.