Perte de patience à Montréal: la saga Dylan Larkin tourne mal
Dylan Larkin. NHL.com

Perte de patience à Montréal: la saga Dylan Larkin tourne mal

David Garel
Le 2026-10-12

Les partisans du Canadien de Montréal commencent sérieusement à perdre patience dans le dossier Dylan Larkin.

Depuis plusieurs semaines, le nom du capitaine des Red Wings revient constamment dans les discussions, les rumeurs s’accumulent et Elliotte Friedman continue de laisser une porte entrouverte.

Pourtant, lorsqu’on regarde la situation de plus près, une question commence à s’imposer : pourquoi Montréal devrait-il continuer à courir après un joueur qu’il faudra peut-être convaincre de venir?

Samedi soir, les partisans du Canadien ont pourtant envoyé un message clair. Au lieu de réserver un accueil hostile à Larkin, plusieurs ont choisi de lui témoigner leur appréciation et de lui faire comprendre qu’il serait le bienvenu à Montréal.

On parle d’un joueur qui pourrait apporter beaucoup à l’équipe, notamment au centre, et Kent Hughes serait prêt à payer le prix pour tenter de l’obtenir. Malgré cet intérêt évident, rien ne garantit que Larkin souhaite réellement porter le chandail du Tricolore.

C’est là que les propos d’Elliotte Friedman deviennent frustrants.. Dans sa baladodiffusion 32 Thoughts, l’informateur a expliqué qu’il ne considérait pas une arrivée de Larkin à Montréal comme le scénario le plus probable, tout en refusant de fermer complètement la porte.

Tant qu’il n’aura pas entendu un refus définitif, il ne dira pas que cette possibilité est morte. En clair, Montréal demeure dans le portrait, mais personne ne devrait prendre cette ouverture comme une indication que Larkin est prêt à accepter une transaction à Montréal.

Le problème, c’est que les partisans commencent à être fatigués de cette histoire à répétition. À force de laisser planer la possibilité d’une arrivée à Montréal sans qu’on sache si le principal intéressé veut réellement y jouer, on finit par transformer une rumeur excitante en feuilleton interminable.

Friedman ne prétend pas que Larkin veut absolument rejoindre le Canadien, mais chaque nouvelle ouverture suffit à relancer les espoirs d’une partie des partisans.

L’informateur estime notamment que Montréal possède certains avantages par rapport à d’autres villes canadiennes. L’ambiance autour du Canadien, l’engouement des partisans et la présence de joueurs américains qui ont choisi de s’engager à long terme avec l’équipe peuvent contribuer à rendre la destination attrayante.

Cole Caufield et Lane Hutson ont signé à long terme, tandis que Chris Kreider a lui aussi choisi de poursuivre sa carrière à Montréal. Ce sont des exemples qui peuvent aider à vendre l’organisation.

Mais voilà : une bonne ambiance ne suffit pas nécessairement à convaincre un joueur qui hésite à venir. Le Canadien peut lui présenter son projet, lui parler de ses ambitions et lui démontrer qu’il est prêt à investir pour améliorer son équipe. Si Larkin ou son entourage ne sont pas convaincus, tous ces arguments risquent de ne mener nulle part.

Son entourage pro-Trump méprise le Canada, tout le monde le sait.

Il y a également une autre dimension qui complique le dossier. Friedman a souligné qu’un joueur pourrait craindre que la situation actuelle de Montréal lui pourrisse la vie au niveau mental.

Dans le cas de Larkin, cette question n’est pas banale. Il lui reste quatre années complètes de contrat après la saison actuelle. Accepter une transaction à Montréal signifierait donc s’engager dans un projet dont il devrait vivre les hauts et les bas pendant plusieurs années, surtour avec la meute de journalistes qui va être sur son dos si ça tourne mal.

Mais les partisans ont aussi le droit de se demander pourquoi le Canadien devrait déployer autant d’énergie pour séduire un joueur qui n’a pas clairement manifesté son désir de venir.

Montréal est une destination prestigieuse, le Centre Bell est l’un des endroits les plus passionnés de la LNH et les partisans viennent de démontrer qu’ils seraient prêts à accueillir Larkin à bras ouverts. Il n’est pas nécessaire de supplier un joueur pour lui faire comprendre qu’il pourrait avoir une place importante dans cette équipe.

Le Canadien doit vouloir Dylan Larkin, mais Larkin doit aussi vouloir le Canadien. Cette évidence semble parfois disparaître dans le tourbillon des rumeurs.

On parle des joueurs que Montréal serait prêt à sacrifier, des choix au repêchage qui pourraient être inclus et des offres que Kent Hughes pourrait déposer. Pourtant, avant de bâtir des scénarios de transaction, il faudrait surtout savoir si Larkin serait disposé à accepter cette destination.

Pour l’instant, Friedman n’a pas annoncé que le joueur avait changé d’idée. Il a simplement expliqué qu’il ne fallait pas exclure Montréal tant qu’un refus définitif n’avait pas été exprimé. C’est une nuance importante, même si elle risque de décevoir ceux qui espèrent voir le capitaine des Red Wings débarquer au Centre Bell.

Le Canadien a besoin d’améliorer son équipe, et un centre du calibre de Larkin pourrait représenter une acquisition majeure.

Mais il ne faudrait pas que cette poursuite devienne une obsession. Kent Hughes doit évaluer le prix demandé, les intentions du joueur et les autres possibilités sur le marché. Si Larkin ne veut pas venir, il faudra passer au prochain dossier plutôt que de perdre un temps précieux à tenter de convaincre quelqu’un qui n’est pas prêt à faire le saut.

Les partisans ont fait leur part en lui montrant qu’il serait accueilli chaleureusement à Montréal. La balle est maintenant dans le camp de Larkin. À un certain moment, il faudra autre chose qu’une porte entrouverte et des « on ne sait jamais » pour que cette histoire devienne réelle.

Le Québec est en train de perdre patience.