Martin St-Louis sans pitié: Arber Xhekaj et Joshua Roy seront échangés cet été

Martin St-Louis sans pitié: Arber Xhekaj et Joshua Roy seront échangés cet été

Par David Garel le 2025-04-02

C’est maintenant confirmé : Oliver Kapanen débarque à Montréal, et avec lui, c’est tout l’équilibre fragile de l’alignement du Canadien qui vient de basculer.

Une arrivée qui fait jubiler les partisans… mais qui transforme la réalité d’Arber Xhekaj et Joshua Roy en véritable cauchemar à ciel ouvert.

On le sait, Martin St-Louis est un homme de convictions. Lorsqu’il trouve une formule gagnante, il s’y accroche avec acharnement.

Et la victoire inespérée contre les Panthers mardi a solidifié cette conviction : tant que l’équipe gagne, rien ne changera dans l’alignement.

Ce n’est pas juste une philosophie de coach, c’est une sentence de mort pour ceux qui attendent leur tour.

Et les deux premières victimes collatérales de cette séquence triomphale sont toutes désignées : Joshua Roy et Arber Xhekaj.

Pour Joshua Roy, l’arrivée de Kapanen équivaut à la fin d’un rêve. Déjà sur un siège éjectable après avoir été laissé de côté au profit d’un alignement à sept défenseurs, puis remplacé par Michael Pezzetta, il ne restait qu’un fil ténu à sa présence dans l’équipe.

Avec Kapanen qui arrive comme un centre polyvalent, intelligent, responsable défensivement et capable de jouer sur un 4e trio tout en amenant de l’offensive, le sort de Roy est réglé.

C’est à Laval qu’il retournera, et probablement pas pour longtemps : la rumeur de son départ par transaction cet été enfle de jour en jour.

Les performances décevantes de Roy à Montréal, son manque de vitesse et de mordant, et l’impatience visible de Martin St-Louis à son endroit ont pavé la voie à ce qui s’annonce comme une séparation inévitable.

Et le message est clair : si St-Louis préfère Pezzetta – un joueur limité, utilisé six minutes par match – à Roy dans un match crucial, il n’y a plus rien à espérer pour le jeune ailier. Kapanen ne vient pas compléter l’équipe : il vient prendre un poste. Et ce poste, c’était celui de Roy.

Pour Arber Xhekaj, c’est un affront encore plus brutal. Déjà laissé dans les gradins lors du match le plus émotif de l’année contre les Panthers, il doit maintenant composer avec une autre claque en plein visage : même dans un contexte de représailles contre Niko Mikkola, celui qui a visé David Savard avec un tir frappé dangereux après la sirène, St-Louis n’a même pas pensé rappeler Xhekaj à l’action.

Le message est glaçant. Si tu n’es pas utilisé dans un match où ta seule présence pourrait envoyer un message, tu ne seras jamais utilisé.

Et maintenant que Kapanen arrive et que l’équipe est en feu, la porte vient de se refermer à double tour. Parce qu’avec un alignement qui fonctionne, St-Louis ne va pas casser sa chimie pour réintégrer un joueur qu’il ne semble jamais avoir aimé.

Pezzetta reste dans l’alignement comme 12e attaquant, non pas pour son apport, mais parce qu’il ne dérange pas la structure. Xhekaj, lui, est trop gros, trop bruyant, trop "Shérif". Et Martin St-Louis, on le sait, déteste ce surnom, déteste ce qu’il incarne, et fait tout pour l’effacer de la carte.

L’arrivée de Kapanen n’est pas qu’un changement de personnel. C’est une déclaration politique de la direction : on avance, on regarde vers l’avenir… et certains noms n’y figurent plus.

Arber Xhekaj est maintenant perçu comme une anomalie dans la structure défensive du Canadien. Trop à gauche, trop physique, trop imprévisible. Et avec David Reinbacher et Adam Engström qui vont arriver l'an prochain dans la hiérarchie, il n’y a plus de place.

Joshua Roy, quant à lui, est en voie de devenir un simple pion dans une transaction estivale. Que ce soit pour obtenir un joueur établi comme Trevor Zegras, ou pour grimper au repêchage, Roy a perdu sa valeur symbolique à Montréal.

Kapanen, lui, arrive en sauveur. Jeune, mature, développé en Europe, pas associé aux conflits internes du vestiaire… il est exactement le genre de joueur que St-Louis aime. Peu vocal, mais efficace. Et surtout, rapide. Tout ce que Roy n’a pas su démontrer.

Alors que Montréal rêve maintenant aux séries, qu’on sent l’énergie monter dans les rues, dans les bars, au Centre Bell… deux joueurs, eux, vivent l’envers du miracle : Xhekaj et Roy, sacrifiés sur l’autel du momentum.

Et même s’ils sont techniquement toujours dans l’organisation, ils ne font déjà plus partie de l’histoire qui s’écrit.

Kent Hughes aura une décision à prendre. Mais à voir comment St-Louis gère ses hommes, le sort est déjà réglé. Xhekaj sera échangé. Roy aussi.

Pendant que la ville célèbre l’arrivée d’un prodige finlandais nommé Kapanen, deux jeunes hommes apprennent ce qu’est un cauchemar professionnel.

Et il vient de commencer.

Et comme si le cauchemar d’Arber Xhekaj ne suffisait pas, voilà maintenant que Joshua Roy est entraîné dans la même spirale d’humiliation silencieuse orchestrée par Martin St-Louis.

Le rappel d’Oliver Kapanen est plus qu’un simple ajout dans l’alignement : c’est une déclaration de guerre à ceux qui stagnent, qui n’avancent pas, ou pire — qui dérangent la hiérarchie du vestiaire. Et Joshua Roy, tout comme Xhekaj, est dans cette ligne de mire.

Avec l’arrivée imminente de Kapanen, ce n’est pas seulement Michael Pezzetta qui tremble. C’est tout le flanc offensif de profondeur du CH qui est ébranlé.

Mais Pezzetta, lui, est intouchable aux yeux de St-Louis. Il est docile, il est effacé, il ne dérange pas dans les gradins. Roy, en revanche, a le tort d’avoir été présenté comme un espoir d’envergure. Il a le tort d’avoir du potentiel. Et surtout, il a le tort de ne pas plaire au coach.

Depuis le camp d’entraînement, la tension entre Roy et St-Louis est évidente. On se souvient tous de la déclaration tranchante du coach :

« Il ne nous en a pas assez montré. »

Et de la réplique froide de Roy :

« Je n’ai pas vu ses commentaires. » Une guerre passive-agressive. Une fracture jamais réparée. Aujourd’hui, cette tension remonte à la surface de manière brutale.

Car maintenant que Kapanen débarque, il ne fait aucun doute que Roy va reprendre le chemin de Laval. Non seulement pour faire de la place, mais surtout parce qu’il est devenu redondant dans les plans de l’équipe.

Roy, malgré son éthique de travail, malgré ses efforts, n’a jamais su convaincre Martin St-Louis. Il joue « safe », et dans cette course folle vers les séries, « safe », c’est aussi inutile que d’être invisible.

Pendant ce temps, dans les gradins, Arber Xhekaj ronge son frein. Deux matchs de suite à regarder ses coéquipiers gagner sans lui.

Deux matchs de suite à se faire préférer Michael Pezzetta. Deux matchs de suite où Martin St-Louis envoie un message aussi clair qu’impitoyable : « Je n’ai plus besoin de toi. »

Et ce n’est pas une coïncidence si les deux exclus les plus visibles — Roy et Xhekaj — sont ceux qui ont eu les relations les plus tendues avec St-Louis depuis un an.

L’un a froissé l’organisation avec ses activités hors-glace et ses burgers promotionnels. L’autre, avec son détachement apparent, sa vie nocturne débridée et sa lente adaptation au jeu rapide de la LNH.

Mais ce n’est pas qu’un problème de performance. C’est un problème de philosophie. Martin St-Louis veut une équipe disciplinée, cérébrale, mature.

Il veut une équipe à son image. Et ceux qui dévient du moule sont tranquillement mais fermement poussés vers la sortie.

Roy et Xhekaj sont dans cette trappe. Et les jours qui viennent pourraient bien confirmer ce que plusieurs redoutent déjà : leur avenir est ailleurs.

À mesure que les séries se dessinent pour le Canadien, les décisions deviennent plus tranchantes et sans pitié. Le luxe d’attendre qu’un jeune trouve son rythme n’existe plus. Le temps presse. Et Martin St-Louis ne cherche pas à éduquer. Il cherche à gagner. Tout de suite.

Si Joshua Roy retourne à Laval cette semaine, ce sera peut-être la dernière fois qu’il portera l’uniforme du Tricolore.

Et si Arber Xhekaj regarde encore le match de jeudi depuis la passerelle, ce sera une autre brique dans le mur de son divorce annoncé avec l’organisation.

Le Canadien est en train de vivre une métamorphose. Lane Hutson en est le symbole. Nick Suzuki en est le cœur. Kapanen vient d’en devenir l’accélérateur. Et ceux qui n’arrivent pas à suivre le rythme sont laissés derrière sans ménagement.

C’est une période euphorique pour les partisans. Mais pour certains joueurs, c’est l’amorce d’un adieu déchirant. Joshua Roy et Arber Xhekaj ne sont plus en contrôle.

Et à Montréal, ce n’est pas seulement la glace qui est glissante… c’est aussi le futur.

Leurs valises sont prêtes pour cet été...