Révélations à Montréal: Kirill Marchenko et sa femme veulent déménager au Québec

Révélations à Montréal: Kirill Marchenko et sa femme veulent déménager au Québec

David Garel
Le 2026-07-26

Le dossier Kirill Marchenko est en train de devenir la plus grande saga de l’été dans la LNH.

Pendant des semaines, il n’était question que de spéculations. Puis les informations se sont multipliées. Frank Seravalli a révélé que le Canadien avait présenté une offre importante aux Blue Jackets. Kevin Weekes a ensuite rapporté que Marchenko ne semblait pas en voie de signer une prolongation de contrat à Columbus. Puis RG Média a affirmé, en citant une source proche du joueur, qu’une transaction serait très avancée et qu’il ne resterait essentiellement qu’à régler les paramètres d’une future prolongation de contrat.

Ajoutez à cela David Ettedgui, qui soutient que Montréal ferait partie des équipes les mieux placées dans le dossier, et on comprend rapidement pourquoi les partisans du Canadien sont emballés.

Mais au-delà des rumeurs, une question mérite d’être posée.

Pourquoi Montréal revient-il constamment lorsqu’il est question de Kirill Marchenko?

L’ancien recruteur du Canadien Grant McCagg croit que la réponse est assez simple.

Selon lui, Marchenko cadrerait parfaitement avec le projet du Tricolore et Montréal représenterait une destination extrêmement attrayante pour l’attaquant russe.

D’abord, le Canadien possède exactement ce que plusieurs joueurs recherchent : une jeune équipe en pleine ascension.

Le noyau est jeune, talentueux et ne fera que progresser.

Pour un attaquant de 25 ans qui souhaite gagner pendant les meilleures années de sa carrière, le timing est idéal.

Mais il y a beaucoup plus que le hockey dans ce dossier.

Le nom de Dan Milstein revient constamment.

Et ce n’est pas un hasard.

Milstein représente Kirill Marchenko.

Il représente également Ivan Demidov.

Alexander Zharovsky.

Gleb Pugachyov.

Bogdan Konyushkov.

Alexandre Texier.

Depuis deux ans, Kent Hughes multiplie les relations avec cette agence.

Les contacts sont fréquents.

Les discussions aussi.

Évidemment, cela ne signifie pas qu’un joueur sera automatiquement échangé parce qu’il partage le même agent qu’un autre.

Mais dans le hockey moderne, les relations comptent énormément.

Lorsqu’un directeur général entretient déjà une excellente relation avec l’agent d’un joueur convoité, les lignes de communication sont beaucoup plus simples.

Et personne ne peut nier que Kent Hughes et Dan Milstein se parlent régulièrement.

L’autre élément qui saute aux yeux, c’est Ivan Demidov.

Depuis son arrivée dans l’organisation, le Canadien n’a jamais caché sa volonté de créer un environnement favorable à ses jeunes joueurs russes.

Demidov a déjà développé une belle relation avec Alexander Zharovsky.

Les deux ont été aperçus ensemble à plusieurs reprises.

Le message envoyé aux jeunes Russes est clair.

Vous ne serez pas seuls à Montréal.

Vous arriverez dans une organisation où plusieurs compatriotes évoluent déjà ou feront bientôt partie du projet.

Cet aspect est souvent sous-estimé.

Pourtant, il peut avoir énormément d’importance lorsqu’un joueur doit choisir où il souhaite poursuivre sa carrière.

À cela s’ajoute un autre élément dont plusieurs parlent depuis quelques jours.

Le mode de vie.

Le Canadien est convaincu qu’il ne gagnera pas ce dossier uniquement avec un contrat de 77 millions de dollars sur 7 ans.

À l’interne, on croit que la véritable clé pourrait bien s’appeler Victoria Marchenko. Des sources proches du dossier soutiennent que l’épouse de Kirill Marchenko joue un rôle majeur dans la réflexion du couple, elle qui verrait Montréal comme la ville parfaite pour continuer dsa carrière de mannequin.


Le choix de leur prochain milieu de vie dépasserait largement les considérations hockey. La qualité de vie, l’ambiance de la ville, les restaurants, la scène culturelle, la mode, les voyages et l’environnement dans lequel ils souhaitent vivre au quotidien feraient partie intégrante de leur réflexion.

C’est précisément là que Montréal croit posséder un avantage sur Columbus. Victoria Marchenko affectionnerait particulièrement les grandes villes au caractère européen, un environnement qui rappelle davantage Saint-Pétersbourg, où le couple retourne lorsqu’il est en Russie.

Montréal offrirait exactement ce style de vie : une ville animée, une scène gastronomique reconnue, une forte identité culturelle, une réputation enviable auprès de plusieurs anciens joueurs russes du Canadien et un noyau de jeunes compatriotes qui pourrait accueillir Kirill Marchenko.

Kent Hughes miserait donc sur beaucoup plus qu’un projet hockey. L’organisation tenterait de convaincre tout un couple qu’il existe, à Montréal, un véritable projet de vie.

La métropole québécoise possède une réputation unique dans la LNH.

Une architecture européenne.

Une scène gastronomique reconnue.

Des festivals.

Une vie culturelle très active.

Une ville qui ressemble davantage à certaines grandes villes européennes qu’à plusieurs marchés "boring" américains.

Puis il y a évidemment l’aspect financier.

Marchenko approche d’un moment extrêmement important de sa carrière.

S’il est éventuellement échangé, plusieurs recruteurs s’attendent à ce que sa prochaine entente soit majeure.

Des montants avoisinant les 11 millions de dollars par saison circulent dans plusieurs analyses.

Si le CH accepte de payer un prix énorme pour acquérir Marchenko, Kent Hughes sait combien coûtera sa prochaine prolongation.

Le DG du CH est reconnu pour préparer minutieusement chacun de ses dossiers.

S’il poursuit réellement Marchenko avec autant d’insistance, il est raisonnable de croire que le volet contractuel fait déjà partie de sa réflexion.

Reste maintenant la plus grande question.

Pourquoi Columbus accepterait-il de l’échanger?

C’est probablement là que le dossier bloque.

Les Blue Jackets ne reconstruisent plus.

Don Waddell veut gagner.

Il n’a absolument aucune obligation de transiger son meilleur marqueur.

Au contraire.

Si Marchenko quitte Columbus, ce sera uniquement parce que le retour sera exceptionnel.

Et c’est peut-être précisément ce qui explique les informations contradictoires des derniers jours.

Certaines sources décrivent une transaction presque complétée.

Le journaliste Aaron Portzline, lui, affirme que rien n’a réellement changé.

Les deux versions ne sont peut-être pas incompatibles.

Il est possible que le Canadien multiplie les discussions tout en refusant encore de sacrifier certains jeunes joueurs que Columbus aimerait obtenir.

Il est également possible que les Blue Jackets considèrent qu’aucune offre reçue jusqu’à maintenant ne mérite sérieusement leur attention.

Dans ce contexte, chacun raconte la réalité selon son point de vue.

Le Canadien cherche activement un attaquant de premier plan.

Marchenko coche pratiquement toutes les cases.

Il est dans la fleur de l’âge.

Il produit offensivement.

Il cadre parfaitement avec Ivan Demidov.

Il s’intégrerait immédiatement au top-6 de Martin St-Louis.

Et il possède le profil exact que Kent Hughes recherche depuis le début de l’été.

Grant McCagg a peut-être résumé la situation mieux que quiconque.

Selon lui, Montréal représente un endroit où Kirill Marchenko aurait toutes les raisons de vouloir jouer.

Reste maintenant à savoir si ce désir potentiel, les liens avec Dan Milstein, la présence grandissante des joueurs russes au sein de l’organisation et l’ambition du Canadien seront suffisants pour convaincre Don Waddell de laisser partir l’un de ses meilleurs attaquants.

Parce qu’au final, une seule personne détient encore les cartes.

Le directeur général des Blue Jackets.

Et tant qu’il n’obtiendra pas le retour qu’il juge à la hauteur de Kirill Marchenko, toutes les rumeurs, aussi séduisantes soient-elles pour les partisans montréalais, resteront exactement cela : des rumeurs… en attendant peut-être le coup de théâtre que tout le monde surveille.