Oliver Kapanen en danger : la menace se rapproche dans son rétroviseur

Oliver Kapanen en danger : la menace se rapproche dans son rétroviseur

André Soueidan
Le 2026-09-05

Oliver Kapanen croyait peut-être avoir gagné sa place dans le portrait à long terme du Canadien… mais pendant qu’il regarde devant lui, un autre jeune centre commence tranquillement à réduire l’écart derrière.

La situation n’est pas urgente aujourd’hui, mais dans quelques années, elle pourrait devenir une véritable décision pour Kent Hughes.

Aatos Koivu vient justement de rappeler qu’il n’a pas l’intention de disparaître du radar.

Le jeune espoir du Canadien a inscrit son premier but de la saison 2026-27 avec le TPS de Turku dans une victoire de 5-1 contre le HIFK.

Sur l’avantage numérique, Koivu a décoché un puissant tir sur réception qui a terminé dans la partie supérieure du filet derrière Hugo Alnefelt.

Après avoir été blanchi lors du premier match de la saison, le centre de 20 ans a donc rapidement trouvé une façon de se faire remarquer.

@smliiga 🚨 KABOOM! 💥 Melkoisen tällin pamauttaa Aatos Koivu sieltä 😅💪 #Liiga @HC TPS ♬ alkuperäinen ääni - Liiga

Évidemment, personne ne devrait commencer à comparer les deux joueurs uniquement à cause d’un but marqué au mois de septembre.

Ce serait aller un peu vite.

La vraie question se trouve plutôt dans la trajectoire de Koivu et dans ce qu’elle pourrait devenir au moment où le Canadien devra prendre des décisions importantes concernant sa profondeur au centre.

Pour comprendre pourquoi Kapanen pourrait éventuellement sentir une certaine pression, il suffit de regarder son propre parcours avant son arrivée à Montréal.

À 19 ans, Kapanen avait récolté 27 points en 55 matchs dans la Liiga avec KalPa.

La saison suivante, à 20 ans, il avait fait encore mieux avec 34 points en 51 rencontres.

Il avait ensuite explosé en séries avec sept buts et sept passes en seulement 13 parties, avant d’ajouter six buts en huit matchs au Championnat du monde avec la Finlande.

Autrement dit, lorsque Kapanen a signé son contrat avec le Canadien en 2024, son dossier était déjà particulièrement solide.

Sa production professionnelle progressait rapidement et son jeu lui avait permis de franchir les étapes beaucoup plus vite que plusieurs autres espoirs.

Koivu, lui, emprunte un chemin beaucoup plus sinueux.

La saison dernière, il n’a récolté que neuf points, dont quatre buts et cinq passes, en 47 matchs dans la Liiga.

À 19 ans, il avait obtenu huit points en 34 rencontres. La production n’a donc rien de comparable avec celle de Kapanen au même âge.

Mais Koivu possède encore une carte importante dans son jeu… le temps.

À 20 ans, il n’est pas arrivé au bout de son développement.

Son passage du hockey junior au hockey professionnel lui a demandé plus d’adaptation qu’il ne l’avait anticipé, et cette transition pourrait justement expliquer pourquoi sa progression offensive tarde davantage à décoller.

Maintenant, le Canadien peut simplement attendre de voir si les outils offensifs commencent enfin à se traduire par une production régulière.

Pendant ce temps, Kapanen est déjà rendu beaucoup plus loin.

Après 100 matchs dans la LNH, il compte 22 buts et 39 points, dont une campagne de 22 buts et 37 points en 2025-26.

Son profil demeure intéressant pour Montréal, surtout grâce à son intelligence défensive, sa capacité à jouer au centre et son potentiel dans un rôle de troisième trio.

Mais voilà le petit problème qui pourrait éventuellement se transformer en gros casse-tête.

Kapanen n’a pas encore démontré qu’il pouvait devenir le deuxième centre idéal derrière Nick Suzuki.

Le Canadien veut éventuellement construire autour d’Ivan Demidov et lui trouver des joueurs capables de soutenir son talent offensif.

Kapanen peut être utile, mais son profil paraît beaucoup plus naturel dans un rôle de centre de troisième trio.

Or, Jake Evans occupe déjà cette chaise.

Evans vieillira éventuellement, ce qui pourrait ouvrir une porte à Kapanen.

Sauf que si Koivu réussit à franchir un cap dans les prochaines années, la direction pourrait avoir une autre solution sous la main au moment où Evans commencera à décliner.

C’est précisément pour cette raison que le rétroviseur de Kapanen mérite maintenant un peu d’attention.

Koivu n’est pas encore sur le point de lui voler sa place. Très loin de là.

Mais si le jeune Finlandais transforme progressivement ses neuf points en une production beaucoup plus intéressante, la conversation changera complètement.

Soudainement, le Canadien pourrait avoir deux joueurs capables de remplir un rôle semblable et une occasion d’utiliser l’un d’eux comme monnaie d’échange pour améliorer une autre position.

Kapanen pourrait alors devenir une excellente pièce à échanger… non pas parce qu’il aura déçu, mais justement parce qu’il aura suffisamment bien fait pour conserver une bonne valeur.

C’est peut-être ça, le vrai danger.

Pour l’instant, Koivu n’est qu’une silhouette dans le rétroviseur.

Mais s’il commence à accélérer, Kent Hughes devra éventuellement décider si Kapanen fait encore partie du plan… ou s’il est devenu la pièce idéale pour permettre au Canadien d’aller chercher quelque chose de plus gros ailleurs.

Ouch…