Sortie publique de Samuel Montembeault et son amoureuse: ils répondent à la colère du CH

Sortie publique de Samuel Montembeault et son amoureuse: ils répondent à la colère du CH

David Garel
Le 2026-07-23

Depuis 48 heures, Samuel Montembeault est au cœur d’une tempête. Sa sortie publique sur son refus de revivre un ménage à trois devant le filet a déclenché une avalanche de critiques.

Plusieurs partisans lui reprochent d’avoir placé ses intérêts personnels devant ceux de l’organisation, alors que le Canadien tente de gérer une situation vraiment délicate.

Pour qui se prend Samuel Montembeault?

La question était partout sur les réseaux sociaux.

Le CH a tout fait pour l'échanger, mais personne n'en veut.

Le CH n'a vraiment pas apprécié que Samuel Montembeault envoie n message très clair, par personne interposée (le journaliste Stu Cowan), dans les pages de The Gazette, comme quoi il exigeait une transaction s'il y avait encore un ménage à trois à Montréal.

Kent Hughes et Jeff Gorton auraient été froissés par l'attitude égoïste du gardien.. Les deux dirigeants ont toujours privilégié les discussions à l’interne et détestent voir des dossiers sensibles se retrouver sur la place publique.

En laissant filtrer son refus d’un ménage à trois par l’entremise d’un journaliste, Samuel Montembeault a compliqué le travail de son directeur général au moment même où le Canadien tente de gérer un surplus de gardiens.

Au lieu de permettre à l’organisation de conserver toutes ses options, cette déclaration a ajouté une pression inutile et a braqué les projecteurs sur un dossier que le CH souhaitait manifestement régler loin des caméras et des manchettes.

Pour une direction qui mise autant sur la discrétion et le contrôle du message, cette intervention a mis en furie les dirigeants du CH.

Depuis, la réaction a été violente.

Partout, les amateurs lui rappellent la même chose.

Le Canadien l’a réclamé au ballottage lorsque plus personne ne croyait en lui.

Le CH lui a offert une carrière.

Montréal lui a donné des années pour se développer.

Kent Hughes lui a ensuite remis un contrat de 15,45 millions de dollars étalés sur 3 ans.

Et aujourd’hui, c’est lui qui voudrait commencer à dicter les décisions hockey de Kent Hughes?

Le timing de sa sortie publique n’aurait pas pu être pire.

Pendant que Jakub Dobeš s’impose comme le gardien numéro un de l’organisation. Pendant que Jacob Fowler est déjà un gardien de la LNH et le meilleur espoir au monde à sa position. Pendant que le Canadien tente de trouver une solution à son surplus de gardiens en échangeant le pauvre indésirable qu'est devenu Sam.

Le Québécois choisit ce moment pour faire savoir publiquement qu’il veut déménager de Montréal.

Ce genre de message ne met pas seulement de la pression inutile sur la direction.

Il envoie aussi un message à ses coéquipiers.

Le groupe passe après ses propres intérêts.

Dans une équipe qui répète constamment que personne n’est plus grand que le logo, cette sortie a laissé plusieurs personnes en furie.

Puis…

Quelques heures plus tard…

Le discours change complètement.

Le couple Montembeault publie les photos de Daryanne enceinte, dans une grossesse avancée, pour fermer les bouches.


Des photos magnifiques.

Un message rempli d’amour.

« Mommy and Daddy can’t wait to meet you. »

D’abord, une chose est essentielle.

Toutes nos félicitations à Samuel et à Daryanne.

Il n’y a rien de plus important que la naissance d’un enfant et nous leur souhaitons énormément de bonheur dans cette nouvelle aventure.

Mais impossible d’ignorer le contexte.

Impossible de ne pas remarquer le timing.

Au moment précis où Samuel Montembeault est au cœur d’une tempête médiatique, où son image est sévèrement écorchée par sa sortie publique, voilà qu’arrive une publication extrêmement émotive qui fait instantanément dévier la conversation.

Clairement, cette sortie "sociale" avait pour but de calmer la colère des fans du CH. Et cela a fonctionné à merveille.

Les réseaux sociaux changent complètement de ton.

Les critiques disparaissent.

Les félicitations prennent toute la place.

Tant mieux pour le couple.

Mais sur le plan des relations publiques, difficile de ne pas constater que cette publication vient complètement casser la vague de critiques qui frappait Samuel Montembeault depuis plusieurs jours.

Comme si le timing... était volontaire...

Wow. On se demande si le conseil de relations publiques vient de Chantal Machabée, la "maman" des joueurs.

Peu importe, le problème de fond, lui, demeure entier.

Le Canadien doit penser à l’organisation.

Pas aux préférences d’un joueur.

Kent Hughes ne construit pas son équipe pour faire plaisir à Samuel Montembeault. Assez, c'est assez. Trop souvent, l'organisation du CH a eu pitié de Montembeault et cela a influencé Kent Hughes dans le mauvais sens.

Il y a longtemps que Montembeault aurait dû être échangé (quand il avait une valeur) ou soumis au ballottage ou envoyé dans la ligue américaine si non-réclamé.

Le DG du CH construit son équipe pour gagner une Coupe Stanley.

Si la meilleure solution est un ménage à trois pendant quelques semaines, ce sera un ménage à trois.

Si la meilleure solution est le ballottage, ce sera le ballottage.

Si la meilleure solution est une transaction, ce sera une transaction.

Les décisions appartiennent à Kent Hughes.

Pas à Samuel Montembeault.

Ce qui choque autant dans cette histoire, c’est que Montembeault n’est pas en position de négocier ou de faire la diva qui fait ses caprices de bébé gâté.

Son marché est inexistant.

Les Oilers avaient besoin d’un gardien.

Ils ont regardé ailleurs. (Devon Levi, Frederik Andersen)

Toronto avait besoin d’aide devant le filet.

Ils ont regardé ailleurs. (Sergei Bobrovksy)

La Floride a complètement remodelé sa situation devant le filet avec Jakob Markstrom.

Les Devils cherchent de la stabilité suite au départ de Markstrom, mais même si le "grand frère" de Montembeault, Jake Allen, est au New Jersey, les Devils ne veulent rien savoir du Québécois.

Samuel Montembeault a été rejeté par la LNH au grand complet.

Et malgré tout, il tente de fixer les règles.

Voilà pourquoi autant d’amateurs trouvent la situation difficile à avaler.

Le Canadien lui a offert une carrière que personne d’autre ne voulait lui offrir. On en a fait un multimillionnaire.

Montréal et le Québec lui ont fait confiance malgré ses effondrements.

Malgré ses difficultés mentales.

Malgré ses performances qui se sont écroulées.

Et aujourd’hui, au moment où deux jeunes gardiens représentent clairement l’avenir de l’organisation, il refuse le rôle que l’équipe pourrait lui demander d’accepter.

Au final, peu importe les émotions, peu importe les sympathies, peu importe les magnifiques photos de grossese qui ont attendri tout le monde, une réalité demeure.

Le Canadien ne prendra pas ses décisions en fonction de Samuel Montembeault.

Il les prendra en fonction de Jakub Dobeš et Jacob Fowler.

Et de l’avenir de la concession.

Le reste… ce n’est que du bruit.

Une heureuse nouvelle familiale ne change rien à cette réalité sportive.

Elle change simplement, pour un moment, le sujet de conversation.