Pourparlers Montréal-Toronto: le DG des Maple Leafs envoie un message cinglant à Kent Hughes

Pourparlers Montréal-Toronto: le DG des Maple Leafs envoie un message cinglant à Kent Hughes

David Garel
Le 2026-06-19

La question n’est plus de savoir si le Canadien aime Matthew Knies.

La question est de savoir jusqu’où Kent Hughes est prêt à aller pour l’obtenir.

Depuis des mois, le nom de l’attaquant des Maple Leafs revient constamment dans les discussions entourant Montréal.

Plusieurs informateurs ont affirmé que le Canadien avait tenté un grand coup à la dernière date limite des transactions. Certains, dont Elliotte Friedman, sont même allés jusqu’à raconter qu’une entente (Zharovsky, Pickford et deux choix de 1re ronde) avait été complétée et que l'ex-DG Brad Treliving avait tout gâché en soumettant le courriel de la transaction trop tard.

Voilà que Darren Dreger vient complètement refroidir cette version des faits.

Selon lui, les rumeurs voulant qu’une transaction soit passée à quelques secondes d’être officialisée seraient largement exagérées. Dreger affirme que ses sources sont solides et que Montréal n’était pas aussi près de mettre la main sur Knies que plusieurs l’ont laissé entendre.

Ouch.

Quand deux versions aussi différentes circulent parmi les informateurs les plus branchés de la LNH, une chose devient évidente : personne à l’extérieur des bureaux de Kent Hughes et Brad Treliving ne connaît réellement toute l’histoire.

Par contre, Dreger a confirmé un détail qui risque de faire énormément jaser à Montréal.

Michael Hage était au cœur des discussions.

Et ça, c’est majeur.

Pendant des mois, le Canadien a traité Hage comme un joyau. Un futur centre top-6. Un espoir capable de devenir une pièce importante du projet. Même lorsque plusieurs équipes demandaient son nom dans différentes négociations, Kent Hughes refusait systématiquement d’ouvrir cette porte.

Mais aujourd’hui, le dossier Knies force une réflexion beaucoup plus difficile.

On parle d'un monstre power-forward qui pourrait tout changer pour le CH en séries.

C’est un ailier de puissance déjà établi dans la LNH. Un joueur capable de produire offensivement, de jouer physiquement, de protéger la rondelle et de survivre aux séries éliminatoires.

Le genre de géant que toutes les équipes recherchent et qui coûte très cher.

Voilà pourquoi Toronto ne veut rien savoir d’une offre construite autour d’Alexander Zharovsky, et de choix au repêchage, même si on rajoute un espoir surestimé comme Bryce Pickford.

Le DG torontois, John Chayka, envoie un message cinglant: les Leafs veulent du concret.

Ils veulent un actif élite.

Ils veulent Michael Hage.

La décision de toute une reconstruction est en train de se jouer.

Est-ce que tu échanges un espoir qui n’a jamais joué un seul match dans la LNH pour obtenir immédiatement un joueur de premier plan âgé de seulement 23 ans?

Ou est-ce que tu conserves Hage en espérant qu’il devienne éventuellement ce que Knies est déjà aujourd’hui?

La réponse n’est pas simple.

Surtout depuis la décision de Hage de retourner à l’Université du Michigan.

Montréal croyait peut-être le voir faire le saut chez les professionnels plus rapidement. Finalement, son arrivée dans l’organisation a été repoussée.

C'est très rare de voir un joueur de premier plan retourner pour une 3e année d'université. Selon plusieurs recruteurs, il y a quelque chose quI s'est brisé entre Hage et l'organisation depuis cette désision du jeune.

Kent Hughes et Jeff Gorton ont vraiment été refroidis par le jugement de Hage, qui a privilégié le "cash" de la NCAA, car les dirigeants du CH ne pouvaient lui garantir une place à Montréal.

500 000 dollars dans le luxe de l'université du Michigan ou 80 000 dollars à Laval?

Hage a fait son choix... et mis en péril son avenir à Montréal?

Pendant ce temps, Knies continue de produire dans la meilleure ligue au monde.

Chaque saison qui passe réduit l’écart entre le présent et le futur. Montréal est prêt à gagner sur-le-champ.

Kent Hughes adore bâtir par le développement.

Mais il sait aussi que la fenêtre ouverte peut vise se refermer. Parlez-en aux Rangers et aux Oilers.

À un certain moment, les paris sur l’avenir doivent parfois laisser place aux certitudes.

Et parmi tous les jeunes attaquants potentiellement disponibles dans la LNH, Matthew Knies représente probablement l’une des plus belles certitudes accessibles pour la guerre des sérires.

La réalité est peut-être plus simple qu’on le pense.

Si Toronto exige Michael Hage, il faudra décider si le Canadien préfère le rêve… ou la réalité.

Le rêve, c’est ce que Hage pourrait devenir.

La réalité, c’est ce que Knies est déjà.

Cette décision pourrait définir les prochaines années du Canadien de Montréal.