101 points à Montréal… mais pas assez bon pour la LNH? L’insulte envers Nick Suzuki continue.
Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
À quel moment le capitaine du CH devra-t-il arrêter de prouver qu’il appartient à l’élite?
Parce que visiblement, 101 points dans le marché le plus exigeant du hockey ne suffisent toujours pas.
La LNH vient de dévoiler une première projection de son Match des étoiles 2027, qui reviendra enfin après deux ans d’absence sous une nouvelle formule : un tournoi à trois contre trois opposant le Canada, les États-Unis, la Suède, la Finlande et une équipe du reste du monde.
Chaque pays comptera seulement neuf patineurs.
Le message est difficile à avaler pour les partisans du Canadien.
Nick Suzuki est complètement absent.
Pas seulement absent de l’équipe.
Absent des discussions.
Les trois journalistes de NHL.com se sont entendus unanimement sur huit des neuf patineurs canadiens.
Connor McDavid.
Nathan MacKinnon.
Sidney Crosby.
Cale Makar.
Macklin Celebrini.
Connor Bedard.
Mitch Marner.
Matthew Schaefer.

Pour la dernière place, Brandon Hagel a remporté le bris d’égalité devant Mark Scheifele… et Gavin McKenna.
McKenna?
Un joueur qui n’a même pas encore disputé une saison complète dans la LNH obtient davantage de considération que Nick Suzuki.
Pendant ce temps, le capitaine du Canadien…
Gagnant du trophée Selke.
Médaillé d'argent aux jeux olympiques.
Leader incontesté du Canadien.
Premier centre d’une équipe en pleine ascension.
Rien.
Pas un seul vote.
Comment expliquer une telle décision?
On peut comprendre que Connor McDavid, Nathan MacKinnon, Sidney Crosby ou Cale Makar soient des choix automatiques.
On peut même accepter que Mitch Marner ou Brandon Hagel soient considérés dans une compétition à trois contre trois où la vitesse est mise en valeur.
Connor Bedard, Macklin Celebrini et Matthew Schaefer sont des choix évidents.
C'est Gavin McKenna qui crée la controverse chez les partisans du CH.
À quel moment le marketing prend-il le dessus sur les performances?
C’est exactement l’impression que cette projection laisse.
La LNH adore vendre ses futures vedettes.
Des joueurs qui remplissent les réseaux sociaux alors que l'ennuyant Nick Suzuki est invisible.
Des joueurs qui vendent des chandails.
Surtout, Nick Suzuki n’est tout simplement pas un spécialiste des fusillades. La saison dernière, il a obtenu 0 but en 6 tentatives, après avoir aussi été blanchi en 2024-2025 (0 en 4).
La LNH cherche avant tout à offrir un spectacle: certains joueurs plus explosifs et plus créatifs dans les échappées sont avantagés.
Nick Suzuki, lui, fait quelque chose de beaucoup moins spectaculaire.
Il gagne.
Il joue dans les trois zones.
Il affronte les meilleurs trios adverses chaque soir.
Il porte le « C » du Canadien dans le marché le plus médiatisé de la planète.
Mais ça semble encore insuffisant lorsqu’il est temps de promouvoir le Match des étoiles…
On préfère les affiches publicitaires, les jeunes phénomènes et les joueurs qui font lever les foules avec des jeux spectaculaires.
Pourtant, le hockey ne se résume pas à des feintes sur YouTube.
Le hockey, c’est aussi dominer les mises en jeu.
Jouer contre les meilleurs.
Tuer des punitions.
Produire offensivement.
Être le visage d’une concession Original Six.
À force d’être constamment sous-estimé, Nick Suzuki finit toujours par répondre de la même façon.
Sur la glace.
Il l’a fait lorsqu’on disait qu’il n’était pas un vrai premier centre.
Il l’a fait lorsqu’on affirmait que son contrat était trop généreux.
Il l’a fait lorsqu’on doutait qu’il puisse mener le Canadien jusqu’aux séries.
Et il le fera probablement encore.
Au fond, ce manque de reconnaissance n’est plus une surprise.
C’est devenu une habitude.
Une habitude qui commence sérieusement à ressembler à une injustice.
Et si Nick Suzuki termine encore parmi les meilleurs pointeurs de la LNH cette saison…
La ligue devra peut-être enfin répondre à une question toute simple.
Qu’est-ce qu’il doit faire de plus?
