Depuis quelques jours, une véritable panique commence à s’installer autour du futur contrat d’Ivan Demidov.
On entend parler de Dan Milstein, son agent, comme le pire des requins sans aucune pitié pour le DG en face de lui.
On entend parler de Macklin Celebrini et Connor Bedard qui pourraient fait sauter le marché de l'argent dans la LNH.
On entend parler de contrats de 15, 18 ou même 20 millions de dollars par saison dans le futur.
Tranquillement, certains partisans commencent à imaginer le pire.
Comme si les prochaines négociations entre le Canadien de Montréal et Ivan Demidov allaient se transformer en guerre nucléaire.
Pourtant, lorsqu’on écoute ce qui se dit à l’intérieur même de l’organisation, le portrait est beaucoup moins dramatique.
Kent Hughes a pratiquement envoyé un message de confiance totale lorsqu’il a abordé le dossier cette semaine.
« Je vais avoir des discussions avec son agent dans les prochaines semaines. Je crois qu’Ivan aime Montréal, jouer ici pour les Canadiens. Là où il y a un désir, il y a une façon. On va trouver un moyen de s’entendre sur le contrat. »
Ce n’est pas le discours d’un directeur général inquiet ou d’un homme qui se prépare à une confrontation.
Hughes a même ajouté que son objectif idéal était de signer Demidov à long terme, soit huit ans, le maximum possible.
C'est la dernière année où c'est possible de signer un joueur pour 8 ans. À partir de l'été prochain, ce ne sera que 7 ans.
Lorsqu’on écoute Nick Suzuki, le capitaine est moins inquiet que les partisans.
Suzuki a rappelé que Demidov est obsédé par la victoire. Qu’il place l’équipe avant tout. Qu’il a été l’un des joueurs les plus affectés après l’élimination contre les Hurricanes de la Caroline.
Le portrait qui ressort à Montréal est celui d’un joueur qui adore la ville, adore l’organisation et adore son groupe de coéquipiers.
C’est loin de l’image d’une superstar qui prépare à "vider" le portefeuille de Geoff Molson.
Oui, Dan Milstein est un agent redoutable et va défendre chaque dollar. Il va utiliser tous les comparables possibles.
C’est son travail.
Mais plusieurs rumeurs voulant que Milstein cherche déjà à atteindre coûte que coûte le 10 millions de dollars par année est faux.
Toutefois, attention. Même si les négociations ne devraient pas virer au carnage, il faut être réaliste : Ivan Demidov va devenir l’attaquant le mieux payé des Canadiens de Montréal.
C’est pratiquement inévitable.
Nick Suzuki gagne actuellement 7,875 millions de dollars par saison.
Cole Caufield gagne 7,85 M$.
Juraj Slafkovsky touche 7,6 millions.
Or, Demidov vient de terminer sa saison recrue avec 19 buts et 62 points malgré l’absence d’un véritable centre offensif à ses côtés pendant une bonne partie de l’année.
Le Canadien ne pourra pas le convaincre de rester en-bas de la hiérarchie salariale imposée par Kent Hughes.
La vraie question n’est donc pas de savoir s’il va dépasser Suzuki.
La vraie question est de combien.
Il faut aussi regarder ce qui s’en vient ailleurs dans la ligue.
Connor Bedard et Macklin Celebrini vont faire exploser le marché.
Tous les jeunes joueurs vedettes vont en profiter. Voilà pourquoi on raconte que son agent veut attendre que les deux supervedettes signent leurs contrats respectifs avant de négocier avec le CH.
Lane Hutson a raconté avoir discuté de tout ça avec Demidov. Les deux joueurs parlent déjà ouvertement de jouer ensemble à Montréal pendant la prochaine décennie.
Bonne nouvelle, car Hutson a été déconcentré par les négociations de son contrat en début d'année. Et surtout, il a accepté un gros rabais pour signer 8 ans. Espérons qu'il arrive à convaincre Demidov de signer vite et pour moins cher que le marché.
Mais plus Kent Hughes attend, plus la facture risque d’augmenter.
Il faut le signer avant Bedard et Celebrini. Mission impossible?
Avec Kent Hughes, le mot impossible n'existe pas.
