Le cauchemar de Brendan Gallagher est en train de recommencer.
Pendant qu’on parle énormément de Jakub Dobeš le héros, Alex Newhook en feu, la rédemption de Kirby Dach ou de Lane Hutson le meilleur joueur de la LNH en ce moment, un autre joueur a peut-être discrètement changé quelque chose d’important dimanche soir au Centre Bell.
Joseph Veleno a joué tout un match. Au point d'être nommé joueur du match par le vestiaire du CH. Il était très ému:
Et une victoire pour toutes les mamans des Canadiens
— x - Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) May 11, 2026
Now that’s a Mother’s Day win#GoHabsGo pic.twitter.com/2wTSy9T7t4
Comment ce gars-là a-t-il pu rester aussi longtemps hors de l’alignement?
Après avoir regardé tout le premier tour des gradins, Veleno a débarqué en 2e ronde en jouant comme un train et a débarqué dans un environnement complètement électrique… sans jamais avoir l’air nerveux une seule seconde.
Surtout hier, alors que le Montréalais était galvanisé de jouer chez lui pendant les séries.
Sa première série après 6 ans dans la LNH... chez lui... devant les siens...

Normal qu'il était en feu.
Il frappait tout ce qui bougeait.
Il était rapide.
Impliqué physiquement.
Responsable défensivement.
Présent sur l’échec avant.
Il a terminé la rencontre avec cinq mises en échec et a donné exactement le genre de minutes qu’un entraîneur adore en séries éliminatoires.
Martin St-Louis l’a même souligné après le match.
« Joe, je trouve qu’il donne des bonnes minutes. Ce n’est pas facile de réembarquer là-dedans. Je pense que sa première présence à Buffalo, deux mises en échec, ça l’a mis dans la série et il n'a jamais regardé en arrière. Son patin nous aide beaucoup. Hier, il a été extraordinaire. »
Sur le but de Zachary Bolduc, Veleno fait une grosse partie du travail. Il est impliqué, récupère une rondelle importante, lit bien le jeu et aide à créer une séquence offensive qui change complètement le momentum.
Ce n’était pas du hockey passif.
C’était du hockey de séries.
Du vrai.
Ce genre de performance devient rapidement un problème pour un vétéran qui est déjà au fond du trou.
Le nom de Brendan Gallagher commence à faire jaser à nouveau... pour les mauvaises raisons.
Le pauvre pensait qu'en marquant un but contre Tampa Bay qu'il allait être protégé par la suite. Mais Gally n'avance plus. Son corps est magané. Les Sabres sont trop rapides pour lui. Il doit l'accepter. Il se ferait manger tout rond sur la glace.
Évidemment, il reste un leader important dans ce vestiaire. Son cœur, son expérience et son identité de guerrier ne sont pas remis en question.
Mais le hockey reste cruel.
Quand un plus jeune débarque avec des jambes plus rapides, du papier sablé, du physique et une énergie qui semble mieux cadrer avec le rythme d’une série contre une équipe rapide et robuste comme Buffalo, les questions commencent naturellement à se poser à nouveau: Gallagher ne jouera plus un seul match avec le Canadien de Montréal? La question mérite d'être posée.
Surtout avec ce qui s’en vient.
Le Canadien vient officiellement de rappeler ses Black Aces : David Reinbacher, Adam Engström, Owen Beck et Florian Xhekaj rejoignent maintenant l’entourage du grand club.

Même si aucun d’eux ne devrait jouer, ça envoie quand même un message.
Les jeunes arrivent.
Encore.
Et ça pousse.
Veleno a tassé le vieux et lent Gallaghe pour de bon : un joueur plus jeune, plus mobile, plus adapté au tempo actuel du Canadien.
Pour Gallagher, qui voit déjà des Owen Beck, Florian Xhekaj et d’autres jeunes pousser derrière, ça devient impossible d’ignorer une réalité inconfortable : les places deviennent de plus en plus difficiles à protéger en vue de la saison prochaine.
Et dans une Ligue nationale où chaque été apporte son lot de décisions difficiles, ça risque d’alimenter encore davantage les discussions autour de son avenir.
Le dossier devient franchement inconfortable Gally, sa femme, sa famille et ses proches.
Kent Hughes devra sérieusement regarder toutes les options cet été, même celles qui semblaient impensables il y a encore un an.
Un échange est impossible avec un salaire de 6,5 millions de dollars et l’usure visible du joueur. Personne n'en veut et même lui ne veut pas quitter sa femme et sa petie fille pour aller jouer une saison ailleurs.
Une mise de côté permanente sans le racheter? Difficile avec un vétéran aussi respecté dans le vestiaire. Surtout que ça ca crée un malaise.
Donc, ça sent le rachat à plein nez.
Si le Canadien allait dans cette direction dès cet été, Gallagher toucherait environ 67 % de son salaire réel restant. Mais surtout, Montréal obtiendrait un allègement salarial immédiat important : environ 2,67 millions de dollars d’espace supplémentaire dès 2026-2027, avant d’absorber une pénalité plus modeste de 1,33 million l’année suivante, alors que le contrat serait normalement terminé.
Ce n’est pas un miracle financier.
Mais dans un été où Kent Hughes pourrait chercher un gros centre, devoir gérer les contrats de Zachary Bolduc, Alex Newhook, Kirby Dach et compagnie, tout en continuant à bâtir autour de Nick Suzuki, Ivan Demidov, Cole Caufield, Juraj Slafkovský et Lane Hutson, chaque dollar commence à compter.
Même si personne ne veut voir Brendan Gallagher quitter Montréal de cette façon… le rachat est devenu inévitable...
