Le nom d’Anders Lee commence à circuler autour des Canadiens de Montréal... et on ne veut rien savoir...
Le capitaine des Islanders vient d’affirmer qu’il n’aurait aucun problème à jouer au Canada.
Il a aussi affirmé vouloir rejoindre une équipe capable de gagner rapidement et qu'il est persuadé de pouvoir aider une jeune formation grâce à son leadership et à son expérience.
Bref, il parlait des Canadiens de Montréal. Tout cela est très beau sur papier.
Mais les Canadiens de Montréal ne peuvent pas se permettre de refaire les erreurs du passé.
Brendan Gallagher, ça vous dit quelque chose?
Lee aura bientôt 36 ans.
Son dernier contrat de sept ans et 49 millions de dollars arrive à échéance et, même si son nom conserve une certaine valeur, les Islanders ne veulent pas lui offrir une prolongation importante. Ce n’est pas un hasard.
Mathieu Darche apprécie son capitaine.
Les partisans des Islanders respectent Lee au plus haut point.
Malgré tout cela, les négociations sont au point mort.
Pourquoi?
Parce que les Islanders comprennent que le joueur d’aujourd’hui n’est plus celui qui avait signé son énorme contrat en 2019.
Les chiffres racontent une histoire assez claire.
Cette saison, Lee a disputé les 82 matchs du calendrier. Il a récolté 19 buts et 23 passes pour 42 points.
Ce sont des statistiques honnêtes... de plombier...
On parle d’un joueur qui avait déjà marqué 40 buts dans la LNH.
Mais aujourd'hui, son corps est magané.
Le problème, c’est la vitesse. Il est lent comme une tortue et ne pourra pas suivre le rythme du système de Martin St-Louis.
Lee demeure efficace près du filet et utile dans l’enclave.
Il reste un excellent leader dans la chambre.
Mais quand les Islanders parlent de rajeunir leur formation, d’ouvrir des postes à des joueurs comme Victor Eklund et d’ajouter davantage de rapidité à leur alignement, ils envoient indirectement un message très clair sur la situation actuelle de leur capitaine.
Montréal doit écouter ce message.
Le Canadien est déjà rendu à l’étape où il doit investir dans les prochaines années, pas dans les dernières années d’un joueur.
Tout le monde respecte Anders Lee et son parcours de 923 matchs dans la LNH, ses 308 buts, ses 549 points et son rôle majeur dans les parcours des Islanders jusqu’aux finales d’association en 2020 et 2021.
Mais il est fini... à la corde...
Pendant des années, les partisans des Canadiens ont reproché à Marc Bergevin d’avoir accordé des contrats en fonction de ce que les joueurs avaient déjà accompli plutôt qu’en fonction de ce qu’ils allaient devenir.
Le contrat de Brendan Gallagher nous a hanté à vie.
Montréal ne peut pas tomber dans le même piège.
Même si Anders Lee affirme être ouvert au Canada et qu'il rêve au Centre Bell.
Le Canadien doit construire pour demain.
Pas récompenser hier.
