Rupture entre Phil Danault et Martin St-Louis: un manque de respect flagrant
Phil Danault et Martin St-Louis. Captures d’écran-youtube

Rupture entre Phil Danault et Martin St-Louis: un manque de respect flagrant

David Garel
Le 2026-10-09

Phil Danault n'a tout simplement pas accepté le traitement de Martin St-Louis à son égard hier soir au Centre Bell.

Il y a des images qui en disent long sur l’état d’une équipe. Hier soir, pendant que le Canadien de Montréal continuait de s’enfoncer, les caméras ont capté Phil Danault qui n’avait visiblement pas l’air heureux de la tournure des événements.

Clairement, le Québécois bouillait de l'intérieur.

Tout le monde a vu la séquence malaisante qui soulève de sérieuses questions sur les décisions de Martin St-Louis et sur ce qui se passe actuellement derrière le banc du Canadien.

Dans une situation où chaque mise au jeu compte, pourquoi envoyer Nick Suzuki plutôt que Phil Danault alors que le filet est désert?

Danault est reconnu pour son efficacité dans ce domaine et représente une option naturelle lorsqu’il faut absolument récupérer la rondelle, alors que tu as un attaquant supplémentaire et le danger de ne pas avoir de gardien sur la glace.

Pourtant, Martin St-Louis a choisi son capitaine, qui a perdu la mise au jeu, en territoire offensif avant que Nashville ne profite de la situation pour marquer dans un filet désert.

Mais il restait plus de 2 minutes au match et il y avait encore une chance pour le CH, même à 4-2.

Mais St-Louis a encore envoyé Suzuki sur la glace et le capitaine a encore perdu la mise au jeu. Résultat? 5-2.

Une seule mise au jeu perdue n’explique pas une défaite. Mais les décisions douteuses s’accumulent et chaque choix du personnel d’entraîneurs devient un échec public.

Ce qui inquiète surtout, c’est l’impression que Martin St-Louis est en train de perdre ses repères derrière le banc.Les changements de trios paraissent tardifs, les décisions manquent de fluidité et le pilote du Canadien donne l’impression de réagir aux événements plutôt que de les anticiper.

Son état d’esprit semble au fond du trou en le regardant derrière le banc. On voit un entraîneur incapable de garder son sang-froid lorsque le match lui échappe.

Son visage paraît marqué, il a l’air fatigué, parfois préoccupé, au point où certains pourraient croire qu’il a vieilli de 20 ans en quelques semaines.

Est-ce le poids des attentes, la pression de devoir enfin faire franchir une autre étape à son équipe ou simplement une mauvaise passe?

Impossible de le savoir. Mais les statistiques, elles, sont sans pitié : après quatre matchs, Montréal affiche une fiche de 1-2-1, a accordé 17 buts, présente un avantage numérique de seulement 7,7 % et une infériorité numérique de 70,6 %.

Le Canadien a également perdu ses deux rencontres à domicile en temps réglementaire et n’a inscrit que trois buts en deuxième période, contre huit accordés.

Dans une équipe qui aspire à se battre parmi les meilleures formations de la LNH, ces chiffres sont alarmants. St-Louis doit trouver des solutions, mais il paraît totalement en panique.

Pour l’instant, entre les décisions discutables derrière le banc, les changements de trios qui semblent arriver trop tard et les difficultés persistantes des unités spéciales, on a surtout l’impression que la pression commence à avoir le meilleur de lui.

Le cas de Danault illustre parfaitement le problème. Le pauvre Québécois est dans l'équipe juste pour ça: gagner ses mises au jeu. Sinon, il ne sert à rien.

Pourquoi refuser de l’utiliser dans une situation où la possession de la rondelle est essentielle? Imaginez les conséquences sur l'estime de soi de Danault. On parle d'un manque de respect flagrant du coach envers son attaquant.

Suzuki est le capitaine, le joueur vedette et le centre numéro un, mais cela ne signifie pas qu’il doit automatiquement être envoyé dans toutes les situations décisives.

Un bon entraîneur doit savoir mettre son ego de côté, répartir les responsabilités et choisir le joueur qui offre les meilleures chances de réussir à un moment précis.

St-Louis fait juste surutiliser ses vedettes en ce moment. Pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire.

Danault était vraiment frustré par cette séquence. Est-ce simplement la déception d’un compétiteur après une autre soirée difficile, ou le signe d’une frustration plus profonde face aux décisions de son entraîneur?

L'image d'hier permet de trancher. Dans une équipe qui accumule les mauvais résultats, les regards, les réactions sur le banc et ceux qui font la "baboune" finissent par être flagrants à l'oeil nu.

Martin St-Louis doit trouver des solutions rapidement. Le Canadien ne peut pas continuer à donner l’impression que les mêmes problèmes reviennent soir après soir sans que le personnel d’entraîneurs parvienne à corriger le tir.

Lorsque les changements de trios arrivent en retard, que les décisions dans les moments critiques sont dignes du pee-wee et que les joueurs montrent leur frustration, la responsabilité du pilote devient incontournable.

Le problème n’est pas simplement que Montréal perd des matchs. C’est que les décisions de Martin St-Louis donnent de plus en plus l’impression que l’entraîneur est perdu... comme Bambi qui cherche sa maman.

Le stress commence à affecter son jugement derrière le banc, On doit sérieusement se demander si son entraîneur est encore en mesure de remettre cette équipe sur les rails.

C'est la LNH. Pas le niveau pee-wee. En ce moment, ça va trop vite pour le pauvre Marty.