Propos inacceptables: c'est terminé entre Jakub Dobes et les partisans des Canadiens de Montréal
Jakub Dobes. Capture d'écran-youtube

Propos inacceptables: c'est terminé entre Jakub Dobes et les partisans des Canadiens de Montréal

David Garel
Le 2026-10-22

Jakub Dobeš vient de trouver une nouvelle façon de mettre les partisans du Canadien de Montréal en furie.

Après avoir pris une pénalité complètement inutile en prolongation, une pénalité qui a contribué à faire basculer le match et à coûter de précieux points à son équipe, le gardien refuse maintenant de reconnaître qu’il a commis une erreur. Oui, vous avez bien lu.

Le jeune gardien est allé devant les médias et a expliqué qu’il ne considérait même pas son geste comme une erreur.

Il faut le faire.

Voici ce que Dobeš a déclaré lorsqu’on lui a demandé comment il se sentait après cette séquence :

« Je ne qualifierais pas ça d’erreur. C’est malheureux, évidemment. Je ne veux pas prendre une pénalité en prolongation, mais, dans cette situation, j’avais l’impression que nous étions sous pression, que quelques joueurs changeaient et que certains étaient fatigués. Mon instinct m’a dit que je devais essayer d’aider l’équipe. Malheureusement, ça nous a coûté cher. »

« J’avais l’impression que le jeu que j’essayais de faire allait aider l’équipe. Malheureusement, ça n’a pas fonctionné. Je ne qualifierais donc pas ça d’erreur, mais c’est comme ça. »

Pardon?

C’est donc ça, la réponse de Jakub Dobeš après une pénalité égoïste en prolongation? Au lieu de reconnaître qu’il a mal évalué la situation, qu’il a pris une décision qui n’avait pas sa place à ce moment du match et qu’il a placé ses coéquipiers dans une position extrêmement difficile, le gardien préfère expliquer que son intention était d’aider l’équipe.

À voir la réaction des fans sur les réseaux sociaux, on peut affirme sans se tromper que leur relation avec le gardien est brisée à jamais.

Les fans ne demandent pas au gardien de s’humilier devant les journalistes. On lui demande d’assumer ses responsabilités.

Le journaliste lui a ensuite demandé s’il avait été difficile de tourner la page après cette fin de match et de revenir devant les médias pour en parler. Dobeš a répondu en mettant l’accent sur sa propre performance et sur les lacunes collectives du Canadien.

« Évidemment, je voulais aller chercher les deux points, mais, de mon point de vue, j’ai disputé un assez bon match et j’ai donné à l’équipe une chance de gagner. Nous devons être meilleurs en fin de rencontre, collectivement. Nous devons connaître une meilleure troisième période. Il faut éviter de prendre des pénalités. Nous allons apprendre de cette expérience. C’est bien que ce soit arrivé tôt dans la saison. Espérons que ça ne se produira pas vers la fin de la saison ou pendant les séries éliminatoires. »

Encore une fois, il y a une différence entre expliquer les problèmes d’une équipe et éviter de regarder sa propre responsabilité en face.

Lorsqu’on lui pose une question sur SA pénalité, on s’attend à ce qu’il parle de SA pénalité. Pas qu’il se réfugie derrière la performance collective pour diluer sa propre responsabilité.

Il affirme avoir donné une chance à son équipe de gagner. Cela ne change absolument rien au fait qu’une décision prise au mauvais moment a tout gâché.

Ce qui dérange, ce n’est donc pas seulement la pénalité. C’est le refus de reconnaître clairement qu’il a mal évalué la situation.

Dobeš aurait pu désamorcer la controverse en quelques secondes. Il aurait pu dire qu’il voulait aider, qu’il avait pris une mauvaise décision et qu’il ferait mieux la prochaine fois.

À la place, il s’accroche à son argument : ce n’était pas une erreur, puisque son intention était bonne.

C’est précisément ce raisonnement qui fait grincer des dents.

À Montréal, porter le chandail du Canadien signifie accepter une pression immense. Les joueurs sont scrutés, critiqués et interrogés après les défaites. C’est le prix à payer lorsqu’on évolue pour l’une des équipes les plus suivies de la Ligue nationale.

Il a poussé l'insulte à l'injure en affirmant que s'il ne s'était pas présenté face aux médias après la défaite, c'est parce qu'il devai faire du vélo stationnaire.

Personne ne demande à Dobeš d’être parfait. Les gardiens commettent des erreurs. Les joueurs prennent des pénalités stupides. Les matchs se perdent sur des décisions mal exécutées. Cela fait partie du sport professionnel.

Mais qu'il ne nous prenne pas pour des imbéciles.

Les partisans veulent voir des joueurs capables de se regarder dans le miroir, d’assumer leurs responsabilités et de montrer qu’ils ont compris ce qui n’a pas fonctionné. Ils ne veulent pas entendre un gardien leur expliquer qu’il ne considère pas son geste comme une erreur parce qu’il croyait agir pour le bien de l’équipe.

Dobeš aurait pu faire preuve de maturité. Il aurait pu montrer qu’il avait compris la gravité du moment et qu’il regrettait sa décision. Au lieu de cela, ses paroles donnent l’impression qu’il cherche davantage à défendre son geste qu’à comprendre pourquoi il a provoqué autant de frustration.

Et ce n’est pas la première fois que son comportement fait parler de lui. Son tempérament émotif a déjà été discuté publiquement, tout comme sa capacité à garder son calme dans les moments difficiles.

Sans parler de son été où il a fait la fête sans lendemain... et sans s'entrainer...

Le Canadien n’a pas besoin d’un gardien arrogant qui prétend ne jamais se tromper. Il a besoin d’un gardien capable d’apprendre de ses erreurs, de rebondir après une mauvaise performance et de gagner la confiance de ses coéquipiers.

Et de boire de l'eau au lieu de l'autre boisson

La confiance ne se construit pas uniquement avec des arrêts. Elle se construit aussi dans les moments difficiles, lorsqu’un joueur accepte de prendre ses responsabilités au lieu de chercher une justification à tout prix.

Dobeš a conclu en expliquant qu’il travaillait pour retrouver ses sensations après avoir bien joué lors de sa dernière sortie.

« Je travaille là-dessus. Je me sentais vraiment bien lors du dernier match. J’essaie de bâtir sur cette performance et de conserver cet élan. J’espère que, lors de mon prochain départ, je réussirai à gagner. »

C’est une réponse qui va lui coller à la peau, surtout s’il continue à s'effondrer devant le filet.

À 5,36 M$ par année, on attend du sang-froid, de la maturité et la capacité d’assumer ses responsabilités lorsque les choses tournent mal.

Pour l’instant, Dobeš a abandonné les partisans.

Et après cette sortie, il ne peut pas s’étonner d'être abandonné par eux.

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