Réputation salie: un journaliste de Toronto lance de graves accusations contre Kent Hughes

Réputation salie: un journaliste de Toronto lance de graves accusations contre Kent Hughes

David Garel
Le 2026-06-05

Comme si toute cette histoire n’était pas déjà suffisamment explosive, voilà maintenant qu’une nouvelle accusation vient de tomber de Toronto.

Et celle-là vise directement Kent Hughes.

Selon le journaliste Sid Seixeiro, l’information entourant Matthew Knies ait été coulée par le Canadien de Montréal lui-même.

Ouch.

Selon cette théorie, le camp montréalais aurait volontairement laissé sortir l’existence de la transaction avortée afin de se venger des Maple Leafs après des mois de frustrations accumulées dans ce dossier.

Pourquoi?

Parce que la colère de Kent Hughes aurait été immense après le fiasco de la date limite des transactions.

Tout le monde connaît maintenant l’histoire.

Une transaction qui aurait impliqué Matthew Knies d’un côté, Alexander Zharovsky, deux choix de première ronde et un autre espoir important (Bryce Pickford) de l’autre.

Une transaction qui aurait été déposée quelques secondes trop tard de la part de l'ancien DG des Leafs, Brad Treliving.

Une transaction qui aurait fait exploser Kent Hughes de colère au point où, selon plusieurs versions rapportées depuis, il aurait lancé à Brad Treliving :

« Si tu n’es pas congédié cet été, tu dois honorer cette transaction. »

Depuis ce moment, le dossier n’a jamais vraiment disparu.

Puis est arrivée la conférence de presse où le président des Maple Leafs, Keith Pelley, a publiquement mentionné Michael Hage comme espoir qu'il voudrait dans son équipe.

À Montréal, plusieurs ont vu cette sortie comme une tentative inutile d’amener un espoir du Canadien dans l’espace public.

De quoi faire enrager davantage le DG du CH.

Selon Seixeiro, cet épisode aurait encore davantage alimenté la frustration du CH.

Voilà pourquoi il lance sa bombe: Kent Hughes s'est vengé en faisant couler l'information:

@sidseixeiroshow Reportedly the Montreal Canadiens had a trade in place to acquire Matthew Knies from the Toronto Maple Leafs at the NHL Trade Deadline. Sid Seixeiro has one question. #torontomapleleafs #LeafsForever #sick #thesidseixeiroshow ♬ original sound - The Sid Seixeiro Show

Sa théorie est simple.

Faire sortir l’information aujourd’hui permettrait à Montréal d’obtenir plusieurs avantages en même temps.

D’abord, exposer publiquement les Maple Leafs.

Ensuite, rappeler à toute la LNH que le Canadien était prêt à payer un prix énorme pour Matthew Knies.

Mais surtout, créer un malaise autour du joueur lui-même.

Hughes veut que Knies soit fâché envers les Leafs et demande une transaction.

Seixeiro va même jusqu’à comparer la situation aux tactiques régulièrement utilisées dans le soccer européen, où certaines organisations laissent volontairement filtrer des rumeurs de transfert afin de déstabiliser un joueur ou son organisation.

Aïe, aïe, aïe. Le dossier devient dangereux.

Matthew Knies serait loin d’être heureux de voir toute cette histoire refaire surface publiquement.

Le jeune attaquant découvre maintenant que toute la planète hockey connaît les détails d’une transaction qui aurait pu l’envoyer à Montréal.

Il a avoué qu'il était dégouté par la situation:

"Ouais, enfin, je ne le prends pas comme un compliment (le fait que le CH était prêt à payer la lune pour ses services. Je le vois comm un truc nul. Je ne veux pas quitter ce groupe. Peu importe ce que c'était. Je ne veux pas partir d'ici et cela me dégoute de savoir qu'on voulait se débarrasser de moi".

Pauvre gars.

Toute la planète hockey sait que Toronto avait un "deal" en place.

Toute la planète hockey sait qu'il était à une minute de quitter l’organisation.

Pour les Maple Leafs, c’est un cauchemar de relations publiques.

Pour Knies, c’est une situation horrible

Pour Alexander Zharovsky, qui s’apprête justement à passer plusieurs semaines à Montréal avec Ivan Demidov afin de rencontrer les entraîneurs de l’organisation, le timing est également inhumain.

Son nom est maintenant associé publiquement à une transaction majeure qui aurait pu changer complètement sa carrière.

Et au centre de tout cela se retrouve Kent Hughes. Par vengeance, il n'a pas pensé à sa réputation qui allait s'entacher, ni à la santé mentale de son espoir.

Un directeur général qui se retrouve aujourd’hui accusé d’avoir fait fuiter l’information afin de régler ses comptes avec Toronto, ça paraît mal.

Le problème?

Aucune preuve n’a été présentée pour soutenir cette théorie.

Pour l’instant, il s’agit d’une hypothèse lancée publiquement par un journaliste de Toronto. Mais Sid Seixeiro n'est pas n'importe qui. Il est connecté comme jamais.

Misère.

La réputation de Kent Hughes se retrouve maintenant entraînée dans une bataille médiatique qui dépasse largement le simple cadre d’une transaction ratée.

Et pendant que Toronto cherche un responsable, Montréal doit maintenant gérer les dommages collatéraux d’une histoire qui refuse tout simplement de mourir.

Un fiasco de relations publiques. Heureusement pour Chantal Machabée, il n'y a plus de disponibilités média... pour l'instant.

Mais à un moment donné, Kent Hughes devra parler.

Il nous doit la vérité.