Le CH a tranché : Jakub Dobeš prendra le chemin de Laval: ses propos explosifs ont scellé son sort.
Il fallait un événement déclencheur pour mettre fin au ménage à trois. Ce moment est arrivé, et il ne s’est pas produit sur la glace, mais devant les caméras, dans un corridor du Centre Bell.
Selon les informations de The Gazette, relayées par Stu Cowan, le Canadien de Montréal aurait pris sa décision : Jakub Dobeš sera cédé à Laval après le voyage.
Ce n’est plus un débat interne. Ce n’est plus une supposition des fans. C’est une décision réelle, refroidie, assumée : le duo Montembeault–Fowler finira la saison.
Et il faut le dire sans détour : les propos incontrôlés de Dobeš ont provoqué l’avalanche.
La direction a été horrifiée par ce que le jeune gardien a laissé échapper après sa victoire contre les Canucks.
Tout Montréal l’a entendu : Dobeš n’a pas simplement exprimé de la frustration, il a ouvert un gouffre béant sous les patins de Martin St-Louis et de la haute direction.
« Je ne sais pas. J’ai gagné il y a deux semaines et je n’ai pas joué. J’ai gagné encore. Merci. Je ne sais vraiment pas.
Je ne parle jamais à la direction.
J’ai parlé à Marty pour la première fois de ma vie.
Je ne comprends rien à ce qui se passe.
Tout ce que j’ai, ce sont mes coéquipiers et mes fans.
Dans la troisième période, je me suis dit : si c’est mon dernier match ici, je donne tout et on verra demain. »
Une bombe.
Un déballage public qui, dans la culture interne du CH, équivaut à un acte de rébellion.
Le jeune gardien, visiblement secoué, a envoyé un message clair : il ne fait pas confiance à sa direction.
Et au passage, il a laissé entendre que Martin St-Louis ne lui avait jamais adressé la parole depuis son arrivée dans l’organisation.
Pour une franchise qui protège jalousement son image, cette sortie publique n’était rien de moins qu’une trahison.
Le CH a jugé : attitude égoïste, instabilité émotionnelle, risque médiatique.
Selon ce qui circule, la haute direction du CH a très mal réagi à deux éléments précis dans la sortie de Dobeš :
1. « J’ai parlé à Marty pour la première fois de ma vie. »
Cette phrase a été reçue comme une attaque frontale contre l’entraîneur.
Le timing était catastrophique : Saint-Louis venait déjà de se mettre dans l’eau chaude en rejetant la faute sur un journaliste anglophone, créant un malaise inutile.
2. « Je ne comprends rien à ce qui se passe. »
Dans une organisation qui exige que les joueurs “gardent la ligne”, c’était interprété comme un aveu dangereux, presque un appel à l’aide… ou un ultimatum déguisé.
Le CH ne tolère pas qu’un jeune joueur expose publiquement ses états d’âme, encore moins en remettant en question les décisions du personnel hockey.
3. « Tout ce que j’ai, ce sont mes coéquipiers et mes fans. »
Cette phrase, émotive, a été décodée par l’organisation comme une rupture avec ses patrons.
Un joueur qui se place instinctivement hors du groupe de gestion devient un risque.
Derrière les portes closes : le CH ne lui fait plus confiance
Depuis longtemps déjà, Martin St-Louis ne cachait pas sa préférence pour Montembeault et Fowler.
Le CH voulait éviter le scandale, mais la hiérarchie était évidente :
Fowler : le protégé, la révélation, le futur #1.
Montembeault : l’expérience, la stabilité à court terme.
Dobeš : l’intrus, le mal-aimé, celui qui devait patienter… sans faire de bruit.
En explosant devant les médias, Dobeš a signé son propre renvoi.
L’organisation déteste ce type d’instabilité émotionnelle chez un gardien.
Encore plus chez quelqu’un qui doit être exempté du ballottage, donc facile à déplacer sans remous.
Les informations de Stu Cowan vont plus loin :
Oui, Fowler est considéré comme le futur numéro un.
Oui, Montembeault est vu comme le pilier nécessaire pour l’encadrer.
Oui, le CH envisage sérieusement de l’échanger avant la fin de son contrat en 2027, pendant que sa valeur est à son sommet.
Mais à court terme, le message est cinglant :
Duo Montembeault–Fowler.
Dobeš : direction Laval.
Le ménage à trois est terminé.
Et le CH ne s’en cache plus : ce sont ses paroles malheureuses, son attitude jugée égoïste et son manque de maîtrise médiatique qui ont scellé son sort.
Un adieu temporaire… ou définitif?
Une fois à Laval, Dobeš jouera. Beaucoup.
Ce sera un reset forcé.
Mais dans les bureaux du CH, certains doutent qu’il puisse encore regagner leur pleine confiance.
Son avenir à Montréal n’a jamais été aussi fragile.
Et ironie du sort : c’est lui-même qui a mis en marche la dégringolade.
