Patrick Roy est devenu l’un des grands absents de la planète hockey. Depuis son congédiement par les Islanders de New York, il y a environ six mois, l’ancien entraîneur-chef se fait extrêmement discret.
Alors que les rumeurs l’ont associé à quelques postes dans la LNH cet été, notamment chez les Maple Leafs de Toronto, il n’a finalement obtenu aucun emploi pour la saison 2026-2027. Et pendant que le hockey poursuit sa route, Roy semble avoir complètement disparu du paysage médiatique.
C’est ce qui rend les propos de Ray Cloutier tellement tristes.
Il y a plusieurs mois, Cloutier avait déjà laissé entendre que son bon ami Roy était profondément affecté par son congédiement. Il avait alors expliqué que l’ancien entraîneur avait du mal à encaisser la décision des Islanders, qui l’avaient remercié à seulement quatre matchs de la fin de la saison régulière, alors que son équipe était toujours dans la course aux séries éliminatoires.
« Il se remet difficilement. Il a été ébranlé. Il ne s’attendait pas à ça. »
« Même un gars solide comme lui n’attendait pas ça. »
Cloutier parlait d'un homme à terre.
Ces déclarations avaient fait beaucoup réagir, compte tenu du personnage. Patrick Roy a toujours été reconnu pour son tempérament bouillant, son orgueil et sa capacité à rebondir après les épreuves. L’idée qu’un congédiement puisse le secouer à ce point avait de quoi surprendre.
Son "chum" avait aussi évoqué le fait que Roy ne semblait pas tenir Mathieu Darche entièrement responsable de la situation.
Selon les informations qu’il avait rapportées, la décision aurait été prise à un niveau supérieur dans l’organisation. Cette version avait alimenté les interrogations sur les véritables responsables du congédiement et sur les circonstances qui avaient conduit les Islanders à tourner la page aussi tard dans la saison.
Depuis, Roy n’a pas retrouvé de poste derrière un banc de la LNH. Pour un entraîneur de son calibre et de son expérience, cette absence de débouché constitue un sérieux coup d’arrêt. À 61 ans, il doit maintenant attendre qu’une nouvelle occasion se présente, alors que tout le monde le traite de "has been".
On l’a aperçu au cours de l’été lors des célébrations entourant la conquête de la Coupe Stanley de 1986 par le Canadien, mais ses apparitions publiques demeurent rares et il ne veut pas parler aux médias.
Il avait même refusé toutes les entrevues après le décès de Claude Lemieux.
Pendant ce temps, Roy serait toujours en Floride, où il profite notamment de longues journées sur les terrains de golf. La différence avec l’homme qu’on a connu pendant des décennies est frappante : celui qui vivait au rythme du hockey et qui occupait constamment l’avant-scène se retrouve aujourd’hui loin de l’agitation de la LNH.
Cloutier répète que Roy est ébranlé et sa santé mentale inquiète, alors qu'il craint une dépression. Le silence de Roy aggrave encore plus la situation.
Le congédiement demeure difficile à digérer lorsqu’on repense au moment choisi par Mathieu Darche. Les Islanders ont décidé de remplacer Roy à quatre matchs de la fin, alors que leur participation aux séries restait possible.
Peter DeBoer a ensuite pris les commandes, mais le changement n’a pas permis à l’équipe de se qualifier. Cette décision a donc privé Roy de la possibilité de terminer la saison et n’a pas produit le résultat espéré.
Darche a expliqué aujourd'hui les raisons qui l’avaient poussé à agir. De passage au balado La game dans la game, animée par Marc Denis, il a indiqué qu’il estimait que son équipe avait besoin d’une nouvelle voix et qu’il voulait embaucher DeBoer avant que d’autres formations ne s’intéressent à lui.
Le directeur général a aussi insisté sur le respect qu’il conserve pour Roy et sur la relation personnelle qu’ils ont développée à Long Island.
Hum. Hypocrisie quand tu nous tiens. Roy a perdu son poste au moment le plus inhumain possible, les Islanders ont raté les séries de toute façon et le Québécois n’a pas réussi à se replacer derrière un banc de la LNH depuis.
Comment Darche peut-il dire que Roy est encore son ami?
Tu ne traites pas un ami de cette façon. Darche a manqué de classe. Il devrait se garder une petite gêne sur sa fausse amitié avec l'homme qu'il a trahi.
Au lieu de faire le "frais" devant la caméra, il devrait appeler Roy pour savoir comment il va.
Des amis comme ça... je préfère mon pire ennemi...
Une chose est sûre: nous sommes avec Patrick Roy du plus profond de notre coeur.
Le Québec en entier est avec lui en ces temps difficiles.
