Luc Gélinas, nouvelle victime d’un coach qui utilise les journalistes comme punching bag
On a fini par le comprendre avec les mois : quand le Canadien se fait humilier, Martin St-Louis cherche un coupable… et il ne le cherche jamais dans son vestiaire. Il le cherche en avant. Dans la salle de presse. Dans les yeux du premier journaliste assez naïf... ou assez courageux... pour lui poser une question un peu sensible.
Cet après-midi à Denver, après un 7-2 d’une laideur spectaculaire, c’est tombé sur Luc Gélinas.
Luc, le plus doux, le plus calme, le plus poli des beat writers du CH.
Luc, l’homme qui ne se met jamais personne à dos.
Luc, qui pose des questions claires, jamais provocantes.
Et pourtant, Martin St-Louis l’a fusillé du regard comme si c’était lui qui avait perdu la rondelle sur les deux premiers buts.
La scène était brutale. Une seconde et demie. Un silence qui pèse. Et un regard qui tue.
Luc Gélinas (RDS), lui, n’a rien fait d’autre que son travail :
« Martin… est-ce que ça te décourage? »
Une question parfaitement légitime après une équipe qui s’est littéralement écroulée, qui a perdu ses détails, qui a paniqué après un bon début de match.
Et pourtant, à cette simple question, St-Louis a planté ses yeux dans ceux de Gélinas avec l’intensité d’un gars qui se retient de répondre ce qu’il pense vraiment.
Puis il a lâché, sec comme un coup de trique :
« Ça me décourage? »
Gélinas n’a rien ajouté.
Il n’a pas osé.
La salle de presse, témoin de la charge, a eu un mouvement de recul collectif.
Voici l'extrait vidéo qui glace le sang:
Une tendance lourde : Martin St-Louis est bête quand il perd. Point final.
Ce n’est pas nouveau.
Ce n’est pas un accident.
Ce n’est pas un « mauvais soir ».
C’est un pattern, presque scientifique.
Plus la défaite est humiliante, plus Martin St-Louis devient agressif, méprisant, explosif avec les journalistes.
Quand le CH gagne, il est pédagogue.
Quand le CH perd, il devient volcanique.
Et hier, le volcan a encore craché sur la mauvaise personne.
L’historique : une longue liste de journalistes passés au tordeur
Il y a eu Martin McGuire, d’abord.
Le premier punching bag officiel.
Chaque fois que McGuire ouvre la bouche, St-Louis lève les yeux au ciel, répliquet sèchement, répète la question sur un ton condescendant pour montrer à quel point il la trouvait stupide.
Puis, il y a Simon-Olivier Lorange, son ennemi publique numéro un de la presse qu'il a frappé verbalement:
La tension est permanente, presque personnelle.
Et maintenant : Luc Gélinas.
La victime la plus improbable.
L’homme que personne n’attaque.
L’homme qui ne met jamais personne dans le trouble.
Quand St-Louis en arrive à foudroyer du regard Luc Gélinas, c’est qu’on a franchi une limite.
La salle de presse en parle depuis longtemps :
Martin St-Louis ne gère plus sa relation avec les médias, il règle ses frustrations sur eux.
Sec, impatient, sur la défensive, méprisant, passif-agressif.
Chaque réponse devient cinglante.
Chaque question devienttun affront.
Chaque journaliste devient un problème.
Il a répété ses phrases robotiques:
« On a perdu nos détails. »
« On a trop essayé d’en faire. »
« On a baissé nos standards. »
« C’était un bon début, après… on a payé cash. »
Mais dès qu’on lui a demandé si c’était un setback, il s’est braqué. Et quand Gélinas a osé parler de découragement, la réaction a été brutale.
Et tout le monde dans la salle l’a senti.
Un coach qui, après chaque dégelée, cherche un responsable… mais jamais dans son équipe.
Le Canadien a pris une débarque monumentale. Les défenseurs ont été atroces. Les revirements ont tué la "game".
Dobes a été laissé à lui-même.
L’équipe s’est effondrée mentalement après un 3-0.
Mais ce n’est jamais eux que Martin St-Louis confronte. Jamais eux qu’il fusille du regard.
Ce sont les journalistes.
À chaque fois.
Le problème n’est plus la défaite.
Le problème, c’est la gestion de la défaite.
Martin St-Louis a gagné énormément de respect en arrivant à Montréal.
Son authenticité. Son discours humain. Sa compréhension du jeu. Son leadership.
Mais cette version-là s’effondre. Elle disparaît dès que le score tourne au cauchemar.
Aujourd'hui, il n’a pas seulement été bête.
Il n’a pas seulement été impatient.
Il a visé Luc Gélinas pour une question absolument légitime.
Ça ne peut pas continuer comme ça.
Sinon, à ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus un seul journaliste capable d’entrer dans cette salle sans serrer les dents.
