De la tension entre Zachary Bolduc et le Canadien? Son message n’a pas passé dans le bureau de Kent Hughes et Jeff Gorton.
Il y a parfois des déclarations qui rendent des dirigeants furieux.
Celles de Zachary Bolduc on fait plus que lever les sourcils à l’intérieur de l'organisation du CH.
Les propos de Zachary Bolduc à Lévis... sont allés trop loins...
Selon ce qui circule, le département des communications du Canadien de Montréal n’aurait vraiment pas apprécié la sortie publique de son jeune attaquant.
Non pas parce qu’il a demandé un nouveau contrat. Tous les joueurs le font. Non pas parce qu’il souhaite une entente à long terme. C’est parfaitement normal.
Ce qui dérange davantage, c’est le message envoyé.
En affirmant que « tout est une question d’argent », en citant pratiquement dans la même réponse le nouveau contrat de six ans et 33 millions de dollars de Mavrik Bourque à Nashville, puis en ajoutant qu’il espère que « son tour va venir », Bolduc a laissé transparaître une frustration que le Canadien aurait préféré garder à l’interne.
Dans une organisation qui contrôle jalousement son message public, ce genre de déclaration ne passe jamais complètement inaperçu.
Et surtout…
Elle arrive dans un contexte déjà délicat.
Parce que derrière les négociations, il existe une réalité dont personne ne parle ouvertement.
Le camp Bolduc est convaincu que le Canadien affecte directement sa valeur marchande.
À Saint-Louis, Zachary Bolduc était utilisé comme un marqueur.
Il évoluait avec des joueurs offensifs de premier plan.
Il obtenait du temps sur le premier avantage numérique.
Il jouait avec Robert Thomas, l’un des meilleurs fabricants de jeu de toute la LNH.
Son mandat était simple.
Marquer.
Créer de l’attaque.
Faire exploser ses statistiques.
Puis il est arrivé à Montréal.
Et tout a changé.
Martin St-Louis lui demande aujourd’hui de devenir un joueur complet.
De défendre.
De fermer des jeux.
De gagner ses batailles le long des rampes.
De tuer des pénalités.
De jouer contre les meilleurs trios adverses.
De devenir... un plombier de 4e trio...
Tout cela fait probablement de lui un meilleur joueur de hockey à long terme.
Mais Martin St-Louis est en train de lui voler des dizaines de millions de dollars.
Parle-t-on de crise ou de conflit ouvert?
Le département des communications du Canadien aurait préféré que ces discussions demeurent derrière des portes closes, surtout au beau milieu d’une négociation contractuelle.
À Montréal, chaque mot prononcé publiquement est analysé, décortiqué et interprété. Dans ce contexte, entendre un jeune joueur rappeler que « tout est une question d’argent » et faire un parallèle avec le contrat de Mavrik Bourque est de la poudre à canon.
Le camp de Bolduc estime que l’attaquant québécois paie présentement le prix de son utilisation sur la glace. Plus un joueur produit offensivement, plus sa valeur explose au moment de signer son prochain contrat.
Avant de se faire échanger à Montréal, on parlait d'un contrat de 7 ans et 42 millions de dollars.
Aujourd'hui, utilisé dans un rôle essentiellement défensif, avec zéro temps en avantage numérique jamais placé avec Ivan Demidov, ses statistiques sont catatsrophiques… et son pouvoir de négociation aussi.
Zachary Bolduc demanderait à quitter Montréal un jour?
Les négociations seraient rompues?
Pas encoe. Il a répété qu’il souhaitait s’établir à long terme avec le Canadien. Mais entre vouloir rester et vouloir accepter n’importe quelles conditions, il existe une différence importante.
Son messag est le suivant : si l’organisation souhaite continuer à lui confier un rôle qui limite son potentiel offensif, elle devra peut-être reconnaître financièrement les sacrifices que cela représente pour sa valeur sur le marché.
Dans la LNH, les contrats ne récompensent pas les replis défensifs.
Le camp Bolduc aurait l’impression que le Canadien a tout fait pour diminuer considérablement sa valeur lors de sa prochaine négociation.
Ses déclarations sont beaucoup plus qu’une simple négociation contractuelle.
C'est un cri du cœur.
« Si vous voulez que je continue à jouer un rôle qui fait diminuer ma valeur offensive… compensez-moi financièrement. »
Lorsqu’un joueur commence publiquement à parler d’argent en pleine négociation, cela crée inévitablement un certain malaise.
Au point où certains commencent déjà à se poser une question impensable il y a quelques semaines.
Le Canadien regrette-t-il déjà la transaction impliquant Logan Mailloux?
Ouch.
