Rejet public à Anaheim: la réputation de David Reinbacher en chute libre

Rejet public à Anaheim: la réputation de David Reinbacher en chute libre

David Garel
Le 2026-06-17

Depuis l'été 2023, les partisans du Canadien ont entendu la même chose.

David Reinbacher allait devenir un défenseur droitier de premier plan.

Un joueur capable d’affronter les meilleurs trios adverses.

Un pilier pour la prochaine décennie.

Un espoir suffisamment prometteur pour justifier une sélection devant plusieurs attaquants vedettes lors du repêchage.

Tous les arguments étaient bons pour calmer les partisans des Canadiens de Montréal qui étaient en furie que le CH n'ait pas sélectionné Matvei Michkov ou Ryan Leonard.

Aujourd’hui, une réalité beaucoup cinglante commence à s’imposer, alors que le CH tente par tous les moyens d'obtenir Mason McTavish.

Selon les informations qui circulent, les Ducks d’Anaheim sont à la recherche d’un défenseur droitier top-4 capable les aider immédiatement.

Le DG Pat Verbeek ne veut rien savoir d'un projet, d'un espoir ou d'un joueur qui pourrait éventuellement devenir un défenseur top-4.

La nuance est importante.

Elle est même au cœur du dossier.

Les Ducks se préparent à tourner une page importante à la ligne bleue. Jacob Trouba va quitter l’organisation via le marché des agents libres. John Carlson approche lui aussi de la sortie et va tester le matché.

La direction veut stabiliser sa brigade défensive avec une valeur sûre capable d’aider immédiatement un jeune groupe qui aspire à franchir une nouvelle étape.

Lorsqu’une équipe place une telle exigence sur la table, David Reinbacher disparaît pratiquement de l’équation.

Le Canadien de Montréal aurait bel et bien proposé un package deal tournant autour de David Reinbacher et du 28e choix au total pour McTavish.

Un centre établi faisait partie aussi de l'offre, mais impossible de savoir s'il s'agissait d'Oliver Kapanen ou Kirby Dach.

Les Ducks auraient rejeté l'offre, car ils ne croient pas en David Reinbacher comme joueur établi de la LNH.

Ce n’est pas un jugement définitif sur son avenir. C’est une conclusion sans pitié sur sa valeur actuelle.

Reinbacher est de la porcelaine qui casse au moindre contact et qui a le mental aussi fort que notre grand-mère.

Il n’a pas encore disputé une saison complète au plus haut niveau.

Il n’a pas encore accumulé le genre de références qui permettent à un directeur général de bâtir une transaction majeure autour de lui.

Pendant ce temps, Anaheim cherche une certitude.

Cette distinction change tout.

Depuis plusieurs mois, certains partisans imaginaient que Reinbacher pouvait devenir la pièce maîtresse d’une transaction visant à obtenir un jeune centre établi.

Les discussions entourant McTavish démontrent que le marché ne partage peut-être pas cette évaluation.

Si Anaheim exige un défenseur top-4 déjà confirmé, Reinbacher ne répond pas au besoin recherché.

Noah Dobson répond à cette définition, mais ne sera jamais sacrifié par le CH, lui qui a une clause "no-trade" de 14 équipes et qui de toute façon, est une pierre angulaire du CH (même si certains journalistes le trouvent mou et nonchalant).

Dylan Larkin serait la seule façon de convaincre les Ducks d'échanger McTavish contre un joueur qui n'est pas un défenseur droitier.

Imaginez la claque publique pour David Reinbacher de se faire rejeter ainsi.

Non seulement le CH a tenté de le transiger... mais Anaheim n'en veut pas.

Pour un joueur choisi aussi haut au repêchage (5e au total), le message est difficile à ignorer.

Le CH continue les négociations avec Anaheim et on se demande si Montréal a tenté de créé un package deal autour d'Alexander Zharovsky, Bryce Pickford et un ou deux choix de 1re ronde.

Mais Anaheim n’a pas besoin d’un autre projet offensif de premier plan. L’organisation possède déjà plusieurs jeunes talents dans son noyau, dont Beckett Sennecke qui est déjè une vedette dans la LNH et Roger McQueen qui attend son tour.

Leo Carlsson et Cutter Gauthier sont déjà deux prodiges établis, donc pourquoi avoir besoin d'un Zharovsky?

Le besoin est ailleurs... à la droite de la ligne bleue.

Surtout, le besoin est immédiat.

Le défenseur autrichien demeure un espoir respecté à travers la LNH. Personne ne remet en question son potentiel. ou ne prétend qu’il ne deviendra pas un excellent défenseur, même si certains parlent déjà de flop.

Mais les transactions importantes sont conclues en fonction de la valeur présente, pas de la valeur espérée dans trois ou quatre ans.

Cette réalité explique aussi pourquoi les chances de voir le défenseur quitter Montréal continuent de diminuer.

Le Canadien ne veut pas vendre à rabais un choix aussi important.

Les autres équipes, elles, ne sont pas prêtes à payer le prix associé à son statut de cinquième choix au total.

Entre les deux se trouve une conclusion de plus en plus évidente.

David Reinbacher risque fort de demeurer à Montréal.

Non pas parce que Kent Hughes et Jeff Gorton le considèrent intouchable.

Mais parce que sa valeur actuelle sur le marché est inférieure à celle que plusieurs lui attribuaient depuis son repêchage.

D'intouchable... à indésirable...

La LNH... est cruelle...