Sortie publique : Martin St-Louis envoie promener les réseaux sociaux des fans du Canadien

Sortie publique : Martin St-Louis envoie promener les réseaux sociaux des fans du Canadien

Par William Petit Lemay le 2026-04-23

Martin St-Louis n’a pas mâché ses mots. À la suite de la tempête qui s’est abattue sur Kirby Dach après le match numéro deux, l’entraîneur du Canadien a pris la parole… et son message visait directement l’environnement autour de son équipe.

Sans hausser le ton, mais avec une fermeté évidente, St-Louis a dénoncé les excès observés sur les réseaux sociaux.

Il a rappelé que son groupe avait besoin que « tout le monde pousse dans la même direction », que les joueurs ne sont « pas parfaits » et qu’ils commettront inévitablement des erreurs. Il a insisté sur un point précis : les intentions de ses joueurs sont bonnes, même quand le résultat ne suit pas.

Et surtout, il a laissé tomber une phrase lourde de sens : dans un marché comme Montréal, il souhaiterait carrément que ses joueurs n’utilisent pas les réseaux sociaux.

Le message est clair. Pour lui, la ligne a été franchie.

Parce que dans le cas de Kirby Dach, la réaction a été violente.

Très violente.

Après son erreur en prolongation, soit un dégagement refusé suivi d’une couverture ratée le joueur s’est retrouvé au centre d’un véritable déferlement. Critiques, insultes, attaques personnelles. Au point où il a fermé ses comptes pour couper le bruit.

Son entourage aussi a été touché.

Ce genre de situation dépasse le hockey. Et là-dessus, St-Louis n’a pas tort.

Mais là où le débat devient intéressant, c’est sur la suite.

Parce que défendre un joueur face à des attaques personnelles, c’est une chose. Maintenir ce même joueur dans un rôle important malgré des performances inquiétantes, c’en est une autre.

Et c’est exactement là que la fracture se crée avec les partisans.

À Montréal, personne ne découvre la pression. C’est le marché le plus intense de la Ligue nationale. Le plus scruté. Le plus commenté. Chaque geste est analysé, chaque erreur amplifiée. Les joueurs le savent avant même de signer leur contrat.

Ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas une surprise.

Porter ce chandail-là vient avec une responsabilité. Une exposition. Une capacité à gérer l’adversité.

Et en ce moment, Kirby Dach traverse une période extrêmement difficile.

Aucun point depuis le début de la série. Une production en chute libre depuis des semaines. Une implication inconstante. Et maintenant, une erreur majeure dans un moment critique.

Ce n’est pas uniquement une question d’opinion populaire.

C’est une réalité sur la glace.

C’est là que plusieurs décrochent du discours de Martin St-Louis.

Parce que son rôle, au-delà de protéger ses joueurs, c’est aussi de prendre des décisions pour gagner. D’ajuster. De réagir. De reconnaître quand quelque chose ne fonctionne plus.

Et pour une grande partie des observateurs, la situation de Dach en est rendue là.

Au lieu de ça, St-Louis reste fidèle à sa ligne. Il parle d’intentions. De solidarité. De groupe uni. Il refuse de pointer du doigt. Il refuse de céder à la pression extérieure.

C’est noble.

Mais c’est aussi risqué.

Parce que pendant ce temps, le message envoyé est ambigu. D’un côté, on condamne les excès des réseaux sociaux. De l’autre, on maintient un joueur au cœur de la tempête dans un rôle clé.

Et ça, dans un marché comme Montréal, ça ne passe pas inaperçu.

Le Centre Bell s’apprête à accueillir le match numéro trois. L’énergie sera électrique. L’émotion à son comble.

Et tous les regards seront tournés au même endroit.

Pas seulement sur la glace.

Mais sur les décisions derrière le banc.

Martin St-Louis a choisi de protéger son joueur. Il a choisi de tenir sa position. Il a choisi d’ignorer le bruit.

Parce qu’à Montréal, une chose est certaine : quand tu refuses d’écouter le bruit… il finit toujours par te rattraper.