Rejet public: Carey Price envoie promener Jakub Dobeš

Rejet public: Carey Price envoie promener Jakub Dobeš

Par David Garel le 2026-03-26

Carey Price n’a rien dit. Et c’est justement ça, le problème.

Parce qu’au moment où Jakub Dobeš est en train de s’imposer comme le gardien numéro un des Canadiens de Montréal, au moment où il vole des matchs, au moment où il garde son équipe en vie dans une course aux séries, une réalité saute aux yeux : Price n’a jamais tendu la main vers lui.

À l’inverse, il l’a fait pour Jacob Fowler.

Dans le balado de Julie Petry et Catherine Toffoli, Price a lui-même raconté avoir parlé avec Fowler, lui avoir donné son numéro, lui avoir ouvert la porte pour des conseils. Il a même dit qu’il se reconnaissait en lui, qu’il voyait des similitudes dans leur style calme, posé, contrôlé. Le message est clair : Fowler, c’est son protégé.

Fowler avat confirmé le tout à RDS après sa première victoire à vie contre Sidney Crosby:

Mais Dobeš?

Rien.

Pas un mot. Pas une mention. Pas un geste.

Et pourtant, ce n’est pas Fowler qui garde les buts en ce moment. Ce n’est pas Fowler qui enchaîne les départs. Ce n’est pas Fowler qui est en train de porter l’équipe. C’est Dobeš.

C’est lui, le numéro un.

C’est lui qui va encore être devant le filet dans le match le plus important de la saison ce soir contre les Blue Jackets de Columbus.

Et malgré ça, silence total de la part du plus grand gardien de l’histoire récente des Canadiens de Montréal.

José Théodore, une autre légende des buts, envoie aussi promener le Tchèque et n’envoie pas exactement un message de confiance envers Jakub Dobeš.

Au contraire. Depuis le début, il maintient que le gardien capable d’amener les Canadiens de Montréal jusqu’à la Coupe Stanley, ce n’est pas lui, mais bien Jacob Fowler.

Et dans ses analyses, il laisse clairement entendre que Dobeš reste un gardien fragile, instable, encore loin du niveau d’un vrai numéro un de séries.

Même quand il accumule les victoires, même quand il vole des matchs, Théodore revient toujours au même point : trop brouillon, trop imprévisible, pas assez solide mentalement pour traverser quatre rondes.

Pour lui, le débat est déjà réglé… et ça en dit long sur le manque de respect perçu envers celui qui, pourtant, porte l’équipe en ce moment.

À Montréal, ça ne passe pas inaperçu.

Parce que dans un marché comme celui-là, les symboles comptent. Les gestes comptent. Les silences comptent aussi. Et quand Carey Price choisit de s’associer publiquement à Fowler plutôt qu’à Dobeš, ça envoie un message.

Un message lourd.

Surtout quand tu ajoutes tout le reste autour.

José Théodore qui ne croit pas en lui et qui répète que le vrai gardien capable d’amener les Canadiens de Montréal loin en séries, c’est Fowler.

Les médias qui ne comprennent pas pourquoi on le cache après ses meilleures performances.

L’organisation qui contrôle ses sorties, qui limite son accès, qui semble vouloir le protéger… ou le contenir.

Tout ça crée une impression difficile à ignorer.

Comme si, malgré les arrêts, malgré les victoires, malgré son statut actuel, Dobeš devait encore convaincre. Encore prouver. Encore se battre pour une reconnaissance qui, normalement, vient avec la performance.

Et pendant ce temps, lui, il répond sur la glace.

Match après match.

Arrêt après arrêt.

Comme pour envoyer un message clair, pas aux médias, pas aux analystes… mais à tout le monde.

“I’m the number one.”

La vraie question, maintenant, elle est simple.

Est-ce qu’on manque de respect envers Jakub Dobeš à Montréal?