À la veille du match contre Ottawa, le message envoyé par Martin St-Louis ne laisse aucune place à l’interprétation.
Le Canadien doit mieux gérer ses décisions avec la rondelle.
« On joue un peu au dé en ce moment », a lancé l’entraîneur en point de presse d’avant-match.
« Des fois, ce sont des jeux cinquante-cinquante, alors qu’on pourrait faire un jeu plus sécuritaire. »
La référence est directe au match contre Buffalo.
Une rencontre où le Canadien a multiplié les initiatives risquées, cherchant des raccourcis offensifs au lieu de contrôler le rythme.
« On essaie de créer quelque chose quand ce n’est pas nécessairement là », a-t-il ajouté.
« On se met dans le trouble nous-mêmes. »
Ce que St-Louis vise n’est pas l’audace ou la créativité.
Le problème, ce sont les mauvaises lectures. Des décisions prises trop vite, sans évaluer le contexte : le score, le moment du match, la couverture derrière.
« Ce n’est pas une question d’effort, a-t-il précisé. C’est une question de décisions. »
Dans le langage du coach, « gamble » devient synonyme de jeu inutilement risqué.
Une passe forcée à la ligne bleue. Un appui offensif sans soutien. Un jeu intuitif qui aurait besoin d’une demi-seconde de réflexion supplémentaire.
« On veut jouer plus simple dans certaines situations », a résumé St-Louis.
« Être patient. Accepter que le bon jeu, parfois, ce n’est pas le plus spectaculaire. »
Le message tombe à point nommé avant un affrontement contre Ottawa, une équipe qui profite exactement de ce genre d’erreurs.
Une formation qui n’a pas besoin de beaucoup d’ouvertures pour frapper.
Samuel Montembeault sera devant le filet, mais le coach ne veut pas que son gardien soit constamment forcé de réparer des paris perdus.
Le vestiaire a reçu l’avertissement.
Reste maintenant à voir, dès la mise au jeu, si le Canadien a compris que jouer intelligemment vaut parfois plus que jouer vite.
À suivre ...
