Jacob Fowler a vraiment remis à sa place Patrick Lalime.
Ouch.
Et Lalime le mérite après ses propos déplacés.
Il y a quelques semaines, le jeune gardien était renvoyé à Laval, il exprimait publiquement sa déception et Patrick Lalime lui tombait dessus en lui reprochant son attitude.
Aujourd’hui, Fowler enchaîne les performances qui font saliver les partisans du Canadien de Montréal, il dégage une confiance absolument remarquable et il donne l’impression d’avoir déjà compris des choses que plusieurs gardiens mettent des années à maîtriser.
Pendant ce temps, voilà que Marc Denis, le rival de Lalime à RDS, vient nous expliquer qu’il faudrait ralentir nos ardeurs.
C'est rare, mais @MarcDenis_RDS a été obligé de se fâcher pour calmer les ardeurs des gens avec Jacob Fowler. La patience est de mise selon lui et c'est ce qu'il explique à @bruno_gervais27 et @martybiron43 lors du 5e épisode de son balado LA GAME DANS LA GAME. L'épisode complet, incluant une discussion avec Jocelyn Thibault, se trouve sur notre chaîne YouTube. ⬇️⬇️⬇️ https://t.co/Z5y7qwkF5s
— RDS (@RDSca) October 26, 2026
Sérieusement, qu’est-ce qu’ils ont, les mononcles, avec notre excitation devant Jacob Fowler?
Revenons d’abord à Patrick Lalime, parce que son cas mérite qu’on s’y attarde. Lorsque Fowler a appris qu’il devait retourner à Laval après le camp d’entraînement, le jeune gardien n’a pas caché sa déception.
Il croyait avoir fait suffisamment pour mériter sa place à Montréal. Il estimait que son camp justifiait une autre décision. Il a exprimé son désaccord avec la direction, sans insulter ses dirigeants ni déclencher une guerre ouverte avec l’organisation.
« Évidemment, je n’étais pas heureux de la conversation que nous avons eue avec la direction. Je pense que j’en avais fait assez pour mériter ma place dans l’équipe, mais apparemment, ce n’est pas le cas. »
Pour Lalime, cette réaction était de trop. L’ancien gardien lui reprochait essentiellement d’avoir fait passer ses intérêts personnels avant ceux de l’équipe.
Il remettait en question son attitude et sa façon de réagir à une décision difficile. En gros, Fowler devait accepter son sort, baisser la tête et retourner à Laval sans faire de vagues.
Mais depuis quand un jeune joueur qui veut jouer dans la Ligue nationale doit-il se contenter de sourire lorsqu’il croit avoir mérité sa place?
Depuis quand un gardien ambitieux devient-il égoïste simplement parce qu’il est déçu de ne pas obtenir la promotion qu’il espérait? On parle d’un compétiteur qui voulait rester dans la meilleure ligue au monde. Pas d’un joueur qui refusait de se présenter au travail.
Le plus ridicule, c’est que Fowler n’a pas répondu à ses critiques avec une déclaration incendiaire. Il a répondu avec ses performances.
Le jeune Américain a continué de travailler, il a saisi les occasions qui se sont présentées et il a fini par s’imposer dans la conversation pour le trophée Calder.
Son calme, sa lecture du jeu, son positionnement et sa capacité à ne pas paniquer devant les situations dangereuses ont impressionné les amateurs. Ses coéquipiers ont également souligné son sang-froid et la confiance qu’il communique devant le filet.
Fowler n’est plus simplement un espoir intéressant dont on attend patiemment le développement. Il est le roi du Québec. Et surtout, le gardien numéro un du Canadien de Montréal.
Marc Denis vient maintenant gâcher le party. Selon lui, il faut attendre avant de lui coller cette étiquette. Il a rappelé que les amateurs avaient déjà été emballés par les performances de Jakub Dobes et qu’il fallait éviter de tirer des conclusions trop rapidement.
Pourquoi faut-il toujours que certains experts donnent l’impression que les partisans commettent un crime lorsqu’ils s’enthousiasment pour un jeune joueur?
On a le droit d’être emballés. On a le droit de regarder Fowler jouer et de se dire qu’il possède quelque chose de spécial.
C’est de l’enthousiasme. C’est ce qui fait vivre le hockey à Montréal.
Le cas de Patrick Lalime rend cette prudence encore plus difficile à avaler. Quand Fowler a manifesté sa frustration après avoir été renvoyé à Laval, on s’est empressé de questionner son attitude.
De quel droit peut-il le traiter d'égoïste?
Aujourd’hui, ce même jeune gardien affiche une maturité remarquable devant le filet. Il ne se laisse pas déstabiliser, il inspire confiance et il donne à ses coéquipiers des raisons de croire qu’ils peuvent gagner lorsqu’il est devant la cage.
Alors, qu’est-ce qu’on fait? On continue de chercher ce qui ne va pas dans son comportement ou on reconnaît qu’un jeune joueur peut être frustré par une décision de gestion tout en possédant les qualités nécessaires pour devenir un gardien de premier plan?
On a vu le Canadien chercher désespérément de la stabilité devant le filet. On a vu les débats interminables autour de Samuel Montembeault et de Jakub Dobes. On a vu des partisans se demander si l’organisation possédait réellement un gardien capable de s’imposer durablement.
Puis Fowler est arrivé et il a commencé à donner des réponses.
Messieurs, laissez-nous donc nous exciter un peu!
Pour une fois qu’un jeune joueur nous donne autant de raisons de rêver, on peut-tu le faire sans se faire taper sur les doigts?
Oh que les mononcles nous énervent parfois.
Il est temps que RDS et TVA Sports se rajeunissent. Le Québec semble fatigué des "has been".
