Martin St-Louis a brisé la carrière de Jakub Dobeš à Montréal

Martin St-Louis a brisé la carrière de Jakub Dobeš à Montréal

Par David Garel le 2026-01-08

Martin St-Louis a brisé Jakub Dobeš.

Le coach du CH ne l’admettra jamais. Ni au podium, ni au vestiaire, ni même dans un corridor sombre du Centre Bell.

Mais tout le monde le voit, tout le monde le chuchote, et tout le monde l’a compris depuis longtemps : la gestion des gardiens cette saison a fracassé la carrière de Jakub Dobeš à Montréal.

Il aurait pu le relancer.

Il aurait pu le protéger.

Il aurait pu l’installer contre des équipes faibles comme les pauvres Flames, parfaites pour reconstruire sa confiance.Mais non.

Au lieu de ça, St-Louis l’a envoyé au banc, encore et encore, le sacrifiant dans une alternance brisée qui n’a jamais eu de sens.

Et pendant que Dobeš s’éteignait dans le silence, tout le monde comprenait tranquillement que Fowler devenait le vrai numéro un.

Ce qui s’est produit cette semaine est la goutte qui fait déborder le vase.

Si Montréal avait voulu relancer Dobeš, le match contre Calgary était parfait. Une équipe affaiblie, un filet pour respirer, l’occasion idéale de lui donner ce qu’un jeune gardien a le plus besoin : un match facile pour repartir à zéro.

Mais St-Louis n’a rien voulu savoir.

Il a préféré envoyer Fowler dans le filet.

Encore.

À ce stade-ci, ce n’est plus un hasard.

Ce n’est plus une rotation.

Ce n’est plus du “mérite”.

C’est une hiérarchie assumée.

Et Dobeš n’est plus dans l’équation.

Le sabordage a commencé bien plus tôt.

La vérité, c’est que Dobeš n’a jamais été traité comme un gardien en développement.

On l’a traité comme un bouche-trou.

Il a commencé l’année en feu.

Il a tenu le fort.

Il a gagné des matchs que le CH n’aurait jamais dû gagner.

Il s’est battu, il a volé des points, il a tenu son équipe debout,

Et que s’est-il passé ensuite ?

Rien. Absolument rien.

Le jeune gardien n'a jamais eu la chance d'être traité comme un numéro, pendant que Montembeault s’enfonçait dans la pire séquence de sa carrière.

Martin St-Louis a même affirmé publiquement que dans sa tête, Montembeault était le numéro un. À partir de là, tout le monde a compris que le Tchèque était méprisé par St-Louis.

Un traitement humiliant. Incompréhensible, alors que Montembeault était au fond du trou.

Et cette semaine, St-Louis a planté le dernier clou dans le cercueil

La gestion du trio de gardiens est devenue un cirque, mais un cirque qui n’a qu’une seule victime réelle : Jakub Dobeš.

Tout ce que St-Louis a fait depuis deux semaines pointe dans la même direction :

Fowler est le préféré.

Montembeault est protégé pour la vitrine et une possible transaction, comme l’a dit Elliotte Friedman.

Dobeš, lui, est la variable sacrificielle.

Car si tu veux montrer Montembeault pour une transaction, tu le montres contre la Floride ce soir.

Pendant ce temps, Dobeš se fait ridiculiser sur les réseaux, traité de “bras cassé”, envoyé dans une bataille psychologique perdue d’avance… alors qu’il n’a rien fait pour mériter ça.

Fowler, lui, reçoit tout ce que Dobeš n’a jamais reçu

St-Louis, hughes, le vestiaire et les partisans adorent Fowler.

Et pourtant, le plan initial , confirmé par Hughes, était de l’envoyer jouer l’année en AHL.

Mais dès qu’il a mis les pieds au Centre Bell, tout a changé.

Son calme, sa maturité, sa technique,sa confiance.

Tout ce que Dobeš n’a pas droit d’afficher, Fowler le reçoit immédiatement en crédit illimité.

Quand Hughes dit :

« Le gardien qui joue le mieux va jouer le plus. »

Il ne parle pas de Montembeault.

Il ne parle plus de Dobeš.

Il parle de Fowler, et de lui seulement.

Et quand il ajoute :

« Idéalement, nous n’aurons pas trois gardiens longtemps. »

Tout le monde comprend ce que ça veut dire. L'avenir de Dobeš n'est pas à Montréal. Transaction à venir? Envoyé dans la ligue américaine? Peu importe, bientôt, il ne sera plus là.

Une carrière torpillée avant même d’avoir commencé...