José Théodore a finalement reculé.
Il s'est couché...
Sur les ondes de Cogeco Média au micro de Mario Langlois, l’ancien gardien du Canadien a présenté des excuses publiques à Jakub Dobeš… tout en continuant à expliquer pourquoi il trouvait encore sa réaction “bizarre”.
Des excuses... malaisantes...
Il y a quelques semaines à peine, Théodore l’avait détruit publiquement après les larmes de Dobeš en octobre. Il l’avait traité comme un gardien incapable de gérer la pression montréalaise. Il avait ridiculisé ses émotions. Il avait même lancé une phrase qui lui colle encore à la peau :
“Si Dobeš pleure après un match au mois d’octobre, il va manquer de larmes dans sa carrière.”
Le message était sans pitié : un gardien numéro un à Montréal ne pleure pas.
Aujourd’hui?
Le même José Théodore admet s’être trompé.
“Je me rallie derrière Jakub.”
“Dans la vie, on est capables d’admettre nos erreurs.”
Et plus il parlait, plus on sentait qu’il était forcé de reconnaître une réalité qu’il ne voulait pas voir au départ : Dobeš l’a impressionné mentalement.
“Je l’ai sous-estimé.”
“J’ai sous-estimé sa force de caractère.”
“Présentement, c’est un gars extrêmement solide et confiant.”
Venant d’un ancien gagnant du trophée Hart et Vézina qui se moquait de Dobes depuis le début de l'année, on se dit que le karma existe.
Mais le plus hypocrite, c’est qu’en même temps qu’il s’excuse… il recommence presque immédiatement à enfoncer le clou.
Parce qu’il revient encore sur les pleurs d’octobre.
“Ça reste un red flag.”
“Quand tu es rendu même dans l’entourage du Canadien et que des joueurs trouvent ça spécial et pathétique…”
Théodore révèle quelque chose d’énorme : selon lui, certains à l’interne du Canadien auraient trouvé la scène étrange.
“J’ai parlé avec l’entourage du Canadien et même les joueurs ont trouvé ça spécial Ils étaient what the f....”
Ouch.
Même dans son mea culpa, il laisse entendre que Dobeš avait créé un malaise dans la chambre.
Il s'excuse... mais il se moque encore de Dobeš.
“Tu pleures après une game au mois d’octobre… tu vas en perdre des matchs dans ta carrière.”
Theo demande le pardon de manière tellement "fake".
On comprend aussi pourquoi le Canadien n’avait probablement pas intérêt à trop exposer émotionnellement Dobeš à ce moment-là.
Parce que les réactions ont été extrêmement dures.
On le traitait de pleurnichard.
On remettait sa solidité mentale en question.
On disait qu’il n’avait pas l’étoffe d’un numéro un.
Et aujourd’hui, après avoir éliminé le Lightning de Tampa Bay, après avoir tenu tête à Andrei Vasilevskiy, après avoir volé des matchs dans un contexte de pression immense… tout le narratif commence à exploser au visage de ceux qui l’avaient enterré trop vite.
Mais au lieu d'être sincère... Théodore fait comme s'il est désolé, en continuant d'enfoncer son ennemi médiatique... jusqu'au cou...
