Officiel: Jacob Fowler est le gardien numéro un du Canadien de Montréal

Officiel: Jacob Fowler est le gardien numéro un du Canadien de Montréal

Par David Garel le 2026-01-10

C'est officiel. Jacob Fowler est le nouveau roi du filet pour le match qui peut changer toute la saison

Il y a des soirs où un jeune joueur bascule d’une belle histoire à une véritable légende en construction. Pour Jacob Fowler, ce soir contre les Red Wings de Détroit, ce moment arrive plus tôt que quiconque aurait osé l’imaginer.

Montréal, qui s’étire encore les yeux tant la trajectoire du jeune Américain défie la logique de la LNH, s’apprête à confier à un gardien de 21 ans le match le plus important de la saison. Un match où tout peut basculer, non seulement pour lui, mais pour tout le vestiaire.

Car l’enjeu est renversant :

Si le Canadien gagne, et si les Hurricanes perdent, le Tricolore se réveillera demain matin… seul au premier rang de la conférence de l’Est.

Une phrase impossible à prononcer en octobre. Une réalité en janvier. Et au cœur de cette folie collective, un jeune gardien qui, depuis son rappel précipité en décembre, s’est transformé en colonne vertébrale d’un club qui redécouvre son ambition.

Et la décision de Martin St-Louis nous donne la chair de poule : après la grande victoire de Montembeault contre les Panthers, après trois victoires de suite où le Québécois venait de ressusciter sa réputation, c’est Fowler qu’on envoie encore.

On ne donne pas un match comme celui-là à un gardien “en apprentissage”. On ne lui confie pas le destin d’une équipe qui peut grimper en tête de la conférence parce qu’on manque d’options.

On le fait parce qu’on sait.

Parce que tout le monde, dans le vestiaire comme dans les bureaux, reconnaît désormais Fowler pour ce qu’il est devenu : le nouveau numéro un en ville.

Ce n’est plus un concours.

Ce n’est plus une alternance.

Ce n’est plus un ménage à trois.

Fowler prend le filet dans les moments où une organisation dévoile sa hiérarchie véritable.

Samuel Montembeault vient lui-même d’être témoin de ce revirement de situation silencieux : il gagne un match crucial contre les champions de la Coupe Stanley… et pourtant, lorsque l’équipe se prépare pour le match le plus improtant de l'année, c’est Fowler qu’on installe entre les poteaux.

C’est un message plus fort que n’importe quelle déclaration d’entraîneur : le filet appartient désormais au jeune prodige.

Montembeault devient le vétéranstabilisateur... et Fowler devient le pilier.

Et pendant ce temps, en marge, dans l’ombre froide d’un banc qu’il n’a presque plus touché depuis un mois, Jakub Dobeš voit son destin s’écrire sans lui.

Tout indique qu’après le week-end, il sera renvoyé à Laval. Une décision prévisible, presque inévitable, tant la hiérarchie a explosé sous les yeux de tous.

Un seul match depuis le 21 décembre pour le gardien tchèque. Une saison qui glisse hors de son contrôle.

Pauvre Dobes. On protège l’avenir, on garde le meilleur présent, on coupe ce qui dépasse.

Et l’avenir du Canadien… c’est Fowler.

On le voit dans la manière dont il affronte l’adversité, lui qui traite chaque superbe arrêt comme un geste normal, et chaque but accordé comme une leçon froide à intégrer.

On le voit dans son comportement devant les médias, incapable de célébrer une victoire sans d’abord s’autocritiquer, obsédé par la perfection calmement, sans excès de confiance, sans agitation.

Ce jeune homme joue comme un vétéran de 30 ans. Il lit comme un étudiant qui ne rate aucune note. Il respire comme un gardien qui n’avance pas, mais qui flotte sur un nuage.

Et ce soir, devant les Red Wings, il ne défendra pas seulement un filet :

il défendra une possibilité historique.

Celle de voir le Canadien s’installer seul, incontesté, au sommet de l’Est.

Celle d’écrire, avant même son 22e anniversaire, l’un des chapitres les plus improbables de l’histoire récente du club.

Le Centre Bell, les partisans, les dirigeants, les adversaires : tout le monde le sait.

Ce soir n’est pas un simple match de saison régulière.

C’est la première grande soirée du règne de Jacob Fowler.

Et si Montréal gagne…

la LNH n’aura d’autre choix que de s’incliner devant l’évidence :

Le Canadien a trouvé le gardien qui changera son histoire.