Témoignage qui donne les larmes aux yeux: Georges Laraque a vécu l'enfer

Témoignage qui donne les larmes aux yeux: Georges Laraque a vécu l'enfer

David Garel
Le 2026-06-04

Le passage de Georges Laraque au balado Traumas Podcast nous a brisé le coeur.

Pendant des années, les amateurs de hockey ont vu Georges Laraque comme le bagarreur le plus dangereux de toute la LNH.

Mais en écoutant son passage à Trauma Podcast, on comprend rapidement que les plus grands combats de sa vie n’ont jamais eu lieu dans un aréna.

Ils ont eu lieu à la maison.

Avec une franchise cinglante, Laraque est revenu sur l’enfer qu’il a vécu durant son enfance. Une enfance marquée par la peur, les coups de ceinturon et une violence qui était devenue une normalité dans son quotidien.

"Une fois, j'ai reçu 50 coups de ceinturons":

Cet extrait vidéo va vous donner des frissons dans le dos:

« Mes parents sont nés en Haïti », explique-t-il, avant de raconter comment plusieurs enfants issus de communautés immigrantes grandissaient sous une discipline extrêmement sévère.

“Ce n’est pas juste mes parents, mais il y a beaucoup de parents d’immigrés qui lèvent leurs enfants avec la ceinture, avec le fouet, avec des bâtons, des choses comme ça.”

“Tous mes amis, mes cousins haïtiens ont grandi comme ça.”

“Il y a des amis italiens qui ont grandi avec un bâton.”

“Dans ces pays-là, c’est pas la même chose qu’au Québec.”

“Je sais que quand mon père allait à l’école, le professeur avait le droit de le battre.”

“Le professeur avait le droit de fouetter les élèves.”

“Ici, tu fais ça, tu vas faire ça ensemble en prison

La ceinture. Les bâtons. Les coups. Les punitions physiques faisaient partie de sa réalité 24 heures sur 24.

Pour plusieurs auditeurs, entendre ces confidences est un véritable choc.

On ne parle pas ici d’une simple tape sur les doigts ou d’un parent trop sévère. On parle d’un enfant qui vivait constamment avec la crainte de se faire tabasser.. D’un jeune garçon qui savait que certaines erreurs pouvaient se payer très cher une fois la porte de la maison refermée.

Ce qui rend son témoignage encore plus bouleversant, c’est qu’il raconte tout cela sans haine.

Sans chercher à régler des comptes.

Sans tenter de réécrire son histoire.

Il raconte simplement ce qu’il a vécu.

Et ce qu’il a vécu est profondément triste.

Quand on regarde aujourd’hui le parcours de Georges Laraque, il est facile de voir l’ancien joueur de la LNH, le militant, l’homme engagé dans plusieurs causes humanitaires. Il est facile d’admirer ses accomplissements.

Ce qui est plus difficile à imaginer, c’est le petit garçon derrière tout ça.

Le jeune Georges qui devait composer avec cette violence. Le jeune Georges qui essayait de trouver sa place. Le jeune Georges qui, malgré tout, continuait d’avancer.

Cette entrevue rappelle une vérité souvent oubliée : plusieurs personnes que l’on considère comme fortes ont été construites dans la douleur.

Certaines des personnes les plus résilientes portent aussi les cicatrices les plus profondes.

Laraque aurait pu sombrer dans la colère.

Il aurait pu reproduire ce qu’il avait connu.

Il aurait pu laisser son passé définir le reste de sa vie.

Au lieu de cela, il a choisi un autre chemin.

Et c’est probablement ce qui rend son témoignage aussi puissant.

Au-delà des Acoups de ceinture, au-delà des peurs de l’enfance et au-delà des blessures qui ne disparaissent jamais complètement, il y a un homme qui a réussi à se reconstruire.

Chapeau à Georges de raconter son histoire pour que d’autres comprennent qu’ils ne sont pas seuls.

En l’écoutant parler, il est difficile de ne pas ressentir un pincement au cœur.

Difficile de ne pas penser à cet enfant qui encaissait bien plus que ce qu’un enfant devrait avoir à encaisser.

Et difficile de ne pas éprouver un immense respect pour l’homme qui a trouvé la force de survivre à tout cela.