Michel Bergeron perd ses moyens: il voit rouge contre Martin St-Louis

Michel Bergeron perd ses moyens: il voit rouge contre Martin St-Louis

David Garel
Le 2026-05-26

Michel Bergeron veut enfoncer Martin St-Louis au plus profond du trou.

Au moment où les Canadiens de Montréal sont acculés au mur, le Tigre a replongé dans sa haine anti-St-Louis.

Sur les ondes du 98,5 FM, Michel Bergeron n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Lui qui semblait pourtant avoir calmé le jeu, lui qui paraissait enfin vouloir donner un peu de crédit au travail accompli depuis trois ans, est revenu à la charge avec une violence verbale qui a immédiatement ramené les partisans un an en arrière.

« Tu ne gagnes pas des matchs avec un lancer, puis deux lancers, le Canadien, c’est épouvantable. »

Ouch.

Comme si rien n’avait changé et que le CH n’avait jamais fait les séries ou obtenu une saison de 106 points pour se rendre en finale de conférence.

Bergeron fait comme si Martin St-Louis n’avait jamais traversé trois années de reconstruction, de blessures, de critiques, de défaites humiliantes et de remises en question.

Michel Bergeron n’a jamais été un partisan du projet Martin St-Louis.

Dès le jour un, il regardait cette embauche avec mépris. Un entraîneur sans expérience derrière le banc de la Ligue nationale? Pour Bergeron, ça ne passait pas.

Il ne comprenait pas qu’on remette une équipe aussi importante entre les mains d’un homme qui n’avait pas passé des années dans le junior ou dans la Ligue américaine.

Pendant des mois, il a remis en question sa gestion des trios, sa façon de communiquer avec ses joueurs, son approche humaine, pédagogique, trop soft.

Dans son monde à lui, un entraîneur devait imposer le respect autrement.

Martin St-Louis représentait tout ce qu’il ne connaissait pas et ça l’a toujours dérangé.

L’an dernier, pendant les moments les plus sombres de la saison, Bergeron avait multiplié les critiques. Il remettait constamment en question les décisions du coach, les temps d’arrêt, la gestion des gardiens, le système man-to-man, l'identité du jeu.

Après une correction humiliante, il s’était même demandé à voix haute si St-Louis était réellement l’homme de la situation.

À TVA Sports, à LCN, à la radio, le message revenait souvent : le Canadien manquait d’identité, Martin semblait dépassé, Patrick Roy apparaissait toujours en toile de fond comme une alternative plus “naturelle”, plus intense et plus traditionnelle.

Et ça, Montréal ne l’a jamais oublié.

Une partie énorme du Québec a fini par développer une forme de fatigue envers Michel Bergeron.

Le monde le trou "has been". Comme s''il radotait toujours la même chose.

Ses références répétées aux Nordiques de Québec, aux frères Stastny, au hockey des années 1980, à une culture du hockey où le coach criait plus qu’il n’écoutait.

Le public a changé. Le hockey aussi. Plus personne ne sait de quoi il parle.

Les réseaux sociaux se sont transformés en véritable tribunal populaire. Chaque apparition du Tigre amène son lot de critiques.

“Il est passé date.”

“Qu’il prenne sa retraite.”

“Ça tourne en rond.”

“Il est encore sur Martin.”

Ces commentaires, Bergeron sait qu’ils existent. Il l’a lui-même reconnu dans ses entrevues récentes.

« Je le sais qu’il y en a plein qui disent que je devrais me retirer et que je n’arrête pas de radoter sur les Nordiques et les Stastny. »

Ce n'est pas en attaquant le CH et Martin St-Louis qu'il va se faire des amis.

La vérité est que Michel Bergeron est un passionné maladif du hockey.

Un homme incapable de décrocher.

Un homme qui, même à près de 80 ans, continue de vivre chaque match comme si sa propre carrière en dépendait.

Cela rend la situation aussi triste qu’exaspérante. Onsent parfois un homme prisonnier de sa propre intensité. Un homme qui a tout donné au hockey… mais qui semble incapable de laisser le hockey le quitter.

Dans ses entrevues les plus personnelles, Bergeron a reconnu avoir fait des erreurs immenses.

« J’ai fait plein d’erreurs durant toutes ces années. Je ramenais la défaite à la maison. »

« Des erreurs monumentales, autant dans mon travail que dans ma vie personnelle. J’ai négligé ma famille. »

Il a parlé de ses enfants qu’il voyait trop peu. De sa femme Michèle qui gérait tout pendant qu’il vivait au rythme du hockey.

« Sans elle, je n’aurais pas fait le tiers de ce que j’ai fait. »

Il a reconnu son obsession maladive. Le golf l’été. Le hockey l’hiver. Les déménagements. Les sacrifices. Les regrets. Son cœur aussi. Le pacemaker. Les avertissements médicaux. Les amis disparus. Mike Bossy. Guy Lafleur. Yvon Pedneault. Roger Brulotte.

Cette impression douloureuse de voir sa génération partir une à une.

Pourtant, malgré toute cette lucidité, malgré cette sagesse qui semblait enfin s’installer, le voilà encore plongé dans la guerre Martin St-Louis.

Comme si quelque chose en lui refusait d’abandonner ce combat.

Bergeron profite des difficultés du CH contre la Caroline pour taper encore sur la tête de Martin St-Louis.

"Cheap".

Pourtant, quelques semaines à peine avant cette sortie incendiaire, Bergeron donnait enfin un peu de crédit aux Canadiens de Montréal.

Mais aujourd'hui, il nous prouve qu'il est juste un jaloux... de Martin St-Louis

Le coach est aujourd’hui adoré à Montréal,i le vestiaire joue pour lui, l’équipe a progressé. Même si les joueurs le défendent corps et âme.

Michel Bergeron, qui n'a jamais rien gagné au niveau professionnel, est envieux de St-Louis.

On dirait qu’une partie de Michel Bergeron prie pour que le coach du CH échoue.

Quand ça va mal, cette conviction revient immédiatement à la surface. C'est plus fort que lui. Il est content que le CH perde en ce moment.

Donc, la question commence sérieusement à flotter dans l’air :

Est-ce qu’on assiste à la dernière saison médiatique de Michel Bergeron… ou à une dernière bataille contre un entraîneur qu’il n’a jamais vraiment accepté?

Les deux. Bergeron partira à la retraite après les séries.

Mais avant, il veut rabaisser son ennemi Marty une dernière fois...