Le silence devient de plus en plus étrange chez le Canadien de Montréal…
Au départ, personne ne s’inquiétait.
On se disait que le Canadien annoncerait tranquillement les dossiers administratifs au cours de l’été. Une prolongation ici. Une nomination là. Une réorganisation derrière le banc.
Mais les semaines passent.
Et plus les semaines avancent, plus une drôle d’impression s’installe autour de l’organisation.
Comme si plusieurs dossiers étaient volontairement laissés en suspens.
Pris individuellement, chacun peut facilement s’expliquer.
Pris ensemble…
Le portrait devient beaucoup plus intrigant.
Un peu plus et on va traiter Kent Hughes et Jeff Gorton... de tricheurs...
Le premier dossier est évidemment celui de Martin St-Louis.
Depuis des mois, tout le monde affirme qu’il sera de retour derrière le banc pour plusieurs saisons. Personne ne croit réellement qu’il quittera le Canadien ou qu'il va entamer la saison sans contrat garanti au-delà de 2027.
Pourtant, rien n’est annoncé.
Pourquoi?
Est-ce simplement une question de calendrier?
Est-ce que Kent Hughes attend une acquisition importante avant d’annoncer une prolongation qui ferait davantage parler du salaire du coach que des améliorations de son équipe?
Ou est-ce que les négociations sont un peu plus complexes que prévu?
Impossible de le savoir.
Mais le silence commence à alimenter toutes sortes de discussions.
D’autant plus que Martin St-Louis devrait devenir l’un des entraîneurs les mieux rémunérés de la LNH. En ce moment, il empoche 5 M$ jusqu'en 2027. Clairement, il va empocher au moins 6 M$.
Voilà où le dossier devient délicat.
Depuis quatre ans, Kent Hughes répète constamment le même message.
Tout le monde doit accepter un sacrifice pour construire un club gagnant.
Nick Suzuki.
Cole Caufield.
Juraj Slafkovsky.
Lane Hutson.
Ivan Demidov.
Tous ont accepté des contrats que plusieurs jugent aujourd’hui avantageux pour l’organisation.
Même Kent Hughes et Jeff Gorton gagnent moins que certains dirigeants comparables ailleurs dans la LNH.
Cette philosophie est devenue une véritable marque de commerce.
C’est précisément pourquoi plusieurs se demandent comment sera présenté le prochain contrat de Martin St-Louis.
Personne ne remet en question son travail.
Mais si le Canadien demande constamment à ses joueurs de laisser de l’argent sur la table, plusieurs voudront voir si cette philosophie s’applique également derrière le banc.
Pendant ce temps…
Un autre dossier demeure complètement dans le néant.
Marco Marciano.
Tout le monde s’attend à le voir devenir officiellement l’entraîneur des gardiens.
Pourtant, rien n’a été confirmé.
Et malgré cette absence d’annonce officielle, Marciano continue de travailler avec les gardiens de l’organisation pendant l’été alors qu'il est interdit pour un coach officiel de travailler avec les joueurs durant l'été.
Cette situation fait énormément jaser car plusieurs dirigeants autour de la LNH sentent que Kent Hughes et Jeff Gorton sont en train de tricher.
Aucune preuve ne permet d’affirmer que le Canadien contourne les règles de la convention collective.
Mais le simple fait que Marciano ne soit toujours pas officiellement confirmé, tout en poursuivant son travail auprès de Jacob Fowler et des autres gardiens, suffit à alimenter les questions.
Coïncidence?
Simple retard administratif?
Ou stratégie parfaitement légale?
Le Canadien n’a fourni aucune explication.
Le même flou entoure plusieurs autres dossiers.
Stéphane Robidas n’a toujours pas obtenu de prolongation, lui dont le contrat se termine l'été prochain, de quoi enflammer les rumeurs de congédiement.
Le nouveau rôle de Trevor Letowski demeure imprécis, alors que certains parlent de congédiement déguisé.
L'organisation utilise la bonne vieille excuse qu'il veut passer plus de temps en famille, mais soyons sérieux: c'est la bonne vieille raison pour masquer un licenciement.
Le remplacement de Rob Ramage, directeur du développement parti à la retraite, n’a toujours pas été annoncé.
Le statut permanent de Marco Marciano n’a jamais été confirmé.
Le Rocket doit encore compléter son personnel derrière le banc après que Daniel Jacob ait obtenu l'emploi.
Puis est arrivé Derek Lalonde.
Le Canadien n’a pas hésité une seconde.
L’embauche a été annoncée rapidement.
Le titre d’entraîneur associé également.
Tout s’est fait à vitesse grand V.
On parle d'un salaire entre 1 M$ et 1,5 M$.
Au point que certains affirment que le poste de Martin St-Louis pourrait être en danger à la première léthargie. (on n'y croit pas, mais le bruit circule).
Pourquoi certains dossiers avancent-ils aussi rapidement alors que d’autres semblent complètement gelés?
Voilà la question qui circule de plus en plus.
Pris séparément, chacun de ces dossiers paraît banal.
Ensemble, ils donnent plutôt l’impression qu’il existe un plan de communication... pour ne pas suivre les règlements.
Est-ce tricher?
Le Canadien attend-il simplement le bon moment pour regrouper plusieurs annonces?
Ou certaines négociations sont-elles beaucoup plus compliquées qu’on le laisse croire?
Pour l’instant, personne ne possède les réponses.
À quelques semaines du camp d’entraînement, le silence est devenu beaucoup plus bruyant que les annonces elles-mêmes.
Et le mot tricheurs est partout autour de la LNH.
