Samuel Montembeault reçoit un sérieux avertissement : le prochain chapitre est commencé

Samuel Montembeault reçoit un sérieux avertissement : le prochain chapitre est commencé

André Soueidan
Le 2026-07-16

Quelque chose saute immédiatement aux yeux depuis quelques jours à Brossard.

D’un côté, Jacob Fowler est présent. Il s’entraîne, il se montre devant les caméras, il patine avec assurance et agit déjà comme un gardien qui fait partie de l’environnement du Canadien.

De l’autre, Samuel Montembeault est absent de ce décor. Le contraste est impossible à ignorer.

Fowler n’agit pas comme un espoir qui attend son tour.

À seulement 21 ans, il donne plutôt l’impression d’un gardien qui veut déjà s’imposer. Après avoir connu une excellente saison entre Laval et Montréal, il poursuit son développement sans ralentir.

À Laval, il a maintenu une moyenne de buts alloués de 2,23 avec un pourcentage d’arrêts de ,916 en 27 matchs.

Avec le Canadien, il a ajouté 17 rencontres, une moyenne de 2,43 et un taux d’efficacité de ,908. Des chiffres qui expliquent facilement pourquoi toute l’organisation croit en lui.

La vidéo tournée à Brossard ce matin envoie aussi un message. Fowler ne se cache pas.

Il est déjà dans son environnement. Il travaille comme si la prochaine étape était toute naturelle. Même son aisance avec la rondelle avant l’entraînement a retenu l’attention des gens présents.

Pendant ce temps, Samuel Montembeault s’apprête à entreprendre la dernière année de son contrat.

Le gardien québécois touche actuellement 3,15 millions de dollars par saison et deviendra joueur autonome sans compensation à l’été 2027.

Malgré toute l’importance qu’il a eue pendant la reconstruction, le portrait de l’organisation n’est plus le même qu’il y a seulement un an.

Le Canadien possède maintenant trois gardiens capables d’évoluer dans le hockey professionnel. Jakub Dobeš vient de signer un nouveau contrat. Jacob Fowler poursuit une progression qui dépasse les attentes. Montembeault demeure un gardien crédible dans la LNH, mais la concurrence n’est plus théorique.

Elle est déjà installée à Brossard.

Les chiffres racontent d’ailleurs une histoire intéressante.

Fowler est déjà plus jeune de huit ans que Montembeault. L’un débute son contrat d’entrée dans la LNH.

L’autre approche de l’autonomie complète.

L’un représente le futur immédiat de l’organisation. L’autre demeure aujourd’hui la stabilité du présent.

C’est précisément cette transition qui attire maintenant toute l’attention.

Depuis deux saisons, Montembeault a fait exactement ce que le Canadien lui demandait. Il a accepté un rôle immense pendant la reconstruction, il a souvent gardé l’équipe dans les matchs et il s’est imposé comme un gardien crédible dans la LNH.

Sans lui, plusieurs jeunes joueurs n’auraient probablement pas pu progresser dans un environnement aussi stable.

Mais le hockey évolue rapidement.

Kent Hughes et Jeff Gorton n’ont jamais caché qu’ils voulaient bâtir une organisation capable de produire ses propres joueurs.

Cette philosophie ne s’arrête pas aux attaquants ou aux défenseurs.

Elle touche aussi les gardiens.

Jakub Dobes vient d’obtenir un nouveau contrat. Jacob Fowler est considéré comme l’un des meilleurs espoirs devant le filet au hockey.

Pendant ce temps, Montembeault approche de la dernière année de son entente.

Plus Fowler progressera, plus la pression augmentera sur toute la structure du club.

Fowler possède d’ailleurs un profil qui fait rêver.

Son calme, sa lecture du jeu, sa technique et sa confiance impressionnent depuis son arrivée dans l’organisation.

Après avoir dominé dans les rangs universitaires, il a rapidement démontré qu’il pouvait franchir les étapes sans perdre ses moyens.

Chaque apparition renforce l’impression qu’il ne sera pas un projet à très long terme.

Cela ne signifie pas que Montembeault devient soudainement un mauvais gardien. Bien au contraire.

C’est justement parce qu’il a gagné le respect partout dans la LNH qu’il conserve une valeur importante.

Une équipe qui cherche un gardien numéro un capable de partager le filet ou un vétéran fiable pourrait facilement s’intéresser à lui si le Canadien décide un jour d’accélérer sa transition.

Plusieurs formations demeurent à la recherche de stabilité devant le filet chaque été, et un gardien expérimenté comme Montembeault représente exactement le type de profil qui attire les directeurs généraux.

Le Canadien, lui, doit surtout penser à son avenir.

Personne ne peut dire aujourd’hui quand la transition se fera.

Le calendrier reste à écrire. Une chose paraît toutefois de plus en plus évidente : le débat n’est plus théorique.

Jacob Fowler est là pour rester.

À suivre…