Surprise à Montréal: Kent Hughes connait le prix à payer pour Simon Edvinsson
Simon Edvinsson. Getty

Surprise à Montréal: Kent Hughes connait le prix à payer pour Simon Edvinsson

David Garel
Le 2026-10-20

Grosse surprise à Montréal.

Selon Pierre LeBrun, Kent Hughes a fait ses devoirs et s’est renseigné sur le prix à payer pour mettre la main sur Simon Edvinsson, le géant des Red Wings de Detroit.

Voilà une information qui en dit long sur les intentions du directeur général montréalais. Après avoir vu son équipe manquer de robustesse contre la Caroline en finale de conférence et se faire brasser contre les équipes physiques depuis le début de la saison, Hughes sait qu’il doit ajouter du talent, du gabarit et des défenseurs capables d’absorber de grosses minutes.

Le problème, c’est qu’obtenir un jeune défenseur établi dans la LNH coûte une fortune, et les transactions comparables citées par LeBrun montrent à quel point Detroit exige une compensation gigantesque.

Dans son intervention du 20 octobre, le journaliste a identifié trois transactions qui permettent de mesurer la valeur potentielle d’Edvinsson : Mikhail Sergachev contre Jonathan Drouin, Noah Dobson contre deux choix de première ronde et Emil Heineman, puis Bowen Byram contre un ensemble comprenant notamment le quatrième choix au total.

Trois dossiers très différents, mais un point commun : lorsqu’une équipe veut acquérir un jeune défenseur de premier plan, elle doit accepter de payer un prix qui peut faire mal pendant plusieurs années.

Le souvenir de Sergachev fait particulièrement mal à Montréal. Le Canadien avait échangé son jeune défenseur au Lightning de Tampa Bay en retour de Jonathan Drouin, un attaquant québécois qui représentait alors un talent offensif de premier plan.

Drouin avait été sélectionné troisième au total en 2013 et conservait une valeur énorme sur le marché. À l’époque, Montréal croyait obtenir un attaquant capable de devenir une pièce maîtresse de son attaque.

Sergachev, lui, allait poursuivre son développement ailleurs et devenir un défenseur important dans une équipe championne de la Coupe Stanley. Cette transaction reste un rappel brutal de ce qui peut arriver lorsqu’une organisation abandonne trop tôt un jeune défenseur talentueux.

Le dossier Noah Dobson offre un autre comparable intéressant. Les Islanders de New York l’ont envoyé aux Canadiens en retour de deux choix de première ronde (16-17) et d’Emil Heineman.

Le Suédois était considéré comme un espoir moins médiatisé que les joueurs sélectionnés au premier tour, mais il a depuis démontré qu’il pouvait contribuer dans la LNH.

Les choix de première ronde impliqués sont devenus Victor Eklund et Kashawn Aitcheson, deux solides espoirs, mais au final, Kent Hughes ne regrettera pas cette transaction.

Le cas de Bowen Byram rappelle lui aussi qu’un défenseur établi peut coûter très cher.

Pierre LeBrun estime que ces trois dossiers constituent des références pertinentes pour comprendre le genre de prix que Detroit pourrait demander pour Edvinsson.

Kent Hughes doit faire attention : vouloir un défenseur de premier plan ne signifie pas qu’il faut sacrifier la moitié de son avenir pour en obtenir un.

Edvinsson possède un profil qui ferait saliver bien des partisans montréalais. À six pieds six pouces et 222 livres, le Suédois possède le gabarit qui manque au Canadien.

Il est mobile, capable de transporter la rondelle et a ce côté physique et méchant pour compliquer la vie des attaquants adverses. Il pourrait offrir une présence physique importante à la ligne bleue, tout en permettant à Montréal de répartir plus intelligemment les responsabilités défensives.

Le hic, c’est qu’il est gaucher. Le besoin prioritaire du Canadien demeure un défenseur droitier capable de jouer de grosses minutes.

Mais selon LeBrun, Hughes est de plus en plus ouvert à un défenseur gaucher. Le DG du CH vise le talent avant le côté du bâton.

Rappelons que selon le journaliste Pierre McGuire, le CH est aussi intéressé à Travis Sanheim (gaucher) à Philadelphie.

Pour obtenir Edvinsson, Montréal devrait envisager une offre construite autour d’un choix de première ronde et d’un espoir offensif de grande valeur comme Alexander Zharovsky, et un autre élément de premier plan.

Détroit veut Michael Hage, mais le CH refuse toujours de le sacrifier.

Detroit pourrait donc exiger deux choix de première ronde et Zharovsky, surtout que le CH est dans la division des Wings et que le prix sera donc encore plus salé.

Détroit va aussi demander qu'on inclut un défenseur dans la transaction et le nom d'Adam Engström est sur toutes les lèvres comme throw-in sans grande valeur.

Ouch.

Le véritable message derrière les informations de Pierre LeBrun, c’est que le Canadien a commencé à évaluer sérieusement les options disponibles.

Hughes sait qu’il doit améliorer sa brigade défensive, mais il devra trouver le bon équilibre entre l’urgence de gagner et la nécessité de conserver les éléments qui permettront à Montréal de rester compétitif à long terme.

Reste que l’organisation doit ajouter du talent, de la robustesse et du gabarit à sa ligne bleue.

Montréal a fait ses devoirs. Le Canadien a demandé le prix, il examine les possibilités et il sait que le marché des jeunes défenseurs de premier plan est très coûteux.

Selon LeBrun, Kent Hughes hésite à payer la facture.

2 choix de 1re ronde, Engström et Zharovsky pour Edvinsson.

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