Mentalité de perdant: Samuel Montembeault livre une entrevue inacceptable

Mentalité de perdant: Samuel Montembeault livre une entrevue inacceptable

David Garel
Le 2026-06-01

L’entrevue de Samuel Montembeault a laissé plusieurs partisans complètement outrés.

Le pauvre n'était pas en colère, ne réclamait pas plus de temps de jeu et ne montrait pas un désir de vaincre.

Exactement le contraire.

On parle d’un gardien qui n’a pas joué depuis des mois. Un gardien qui a perdu son poste au profit de Jakub Dobeš et Jacob Fowler.

Un gardien qui a regardé tout le parcours éliminatoire des gradins sans avoir la moindre occasion de démontrer qu’il pouvait aider son équipe.

Et malgré tout ça, il répète qu’il aimerait rester à Montréal.

Pardon?

Dans une ligue où les grands compétiteurs veulent jouer, où les gardiens veulent être devant le filet, où chaque athlète rêve d’avoir le filet numéro un, Montembeault donne l’impression d’accepter sa situation avec une sérénité qui choque une partie de la base partisane.

Lui parle de son amour pour Montréal.

Il explique qu’il adore représenter les Canadiens de Montréal.

Il rappelle qu’il est ici depuis cinq ans et qu’il aime être près de sa famille.

Il répète qu’il aimerait poursuivre l’aventure.

Mais pendant ce temps, la réalité est brutale.

Il est devenu le troisième gardien de l’organisation.

Ce qui rend l’entrevue encore plus difficile à comprendre, c’est tout ce qu’il a admis sur sa saison.

Montembeault a reconnu que sa rétrogradation à Laval l’avait affecté. Il a admis qu’après les Fêtes, il a commencé à travailler avec un psychologue sportif afin de retrouver son équilibre mental.

Il a expliqué que cette aide lui a permis de mieux gérer ce qu’il traversait. Personne ne va lui reprocher d’avoir demandé de l’aide.

Au contraire.

Mais lorsqu’on met tout ça ensemble, le portrait devient inquiétant.

Tu perds ton poste. Tu es envoyé dans la Ligue américaine. Tu consultes un psychologue sportif pour traverser la tempête. Tu regardes ensuite les séries du haut de la galerie de presse.

Et malgré tout ça, tu sembles parfaitement à l’aise avec l’idée de revenir dans exactement la même situation l’an prochain.

Voilà la mentalité... d'un perdant...

Montembeault affirme qu’il est frustré. Il dit que la situation n’était pas idéale. Il explique qu’il ne pouvait pas faire grand-chose d’autre que continuer à travailler fort, garder une attitude positive et soutenir ses coéquipiers.

Tu as accepté ton sort?

Ouch. L’acceptation n’est pas une qualité dans le sport professionnel.

Les partisans voient un gardien qui devrait être affamé et devrait vouloir absolument retrouver un filet numéro un ailleurs.

Alors que son nom circule à Edmonton, Philadelphie, Pittsburgh et l’Utah, le Québécois veut rester l'indésirable à Montréal.

La question n’est plus vraiment de savoir si le Canadien veut de lui. Tout le monde sait que Kent Hughes veut s'en débarrasser au plus vite.

La question est de savoir pourquoi lui voudrait encore rester dans une situation où tu es un rejet.

Si on est son agent Paul Corbeil, on lui dit de se réveiller maintenant.

Car en ce moment, Sam sonne un homme vaincu et soumis. Tellement triste à entendre.