Séparation entre Connor McDavid et les Oilers: il critique son DG publiquement

Séparation entre Connor McDavid et les Oilers: il critique son DG publiquement

Par David Garel le 2026-05-15

Rien ne va plus entre Connor Mcdavid et son DG... au point que ça sent la séparation à plein nez...

McDavid n'a pas accepté que les médias affirment que c'est lui qui a eu la tête du coach Kris Knoblauch. Et le DG Stan Bowman n'a rien fait pour calmer la rumeur.

Comme si Bowman aimait le fait que McDavid paraissait comme le coupable.

Mais la réalité sort aujourd'hui. Connor McDavid estt beaucoup plus frustré par la gestion de Stan Bowman que par son entraîneur-chef congédié.

Quand on recule de quelques mois et qu’on regarde l’ensemble du portrait, cette impression devient difficile à ignorer.

Il faut rappeler une chose essentielle dans ce dossier : Kris Knoblauch n’était pas un entraîneur embauché au hasard.

Les Oilers sont allés le chercher précisément en raison de son lien privilégié avec Connor McDavid.

Knoblauch avait dirigé McDavid chez les Otters d’Erie dans la OHL. Il connaissait sa personnalité. Il connaissait ses habitudes. Il savait comment parler à une superstar qui porte pratiquement une organisation entière sur ses épaules depuis une décennie.

Quand Edmonton a remplacé Jay Woodcroft, le message était clair : on allait chercher un entraîneur capable de reconnecter directement avec Connor McDavid.

À l’époque, personne ne cachait vraiment cette réalité.

Aujourd’hui, le même entraîneur vient d’être sacrifié publiquement après avoir mené son équipe à deux finales de la Coupe Stanley en trois ans.

McDavid aurait sauté une coche en entendant son surnom de "destructeur de coach".

Selon ce que rapporte les médias d'Edmonton, McDavid a laissé couler l'information de toutes ses critiques envers Stan Bowman.

Connor McDavid a accepté un contrat de deux ans à rabais. Avec l’augmentation rapide du plafond salarial, il aurait pu exiger encore davantage. Il a choisi de laisser de l’argent sur la table pour permettre à son directeur général d’améliorer sérieusement l’équipe.

Le message était simple : je vous donne une chance, maintenant faites votre travail.

Le problème, c’est que les décisions de Bowman ont coulé l'équipe.

Prenons le dossier de Philip Broberg et Dylan Holloway.

Quelques semaines après l’arrivée de Bowman, les Blues de Saint-Louis déposent des offres hostiles aux deux jeunes joueurs. Edmonton avait un problème de masse salariale, c’est vrai. Sauf qu’un directeur général peut toujours créer de l’espace lorsqu’il considère un joueur comme essentiel à son avenir.

Bowman a décidé de laisser partir les deux.

Avec le recul, cette décision commence à ressembler à un désastre monumental.

Holloway, considéré par Bowman comme un joueur potentiellement surpayé, a explosé offensivement. Après une saison de 63 points en 77 matchs, il a suivi avec une autre campagne productive de 51 points en seulement 59 rencontres.

Sa vitesse, son intensité et sa capacité à jouer dans les moments importants auraient changé le visage du top-9 offensif d’Edmonton.

Broberg?

Encore pire pour les Oilers.

Le défenseur est devenu le numéro un des Blues de Saint-Louis. À seulement 24 ans, il joue plus de 23 minutes par match, a récolté 34 points avec un différentiel de +14 et représente exactement ce qui manque aux Oilers : un défenseur mobile capable d’absorber de grosses minutes sans s’écrouler défensivement.

Edmonton les a laissés partir contre des choix compensatoires.

Puis il y a le dossier Tristan Jarry.

Depuis combien d’années les Oilers cherchent-ils un gardien capable de stabiliser cette équipe?

Et parmi toutes les options disponibles, Bowman a choisi un gardien en chute libre avec les Penguins de Pittsburgh, un joueur qui venait d’être envoyé dans la Ligue américaine et qui transportait encore un contrat de 5,38 millions par saison pour deux années supplémentaires.

Le coût?

Un choix de deuxième ronde.

Et Brett Kulak.

Résultat : Jarry a été catastrophique avec une moyenne de buts alloués de 3,86 et un pourcentage d’arrêts de ,858. En séries éliminatoires, il a disparu du portrait tellement il était mauvais.

Pendant ce temps, Kulak a retrouvé sa valeur ailleurs, lui qui joue les héros au Colorado après que les Penguins l'aient transigé à l'Avalanche contre Samuel Girard et un choix de 2e ronde.

Comment Connor McDavid est supposé regarder cette situation sans frustration?

Il a accepté moins d’argent précisément pour permettre à la direction d’améliorer le groupe autour de lui.

À la place, l’équipe a reculé. Voilà pourquoi McDavid a décidé de sortir publiquement avec Leon Draisaitl pour envoyer leur DG sous l'autobus.

La profondeur offensive s’est affaiblie.

La défensive est demeurée vulnérable.

Le problème du gardien n’a jamais été réglé.

Et à la date limite des transactions, Bowman a continué de sacrifier l’avenir.

Un choix de première ronde en 2026 pour Jake Walman.

Un autre premier choix en 2027 pour Jason Dickinson.

Trois choix de deuxième ronde pour Max Jones, Trent Frederic et Connor Murphy, en plus d’autres actifs envoyés ailleurs.

Frederic a reçu une prolongation massive de huit ans et 30,8 millions malgré une production limitée de sept points en 74 matchs et deux retraits de l’alignement en séries.

Walman a obtenu un contrat de 49 millions sur sept ans après une production de 20 points en 53 matchs et un différentiel de -17.

Connor McDavid et Leon Draisaitl ont vu tout ça se dérouler devant eux.

Puis, après l’élimination contre Anaheim, les deux vedettes ont lancé des messages qu’on entend rarement publiquement de joueurs de ce calibre.

McDavid n’a pas cherché à protéger le narratif.

« Toute l’année, nous étions une équipe moyenne. Quand tu es une équipe moyenne avec de grandes attentes, tu vas certainement finir déçu. »

Leon Draisaitl est allé encore plus loin en incluant directement la direction parmi les responsables du recul de l’équipe.

Et maintenant?

Stan Bowman congédie Kris Knoblauch.

Un entraîneur qu’il avait pourtant prolongé pour trois ans à peine huit mois plus tôt pour 7,5 M$. (2,5 M$ par année).

Pire encore, Edmonton aurait demandé la permission aux Golden Knights de Vegas de parler à Bruce Cassidy avant même d’officialiser le congédiement de Knoblauch.

Et les médias d'Edmonton ont affirmé avec erreur que c'était le désir de McDavid.

Quand une organisation traite un entraîneur amené spécifiquement pour sa superstar de cette façon et que tu le congédie en faisant passer ton capitaine comme le responsable, la réaction devient inévitable : McDavid sa sauté une solide coche.

Plusieurs personnes autour de la ligue affirment que sa frustration vise d’abord Stan Bowman.

Et si Edmonton continue d’accumuler les erreurs pendant que Montréal devient tranquillement un projet crédible avec Nick Suzuki, Ivan Demidov, Juraj Slafkovsky, Lane Hutson et une flexibilité financière importante, les rumeurs entourant les Canadiens de Montréal ne feront que grossir.

Mais sommes-nous vraiment prêts à sacrifier Michael Hage, Cole Caufield et trois choix de 1re ronde, le prix à payer selon Mathias Brunet.

Caufied est tellement aimé à Montréal. Il faudrait tout faire pour ne pas le sacrifier.

Mais si on veut vraiment le meilleur joueur au monde à Montréal... il faudra sacrifier la lune.

À Edmonton, la pression n’a jamais été aussi forte.

Connor Mc David n'a plus de patience.

Ç va chauffer au Québec cet été...