Mauvaise nouvelle pour Mike Matheson : Martin St-Louis tient son nouvel homme
Mike Matheson. Getty image

Mauvaise nouvelle pour Mike Matheson : Martin St-Louis tient son nouvel homme

André Soueidan
Le 2026-10-31

Le Canadien de Montréal vient de perdre un défenseur important pour les deux prochaines semaines, mais une question commence déjà à se poser dans l’entourage de l’équipe ... Martin St-Louis a-t-il découvert une solution qui pourrait changer la façon dont il utilise ses défenseurs?

Pendant que Mike Matheson se retrouve sur la touche, Kaiden Guhle continue de démontrer qu’il peut assumer une bonne partie du travail défensif que le vétéran laisse derrière lui.

Matheson ratera environ deux semaines d’action en raison d’une blessure au bas du corps.

Le défenseur avait déjà manqué le dernier match à Dallas, et son absence oblige maintenant le personnel d’entraîneurs à revoir ses combinaisons à la ligne bleue.

Pour une équipe qui doit constamment jongler avec les blessures, ce genre de situation pourrait rapidement devenir un casse-tête.

Sauf que le Canadien a peut-être trouvé une façon de transformer ce problème en occasion.

Depuis qu’il est en mesure de jouer, Guhle fait exactement ce que le Canadien attend de lui.

Sa réputation n’a jamais reposé sur des statistiques offensives spectaculaires ou sur des montées à répétition qui font lever la foule.

Son travail consiste d’abord à défendre, à fermer l’espace, à affronter les meilleurs attaquants adverses et à permettre à ses coéquipiers de respirer lorsqu’ils sont sous pression.

Quand il est en santé, le jeune défenseur possède les qualités nécessaires pour accomplir cette mission avec une efficacité remarquable.

Guhle peut écouler des pénalités, protéger le devant du filet, récupérer des rondelles et effectuer une première passe propre pour sortir son équipe de sa zone.

Il n’a pas besoin de compliquer chaque présence pour justifier sa place dans l’alignement. Son jeu repose sur la simplicité, la lecture des situations et la capacité de prendre la bonne décision au bon moment.

Dans une équipe qui possède plusieurs défenseurs capables de contribuer offensivement, cette fiabilité devient particulièrement précieuse.

C’est justement à cet endroit que la comparaison avec Matheson devient intéressante. Le vétéran demeure un défenseur utile, capable de transporter la rondelle et de générer de l’attaque, mais son désir d’en faire davantage peut parfois se retourner contre lui.

Lorsqu’il tente de forcer un jeu ou de prolonger une séquence qui devrait être terminée par une passe simple, il s’expose à des revirements et place ses partenaires dans des situations difficiles.

Or, lorsqu’on lui confie des missions défensives importantes, ces erreurs peuvent coûter cher.

Guhle, lui, n’a pas besoin de réinventer son jeu. Son rôle naturel consiste précisément à prendre en charge les responsabilités que Matheson doit également assumer, notamment contre les meilleurs trios adverses et en désavantage numérique.

La différence, c’est que le jeune défenseur possède un profil beaucoup plus naturellement orienté vers la défense. Il sait ce qu’on attend de lui et n’a pas besoin de transformer chaque présence en occasion de démontrer l’étendue de son talent.

Faut-il donc conclure que le Canadien n’a plus besoin de Matheson? Pas nécessairement.

Ce serait même une erreur de se débarrasser mentalement d’un vétéran qui peut encore rendre de précieux services, surtout si Martin St-Louis parvient à mieux répartir les responsabilités à la ligne bleue.

La véritable question concerne plutôt la place qu’on souhaite lui réserver lorsque tout le monde sera en santé.

Imaginez une brigade défensive où Lane Hutson et Guhle occupent deux postes importants à gauche, tandis que Noah Dobson et Alexandre Carrier stabilisent les autres combinaisons.

Matheson pourrait alors devenir une option supplémentaire, capable de jouer à gauche lorsque la situation l’exige, ou même d’être utilisé à droite dans une paire avec Adam Engström si le personnel d’entraîneurs estime que cette combinaison fonctionne.

Arber Xhekaj pourrait également entrer dans une rotation selon les besoins, plutôt que de devoir absolument jouer tous les matchs.

Une telle profondeur donnerait au Canadien une marge de manœuvre appréciable.

Matheson n’aurait plus nécessairement à porter autant de responsabilités défensives, et l’équipe pourrait mieux exploiter ses qualités offensives dans des situations adaptées à son jeu.

Avoir un vétéran de ce calibre comme solution de rechange représente un luxe, surtout pendant une saison où les blessures peuvent rapidement bouleverser les plans d’un entraîneur.

Entre-temps, Martin St-Louis doit composer avec une formation qui sera privée de Matheson pendant environ deux semaines.

Owen Beck doit réintégrer l’alignement, tandis que Nick Suzuki ne sera pas disponible pour le match de ce soir.

Le plus important, pour le Canadien, sera de déterminer si les ajustements actuels peuvent tenir la route au-delà de quelques matchs.

Guhle continue de faire le travail, Engström obtient une occasion de démontrer ce qu’il peut apporter et St-Louis dispose de plusieurs options pour redistribuer les minutes. Si ces solutions fonctionnent, le retour de Matheson ne signifiera pas automatiquement que tout devra redevenir comme avant.

Matheson reste un défenseur capable d’aider Montréal.

Mais si Guhle continue d’assumer ses responsabilités avec autant de sérieux, le Canadien pourrait découvrir qu’il possède déjà une partie de la réponse à ses problèmes défensifs… et que son plus grand luxe sera bientôt de pouvoir choisir parmi plusieurs options.

Ouch…