Punition d'Arber Xhekaj: un affront public devant sa famille
Martin St-Louis et Arber Xhekaj. Instagram

Punition d'Arber Xhekaj: un affront public devant sa famille

David Garel
Le 2026-10-26

Arber Xhekaj vient de comprendre que sa place dans l’alignement du Canadien de Montréal demeure beaucoup plus fragile qu’il le croyait.

Dimanche soir, pendant que Jacob Fowler volait la vedette en remportant une victoire de 2 à 1 contre les Jets de Winnipeg lors de la Classique héritage, le défenseur costaud du Tricolore vivait un véritable cauchemar.

Dix minutes et 18 secondes de temps de jeu, deux présences pendant la 3e période, et surtout, cette impression désagréable d’être redevenu un joueur dont Martin St-Louis ne sait plus trop quoi faire.

De retour dans la niche du coach. Fowler célébrait une soirée mémorable, ses coéquipiers se réjouissaient de sa performance, mais Xhekaj, lui, se retrouvait encore une fois dans une position horrible.

Le Canadien venait de gagner, mais pour le Shérif, cette rencontre ressemblait davantage à une punition qu’à une célébration.

Le plus cinglant, c’est la réaction de Martin St-Louis après la rencontre. Lorsque Patrick Friolet (RDS) lui a demandé si Xhekaj était blessé pour expliquer son utilisation limitée, l’entraîneur-chef a répondu que son défenseur était correct.

La réaction de Martin St-Louis en disait long. L’entraîneur-chef du Canadien a répondu sèchement. Mais il faut voir la séquence. Le regard de St-Louis, son expression fermée, le feu dans les yeux et cette façon de couper court à la question donnaient l’impression qu’il n’avait absolument pas envie d’en dire davantage.

Voici l'extrait vidéo qui va donner des sueurs froides au shérif et toute sa famille:

L'entraîneur voulait envoyer un message sans avoir à le formuler devant les caméras. La vidéo parle d’elle-même, et la réaction de St-Louis enrage déjà les amoureux du shérif.

Pourquoi un défenseur qui avait récemment donné des signes encourageants se retrouve-t-il encore dans une situation où chaque présence paraît compter double?

Clairement, le pauvre a encore été puni par le coach.

Imaginez un peu la scène. Les parents d’Arber Xhekaj sont présents, sa conjointe est dans les gradins, sa sœur est là, toute sa famille s’est déplacée pour le voir vivre un moment spécial dans sa carrière, lors d’une Classique héritage disputée à l’extérieur, dans le froid de Winnipeg.

Ce n'est pas pour rien que les caméras ont capté le pauvre Xhekaj totalement perdu dans ses pensées, pendant les célébrations et les sourires autour de Jacob Fowler.

Humainement, il y a quelque chose de cruel dans cette situation. Sa famille était là pour partager un grand moment avec lui, et Arber a plutôt vécu un cauchemar, à regarder les autres jouer pendant que le froid l'attaquait sur le banc et lui rappelait à quel point sa place demeure précaire.

Depuis plusieurs semaines, Xhekaj essaie de démontrer qu’il peut être davantage qu’un défenseur physique utilisé comme un plombier de bas étage.

Chaque fois qu’il semble avoir gagné un peu de terrain, il se retrouve puni par le coach.

La présence d’Adam Engström dans l’équation ajoute une autre dimension au dossier. Le jeune défenseur offre un profil différent, et St-Louis préfère ses qualités de mobilité et de relance.

Xhekaj risque de se retrouver derrière lui dans la hiérarchie très bientôt. Si ce n'etait que de St-Louis, c'est Xhekaj qui serait dans les gradins, mais le coach ne veut pas enflammer le débat dans les médias.

Il sait à quel point le shérif est populaire et ne veut pas se mettre les fans à dos.

La situation devient encore plus terrible lorsqu’on regarde ce qui s’est passé chez les frères Xhekaj. Florian a terminé la rencontre avec 10 minutes et 17 secondes de temps de jeu, soit une seconde de moins que son frère Arber.

Les deux ont donc été les joueurs les moins utilisés de la soirée.

Ouch.

Au moins, Florian a l'excuse d'être une recrue qui vient de revenir de blessure.

Arber, lui, est traité comme un moins que rien par son coach depuis toujours.

Les deux hommes sont condamnés à ne jamais s’entendre.

L'avenir du shérif n'est pas à Montréal. C'était écrit dans le ciel froid de Winnipeg hier soir.