Une place reste à prendre dans l’entourage offensif d’Ivan Demidov… et le Canadien pourrait avoir une occasion particulièrement intéressante sous les yeux.
Eeli Tolvanen vient de passer plus de sept semaines sur le marché des joueurs autonomes sans trouver de contrat, mais son camp assure que plusieurs équipes ont déjà discuté avec lui.
Montréal n’est pas identifié parmi ces formations, alors impossible d’affirmer que Kent Hughes est réellement en contact avec l’attaquant finlandais.
Mais quand on regarde le profil du joueur et ce que le Canadien cherche encore à faire autour de Demidov, difficile de ne pas faire le rapprochement.
Le premier trio semble destiné à rester intact avec Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky.
Cette unité a suffisamment démontré sa valeur pour que Martin St-Louis ne soit pas tenté de tout chambouler.
La véritable question se trouve donc derrière, particulièrement autour de Demidov, qui devrait occuper une place importante dans le top 6 après une première expérience encourageante dans la LNH.
Alex Newhook a déjà montré en séries qu’il pouvait jouer au centre aux côtés du jeune Russe, ce qui donne au Canadien une base intéressante.
Reste à trouver le joueur capable de compléter cette combinaison et d’apporter une présence offensive suffisamment régulière pour éviter que Demidov ait constamment à créer quelque chose à partir de rien.
Le dossier Patrik Laine n’a jamais réellement permis de régler cette question.
L’expérience n’a pas produit les résultats espérés et Montréal doit maintenant regarder ailleurs pour trouver une solution plus fiable autour de son jeune talent offensif.
C’est précisément pour cette raison que Tolvanen devient une option qui mérite au moins d’être considérée.
Le Finlandais de 27 ans n’est pas une vedette de 50 ou 60 points qu’on va présenter comme le morceau manquant d’une attaque qui aspire immédiatement à la Coupe Stanley.
Ce serait vendre du rêve, et les partisans du Canadien ont déjà suffisamment payé pour des rêves qui ne se sont pas matérialisés.
Son profil est beaucoup plus réaliste.
Tolvanen a inscrit 12 buts et récolté 24 passes en 78 matchs avec le Kraken de Seattle la saison dernière, dépassant ainsi le plateau des 30 points pour une quatrième année consécutive.
Surtout, cette production est arrivée après une saison 2024-2025 où il avait marqué 23 buts.
Voilà qui change un peu la perception du joueur.
On parle d’un attaquant capable de fournir une contribution offensive respectable tout en apportant une certaine robustesse.
Tolvanen a distribué 211 mises en échec par saison en moyenne au cours des trois dernières campagnes, malgré un gabarit qui n’est pas particulièrement imposant.
Son utilisation pourrait donc varier selon les besoins, avec la possibilité de le faire jouer sur une troisième ligne tout en lui donnant des responsabilités plus offensives lorsqu’une occasion se présente.
Pour Montréal, cette polyvalence pourrait avoir une certaine valeur.
Un joueur de 30 à 40 points capable de jouer avec Demidov, de tirer au filet, de gagner des rondelles et de donner un peu de mordant à une unité offensive représente un scénario beaucoup plus crédible qu’un grand nom débarquant soudainement au Centre Bell pour devenir la vedette du deuxième trio.
Le prix pourrait aussi devenir intéressant.
Tolvanen gagnait 3,475 millions de dollars par saison avec Seattle et avait été projeté plus tôt cet été autour de quatre millions par année sur trois ans.
Avec le marché des joueurs autonomes qui avance et plusieurs postes déjà occupés ailleurs dans la LNH, ses exigences pourraient maintenant être différentes.
Une entente d’un an pourrait même devenir une avenue logique pour l’attaquant, qui aurait ensuite l’occasion de revenir sur le marché avec une meilleure saison en poche.
C’est exactement le genre de dossier que Kent Hughes peut se permettre d’examiner sans hypothéquer son avenir.
Le Canadien n’a pas besoin de transformer Demidov en sauveur de l’attaque dès sa première saison complète.
Le jeune Russe a besoin de talent autour de lui, mais aussi de joueurs capables de compléter son style et de profiter des occasions qu’il va créer.
Tolvanen ne réglerait évidemment pas tous les problèmes offensifs de Montréal, mais son profil pourrait offrir une solution relativement abordable à une question qui demeure ouverte.
Pour l’instant, rien ne permet de dire que Tolvanen est réellement la cible de Hughes.
Plusieurs équipes discutent avec son entourage et son ancienne équipe, Seattle, n’en fait pas partie.
Le Canadien n’est donc qu’une possibilité parmi d’autres.
Mais si Montréal cherche justement un ailier offensif capable de jouer dans un rôle de deuxième unité sans coûter une fortune, le nom de Tolvanen mérite au moins d’être inscrit quelque part sur le tableau de Kent Hughes.
Avec Demidov qui arrive à une étape où chaque joueur placé à ses côtés peut influencer son développement… le Canadien ne peut pas se permettre de se tromper éternellement.
À suivre…
