Kent Hughes doit prendre son téléphone. Le prix demandé pour Ivan Miroshnichenko est dévoilé, et le Canadien de Montréal aurait une occasion intéressante de mettre la main sur un attaquant russe de 22 ans au talent brut certain sans sacrifier ses meilleurs espoirs.
Selon Elliotte Friedman, la transaction d’Egor Chinakhov entre Columbus et Pittsburgh pourrait servir de référence dans les négociations.
Chinakhov a été échangé contre un choix de deuxième tour, un choix de troisième tour et l’attaquant Danton Heinen.
Washington va devoir se contenter d’un retour beaucoup moins spectaculaire que celui qu’on associe habituellement à un ancien choix de première ronde.
Pour Montréal, qui cherche désespérément à ajouter du talent à son attaque, c’est exactement le genre de dossier qu’il faut surveiller.
Le nom de Miroshnichenko circule de plus en plus dans les rumeurs de transaction parce que les Capitals lui ont permis de discuter avec d’autres équipes.
Sélectionné au 20e rang du repêchage de 2022, le Russe possède un gabarit intéressant, mesure six pieds un pouce et pèse environ 205 livres.
Il est capable de frapper comme un train. Tout le monde se souvient se sa mise en échec dévastatrice contre Juraj Slafkovsky:
Ivan Miroshnichenko lays a big hit on Juraj Slafkovsky in open ice and the Habs took exception 😳 https://t.co/iKh1fKnJMZ
— Gino Hard (@GinoHard_) October 15, 2026
Il peut évoluer à l’aile et possède également des qualités qui lui permettraient de dépanner au centre. Pourtant, malgré son potentiel, il n’arrive pas à obtenir une place régulière dans l’alignement de Washington.
Le problème n’est pas nécessairement son talent, mais plutôt le manque d’occasions de se faire valoir dans une organisation qui dispose déjà de plusieurs attaquants.
Miroshnichenko a inscrit 14 points en 55 matchs dans la LNH, dont six buts et huit passes. Ce ne sont pas des statistiques qui permettent de le présenter comme une vedette établie.

En revanche, son rendement dans la Ligue américaine est beaucoup plus intéressant. Avec les Bears de Hershey, il a accumulé 101 points en 141 rencontres et contribué au parcours victorieux de l’équipe en séries éliminatoires de 2024. (Coupe Calder).
Il a donc déjà démontré qu’il pouvait produire lorsqu’on lui confie un rôle offensif régulier. À seulement 22 ans, il possède encore du temps pour progresser, à condition de trouver une organisation prête à lui donner une véritable chance.
Kent Hughes n’a pas besoin d’acquérir un joueur qui a déjà tout prouvé pour améliorer son attaque. Surtout que le DG est cheap comme tout sur le marché des transactions.
Payer des peanuts pour miser sur un jeune joueur dont la progression a été ralentie par les circonstances et qui pourrait bénéficier d’un changement d’environnement, c'est du génie.
Miroshnichenko représente une option abordable pour ajouter de la profondeur offensive, surtout si Washington accepte de négocier à partir d’un prix comparable à celui obtenu par Columbus dans le dossier Chinakhov.
Le contrat du Russe constitue également un élément intéressant. Son salaire annuel moyen est de seulement 925 000 $, ce qui permettrait au Canadien de l’intégrer sans bouleverser sa structure salariale.
Montréal pourrait donc tenter une acquisition à faible risque financier, tout en conservant ses meilleurs espoirs et ses choix les plus précieux.
Dans un marché où les attaquants capables de contribuer offensivement coûtent souvent très cher, cette possibilité devient la priorité de Kent Hughes.
Le besoin est d’autant plus évident que Chris Kreider ne répond pas aux attentes depuis son arrivée à Montréal. Le vétéran devait apporter de la puissance, de l’expérience et une présence devant le filet adverse. Or, son début de saison est difficile.
Avec un seul but et trois mentions d’aide en 11 matchs, il n’offre pas la production offensive espérée, et ses statistiques avancées indiquent également que son trio éprouve des difficultés à générer des occasions de qualité.
À 35 ans, Kreider est fini à la corde... et le Canadien ne peut pas attendre indéfiniment qu’il retrouve son rythme.
La situation devient troublante lorsque Kreider est associé à Alex Newhook et Josh Anderson. Le trio a connu quelques bons moments, mais la production s’est rapidement effondrée. Les trois attaquants ont été blanchis lors de leurs quatre dernières sorties et ont également connu des difficultés sur le plan de la possession.
Martin St-Louis doit trouver une façon de relancer cette unité, mais il ne peut pas simplement compter sur un réveil spontané de Kreider pour régler tous les problèmes offensifs du Canadien.
Les discussions autour de Kreider sont devenues toxiques. Les attentes étaient élevées, même si son contrat d’un an limite le risque financier pour l’organisation.
Montréal réalise à quel point il n'est plus capable de suivre le rythme.
C’est dans ce contexte qu’un joueur comme Miroshnichenko peut devenir une bombe. Après tout, il est un ailier gauche comme Kreider.
Le lien avec Ivan Demidov rend également le scénario séduisant. Les deux joueurs sont représentés par le même agent, Dan Milstein, et Miroshnichenko pourrait retrouver à Montréal un environnement où plusieurs jeunes joueurs russes sont en train de se développer.
Alexander Zharovsky pourrait rejoindre l'équipe dès le printemps prochainm Bogdan Konyuchkov va déménager en Amérique du Nord la saison prochaine, sans oublier Gleb Pugachyov, même si le Tom Wilson des pauvres déçoit jusqu'à maintenant.
Imaginez un instant que le Canadien réussisse à obtenir Miroshnichenko pour un choix de deuxième tour et de troisième tour.
Des peanuts pour obtenir le chum d'Ivan Demidov. Les deux jeunes se connaissent très bien selon nos informations.
Le directeur du recrutement, Nick Bobrov, pousse fort pour que Kent Hughes transige avec les Caps.
Oui... c'est un "no-brainer".
