La Presse fait trembler la province du Québec en entier avec une énorme information.
On parle d'une annonce qui change complètement la dynamique du dossier Dylan Larkin à Montréal. La Presse, sous la plume de Mathias Brunet, vient de révéler le capitaine des Red Wings de Detroit pourrait finalement accepter de jouer pour le Canadien si les deux organisations parvenaient à s’entendre sur une transaction.
Oui, vous avez bien lu.
Montréal ne figure toujours pas sur la liste des dix équipes auxquelles Larkin accepterait officiellement d’être échangé.
Pourtant, selon les informations obtenues par La Presse, son camp n’écarterait pas complètement la possibilité de venir jouer à Montréal. Il existerait une certaine ouverture.
Le clan Larkin aurait dit à Horcoff de le tenir au courant si une transaction était conclue avec le CH. C’est énorme dans un dossier où le Canadien semblait jusqu’ici condamné à regarder les négociations de l’extérieur.
Il faut comprendre ce que cela signifie. Depuis le début, le principal obstacle pour Kent Hughes n’était pas nécessairement de convaincre Detroit de discuter avec lui.
C’était surtout de faire accepter la destination par Larkin. Le joueur possède une clause complète de non-échange et avait établi une liste de dix formations, toutes américaines. Montréal n’y figurait pas.
Or, cette porte pourrait maintenant s’entrouvrir.
Mathias Brunet explique également pourquoi la situation pourrait devenir favorable au Canadien. Detroit n’arrive toujours pas à conclure une transaction avec les équipes autorisées par Larkin.
Shawn Horcoff a lui-même reconnu que les discussions étaient compliquées, autant pour trouver une formation capable d’absorber le salaire de 8,7 millions de dollars du centre que pour obtenir les éléments recherchés en retour.
Les Red Wings veulent de la qualité. Ils veulent des actifs capables de faire avancer leur organisation. Mais les équipes sur la liste de Larkin ont leurs propres contraintes, leurs propres joueurs à protéger et leurs propres limites salariales.
Pendant ce temps, Kris Draper, le directeur général adjoint de Detroit, a assisté à quatre des cinq derniers matchs du Canadien. Ce n’est pas un détail à ignorer. Les Red Wings surveillent Montréal de très près, et La Presse laisse clairement entendre que les propositions du Canadien pourraient intéresser l’organisation.
Mais il y a un prix.
Et le nom qui revient est Michael Hage.
Selon Mathias Brunet, le jeune centre est dans la mire de Detroit. Hage représente l’un des meilleurs espoirs de l’organisation montréalaise. Repêché au 21e rang en 2024, il vient de connaître une saison de 52 points en 39 matchs dans la NCAA, avant d’inscrire 15 points en sept rencontres au Championnat mondial junior. Cette saison, il poursuit sur sa lancée avec 14 points en sept matchs à l’Université du Michigan.
C’est LE joueur que Détroit réclame pour accepter de céder son capitaine à Montréal.
Et ce qui rend la position de Brunet aussi explosive, c’est qu’il n’est pas réputé pour vouloir sacrifier les meilleurs espoirs du Canadien à la première occasion. Pourtant, dans son analyse, il reconnaît que Hage est le bon prix à payer pour obtenir un centre comme Larkin.
Son argument est assez direct : Hage possède un potentiel immense, mais rien ne garantit qu’il deviendra un centre de premier plan dans la LNH.
Même s’il atteint ce niveau, Montréal pourrait devoir attendre trois ou quatre ans avant de le voir atteindre son apogée. Nick Suzuki aura alors 30 ou 31 ans. Le Canadien doit réfléchir à sa fenêtre de compétition et à la possibilité de renforcer son équipe pendant que ses meilleurs joueurs sont dans leurs meilleures années.
Larkin, lui, vient d’avoir 30 ans. Il n’est plus un jeune espoir, mais il demeure un centre capable de produire à un rythme d’environ 77 points par saison depuis cinq ans. Il peut jouer comme premier centre dans une formation moins profonde et devenir un deuxième centre de très grande qualité dans une équipe aspirante.
Évidemment, céder Michael Hage pour un joueur de 30 ans comporte un risque. Le jeune centre pourrait devenir un joueur exceptionnel à Detroit et faire regretter cette décision au Canadien pendant plusieurs années.
Mais attendre que tous les espoirs deviennent des vedettes avant de bouger, c’est aussi une façon de manquer sa fenêtre pour gagner la Coupe Stanley.
Si Larkin est réellement prêt à considérer Montréal, le dossier devient beaucoup plus concret. Le Canadien n’a plus seulement besoin de convaincre Shawn Horcoff. Il doit maintenant construire une offre suffisamment intéressante pour que Detroit accepte de se départir de son capitaine.
Tout le monde traite Larkin de tout les noms.
Mais il ne faut pas oublier que Larkin a passé onze saisons à Detroit, au cœur d’une reconstruction qui n’a jamais permis aux Red Wings de retrouver leur statut de puissance. Il a longtemps été un bon soldat de l’organisation. Aujourd’hui, il veut changer d’environnement pour gagner.
La Presse vient de tout changer. Le fait qu’un journaliste généralement peu enclin à pousser le Canadien vers le sacrifice de ses meilleurs espoirs envisage maintenant Michael Hage dans une transaction de cette ampleur donne une tout autre dimension à cette saga.
C’est une bombe.
