Ça ne va pas bien pour Arber Xhekaj.
Alors que de plus en plus de personnes pensent que son aventure à Montréal tire à sa fin, son nom continue de circuler dans l’Ouest comme celui d’un défenseur que certaines équipes veulent aller chercher.
C’est particulièrement tendu quand on regarde ce qui se passe à Calgary.
Les Flames viennent de tomber à 0-3 après leur dégelée contre Seattle (5-0 après deux périodes)
Calgary avait pourtant fermé la porte à Xhekaj cet été après avoir ajouté Jacob Middleton. L’idée était que le besoin n’était plus là. Le dossier avait donc refroidi.
Sauf qu’une équipe qui perd commence rapidement à revoir ses priorités.
Et Calgary n’a pas seulement besoin de produire davantage. Les Flames doivent se demander s’ils ont suffisamment de caractère et de robustesse pour survivre dans l’Ouest. Middleton, justement, n’a pas exactement connu un départ rassurant : contre Vancouver samedi, il a terminé avec un différentiel de -4 et un taux de possession de 45,2 %.
Pendant ce temps, Morgan Frost, qui faisait partie des joueurs que Montréal pouvait regarder dans un scénario avec Calgary, a connu un autre match difficile. Aucun point, -4 et seulement 15:48 de temps de glace contre Vancouver.
Puis, c'est encore pire aujourd'hui dans la dégelée contre Seattle.
Les Flames veulent bouger.
Edmonton continue de chercher un centre droitier et le nom de Dach circule toujours. Elliotte Friedman a confirmé que les Oilers sont très agressifs pour Dach.
Mais attention. Calgary a aussi manifesté de l’intérêt pour l'attaquant nonchalant alors que Montréal refusait jusqu’ici de l’échanger pour un simple choix de deuxième ronde.
Pendant ce temps, le nom de Xhekaj devient radioactif.
Dans l’Ouest, les équipes commencent à chercher des joueurs capables de changer le ton d’un match. Xhekaj possède exactement ce profil. Il est gros, il frappe, il peut jeter les gants et il représente encore une valeur particulière pour une équipe qui veut ajouter de la présence physique à sa ligne bleue.
Le problème, c’est que Montréal possède maintenant une congestion assez évidente à gauche.
Le Canadien n’a pas besoin de décider aujourd’hui qu’Arber Xhekaj est fini. Mais Kent Hughes doit certainement écouter lorsque des équipes de l’Ouest appellent pour connaître son prix.
Surtout si Calgary commence à paniquer.
Surtout si Chicago, qui connaît également un début de saison difficile (0-3), décide de secouer sa formation.
Le nom de Xhekaj circule donc encore.
Et pendant ce temps, la Belle et le Boeuf vient de publier une nouvelle publicité mettant le défenseur en vedette.
@labelleetlaboeuf LA GANG ARBER EST BACK, ON EST BACKKKK!!! LET'S GOOO ON SE VOIT DEMAIN💥
♬ original sound - La Belle et La Bœuf
Le timing est presque malaisant lorsque l’on connaît les tensions déjà rapportées autour de son exposition médiatique et la façon dont Martin St-Louis avait déjà réagi à certaines initiatives commerciales impliquant Xhekaj.
Voilà le shérif qui est partout dans la campagne promotionnelle du restaurant:
@labelleetlaboeuf Et oui le boeuf québécois est maintenant dans nos restos! As-tu vu notre pub lors d'un match à la tv??🐂
♬ original sound - La Belle et La Bœuf
Xhekaj se retrouve donc coincé entre deux réalités.
À l’extérieur de Montréal, certaines équipes voient encore le potentiel d’un défenseur imposant, physique et capable d’apporter quelque chose que plusieurs autres joueurs n’offrent pas.
À Montréal, son entraîneur lui demande surtout de devenir un meilleur défenseur.
Et derrière lui, Reinbacher arrive.
C’est précisément ce qui rend la situation dangereuse pour Xhekaj.
Le Canadien n’a aucune obligation de le vendre. Au contraire, son profil peut encore avoir beaucoup de valeur dans l’Ouest. Mais lorsqu’un joueur commence à commettre des erreurs coûteuses au moment même où plusieurs organisations cherchent à améliorer leur défensive, Kent Hughes doit au moins décrocher son téléphone.
Son nom circule dans l’Ouest, ses performances sont horribles et la concurrence interne devient de plus en plus sérieuse.
Arber Xhekaj doit se réveiller.
Parce que cette fois, le shérif n’est pas seulement en train de perdre son poste.
Il a perdu sa dignité.
