Surprise à Buffalo: Arber Xhekaj vit ses derniers moments

Surprise à Buffalo: Arber Xhekaj vit ses derniers moments

Par David Garel le 2026-05-05

Pauvre Arber Xhekaj. Il fait encore la une... pour les mauvaises raisons...

Le fait qu'il soit écarté de la formation une fois de plus en vue du premier affrontement contre les Sabres de Buffalo créent une véritable commotion à Buffalo.

Il y a des décisions qui parlent plus fort que n’importe quelle conférence de presse. Et celle-là, elle résonne partout dans la ligue.

Parce que quand tu affrontes une équipe lourde, agressive, qui joue à la limite comme les Sabres de Buffalo… et que tu laisses ton joueur le plus intimidant dans les estrades, le message est brutal.

Arber Xhekaj ne joue pas.

Et ce n’est pas seulement à Montréal que ça fait réagir.

Même dans le vestiaire adverse, ça surprend. Jordan Greenway, qui n’est pas exactement un joueur doux ou délicat, l’a dit sans détour : il est étonné de ne pas voir Xhekaj en uniforme pour un match de cette intensité-là. Quand un gars comme Greenway s’attend à affronter un shérif… et qu’il n’est pas là, ça en dit long.

Parce que Buffalo, ce n’est pas une équipe de finesse. C’est gros, c’est robuste, ça frappe, ça dérange. Et dans ce contexte-là, laisser Xhekaj de côté, ce n’est pas un simple choix hockey. C’est une orientation.

Martin St-Louis fait un pari clair : la mobilité avant la robustesse. L’exécution avant l’intimidation. Mais ce pari-là, il a un prix.

Et ce prix, il tombe directement sur les épaules de Xhekaj.

Parce que là, on ne parle plus d’une rotation normale. On parle d’un joueur qui a bien joué contre Tampa Bay avant le retour de Noah Dobson, et le voilà qui est encore tassé comme un vulgaire déchet.

Il voit son rôle être détruit à nouveau, disparaître du plan de match au moment où son profil devrait être le plus utile, et qui regarde un match de séries contre une équipe physique… sans être habillé.

Dans la LNH, ce genre de signal, ça fait tellement mal.

C’est exactement comme ça que les rumeurs recommencent.

Elles n’étaient jamais complètement parties, mais là, elles reviennent en force. Parce que tout pointe dans la même direction : le Canadien de Montréal ne voit plus Xhekaj comme une pièce essentielle de son futur immédiat.

Un jeune défenseur, physique, intense, encore sous contrôle contractuel (agent libre avec compensation), ça attire du monde. Mais ça devient encore plus attirant quand ton propre entraîneur ne te fait plus confiance dans les moments clés.

L'équipe que le CH vient déliminer, le Lightning de Tampa Bay, serait très intéressé.

Tampa vient de se faire sortir en partie parce qu’il n’avait plus cette présence intimidante en défense. Leur ligne bleue vieillit, manque de mordant, et ça s’est vu contre Montréal.

Un joueur comme Xhekaj serait exactement le type de pièce qu’ils voudraient ajouter cet été pour redevenir plus difficiles à affronter.

Même logique du côté des équipes qui veulent entourer leurs jeunes vedettes avec du muscle et de la dissuasion. Ce genre de défenseur-là ne court pas les rues.

Des formations comme les Sharks de San Jose ou les Blackhawks de Chicago, qui cherchent à sortir de leur reconstruction, pourraient être tentées d’ajouter un joueur capable d’imposer le respect rapidement dans leur alignement.

Mackin Celebrini et Connor Bedard se sont fait brasser toute l'année. Qui de mieux qu'Arber Xhekaj pour les protéger?

Les Canucks de Vancouver sont dans une phase où ils doivent redéfinir leur identité. Le président Jim Rutherford a affirmé qu'il manquait de protection, de caractère et de présence physique. Si Gavin McKenna débarque en Colombie-Britannique, il faudra un profil comme Xhekaj afin de devenir le garde du corps du prodige.

Surtout que Pierre Dorion, l'un des favoris pour le poste de DG, a toujours adoré le profil de Xhekaj.

Du côté des Blues de Saint-Louis, on aimerait aussi un défenseur gaucher robuste. Inutile de vous rappeler que Xhekaj est l'un des meilleurs amis de Logan Mailloux.

Le pauvre shérif doit non seulement vivre avec les rumeurs de transaction, mais aussi avec les double-messages de son coach.

Martin St-Louis a envoyé des signaux complètement différents dans les deux dernières semaines. Il parlait d’un joueur qui progressait, d’un défenseur qui comprenait mieux ses limites, qui ajustait son jeu.

On avait l’impression qu’il gagnait du terrain, qu’il était en train de sortir de cette zone grise entre projet et joueur établi. Tout le monde pensait qu'il avait tassé Struble.

Et pourtant, au moment le plus exigeant physiquement de la saison, dans un 7e match ou en 2e ronde contre l'une des équipes les plus lourdes de la LNH… il disparaît complètement de l’alignement.

Et c’est là que le scénario devient inquiétant pour lui.

S’il ne joue pas contre Buffalo… contre une équipe faite pour lui… quand est-ce qu’il va jouer?

La réponse dérangeante, c’est peut-être qu’il ne jouera plus jamais un match à Montréal... à moins d'une blessure...

Les équipes autour de la ligue voient la même chose que tout le monde : un actif disponible. Un profil unique. Un gars qui peut encore être développé ailleurs, dans un système qui valorise davantage ce qu’il apporte.

Et dans la LNH, quand ton nom recommence à circuler pendant que ton chandail reste accroché… ça finit rarement par une prolongation de contrat

Ça finit... par une transaction...