Nikita Kucherov à Montréal: Mikhail Sergachev ouvre la porte
Nikita Kucherov. Icon Sportsw

Nikita Kucherov à Montréal: Mikhail Sergachev ouvre la porte

David Garel
Le 2026-10-26

Nikita Kucherov à Montréal?

L’idée fait rêver, mais elle soulève aussi une question incontournable : à 33 ans, combien de saisons reste-t-il à l’une des plus grandes machines offensives de la LNH?

Si certains dirigeants hésitent devant l’âge du Russe et le contrat gigantesque qu’il pourrait réclamer, Mikhail Sergachev vient de rappeler un détail qui pourrait changer la perception de son ancien coéquipier chez les fans du CH qui le trouvent trop vieux.

Kucherov ne se contente pas de posséder un talent exceptionnel. Il travaille comme un obsédé pour le conserver.

Sergachev, qui a passé sept saisons aux côtés de Kucherov à Tampa Bay, connaît mieux que personne les habitudes du numéro 86.

Son témoignage en dit long sur les raisons pour lesquelles le Russe continue de dominer, même après avoir franchi la trentaine.

Et pour une équipe comme le Canadien de Montréal, qui cherche à accélérer sa progression et à donner à Ivan Demidov les meilleurs outils possibles pour devenir une superstar, ce genre de détail mérite qu’on s’y attarde.

« Il prend soin de son intelligence du jeu. Il travaille sur son jeu, regarde des séquences vidéo. Il est presque fatigant avec ça. Nous pouvions être dans l’avion après un match à Los Angeles, un vol de quatre heures et demie, et il regardait des vidéos pendant les quatre heures et demie. Il étudiait le jeu sans arrêt. Ça en dit long. »

Sergachev ne s’est pas arrêté là. Selon lui, Kucherov porte également une attention particulière aux petits détails sur la glace. Son niveau d’exigence et sa volonté de gagner finissent par contaminer tout le vestiaire.

« Sur la glace, il fait aussi attention aux petits détails. Mais sa détermination pousse tout le monde à se dépasser dans cette équipe de Tampa Bay. C’est un très bon joueur, évidemment, et c’est aussi un de mes bons amis. »

Voilà pourquoi Kucherov est une priorité pour Kent Hughes l’été prochain selon le journaliste Jeff Marek.

On ne parle pas simplement d’un joueur qui a accumulé les points pendant des années et qui espère prolonger sa carrière grâce à son talent naturel.

On parle d’un attaquant qui étudie le hockey pendant des heures, qui analyse ses propres performances et qui cherche constamment à améliorer son jeu.

Le parfait soldat pour Martin St-Louis.

À 33 ans, Kucherov n’est pas uniquement porté par ses mains extraordinaires. Il continue de nourrir son intelligence du jeu, une qualité qui ne disparaît pas du jour au lendemain avec l’âge.

Le Canadien aurait donc de bonnes raisons de ne pas paniquer devant son passeport russe ou son âge. Les contrats à long terme accordés aux vedettes dans la trentaine comportent toujours des risques, particulièrement lorsqu’on parle d’un salaire annuel qui pourrait atteindre des sommets vertigineux.

Personne ne peut garantir que Kucherov produira au même rythme à 37, 38 ou 39 ans. Mais son approche du métier donne au moins des raisons de croire qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour rester dominant le plus longtemps possible.

Kucherov touche actuellement 9,5 millions de dollars par saison et son entente doit prendre fin après la campagne 2026-2027.

Son avenir à Tampa Bay alimente les spéculations, alors que le Lightning n’a pas l’argent ou l’espace sur la masse salariale pour le payer.

Le Canadien, de son côté, dispose d’une marge de manœuvre qui lui permet d’envisager ce scénario de fou. (près de 30 millions de dollars disponibles l’été prochain).

Jeff Marek, l’ancien journaliste de Sportsnet, semble persuadé de son scénario le plus explosif dans son balado The Sheet.

Marek a expliqué que selon ses informations, Nikita Kucherov avait d’énormes chances de débarquer à Montréal dès le 1er juillet 2027 si les négociations avec Tampa Bay échouaient.

Selon ce scénario, le Canadien va profiter de sa marge de manœuvre sous le plafond salarial, évaluée à environ 29 millions de dollars, pour tenter de convaincre l’attaquant russe de signer un contrat historique.

Le chiffre évoqué donne le vertige : six ans à 20 millions de dollars par saison, soit une entente totale de 120 millions.

Ivan Demidov rêve éveillé. Le jeune attaquant du Tricolore admire le jeu de Kucherov et partage avec lui plusieurs caractéristiques offensives : la créativité, la vision, les mains et cette capacité à anticiper les déplacements avant même que les autres joueurs aient compris ce qui se prépare.

Imaginer les deux Russes dans le même vestiaire est une chose. Les voir travailler ensemble, échanger sur le jeu et éventuellement se retrouver sur le même trio en est une autre.

Demidov va apprendre énormément en côtoyant quotidiennement un joueur de cette trempe.

Avec Alexander Zharovsky qui pourrait débarquer au printemps prochain, la clique russe serait explosive à Montréal.

Sergachev a entendu les rumeurs envoyant son ami avec son ancienne équipe. Ses propos rajoutent de l’huile sur le feu de cette énorme rumeur à Montréal.

L’histoire serait d’autant plus savoureuse que Kucherov a longtemps été hué au Centre Bell.

Après la conquête de la Coupe Stanley en 2021, Nikita Kucherov avait ridiculisé les amateurs montréalais en leur reprochant d’avoir célébré leur victoire en finale comme s’ils avaient déjà remporté le championnat.

Ses commentaires avaient provoqué une véritable tempête au Québec et, depuis, le Russe est devenu l’un des joueurs les plus détestés lorsqu’il met les pieds au Centre Bell.

Mais à Montréal, la haine sportive se transforme en amour à une vitesse folle lorsqu’un joueur possède un talent aussi exceptionnel.

Si Kucherov débarquait avec le chandail du Canadien et se mettait à distribuer les buts et les passes à Demidov à un rythme de 100 ou 120 points par saison, il deviendrait un héros.

Le voir débarquer avec le chandail du Canadien serait le rêve ultime.

Mikhail Sergachev vient d’enflammer le Québec en entier.