Le Canadien est-il rendu à viser les “bouche-trous”?
Depuis des semaines, les partisans rêvent de Dylan Larkin.
Ils rêvent de Jason Robertson.
Ils rêvent d’Elias Pettersson.
Ils rêvent d’un véritable coup de circuit.
Pendant ce temps, la réalité du marché est beaucoup moins glamour.
Les Canadiens de Montréal se retrouvent aujourd’hui associés à… William Karlsson.
Soyons honnêtes.
Si Kent Hughes en est rendu à évaluer sérieusement cette possibilité, c’est surtout parce que plusieurs portes se sont refermées une à une.
Robertson demeure pratiquement intouchable.
Detroit continue d’exiger la lune pour Dylan Larkin, alors que Steve Yzerman réclame des joueurs établis en plus d’espoirs et de choix de première ronde.
Et voilà maintenant que Vegas pourrait devoir sacrifier William Karlsson uniquement pour des raisons comptables.
Les Golden Knights dépassent actuellement le plafond salarial de plus de 8,6 millions de dollars.
Oui, Alex Pietrangelo pourrait être placé sur la liste des blessés à long terme.
Mais tout le monde dans la LNH sait que ce n’est jamais la solution idéale.
Kelly McCrimmon préférerait probablement récupérer de la flexibilité plutôt que de bricoler constamment avec la LTIR.
Et c’est là que Karlsson devient intéressant.
Pas parce que Vegas veut absolument s’en départir, mais n’a peut-être tout simplement plus le choix.
À 5,9 millions de dollars jusqu’à la fin de la prochaine saison, Karlsson représente exactement le type de contrat qu’une équipe coincée sous le plafond pourrait être forcée de sacrifier.
Le Canadien possède plus de 13 millions de dollars d’espace sous le plafond.
Montréal fait donc partie des rares équipes capables d’absorber ce contrat sans gymnastique financière.
Mais est-ce vraiment le joueur recherché?
Karlsson est un excellent joueur de centre.
Responsable défensivement.
Champion de la Coupe Stanley.
Capable d’affronter les meilleurs trios adverses.
Excellent sur les mises en jeu.
Très fiable sur 200 pieds.
Mais il aura 34 ans cette saison.
Il ne représente pas l’avenir.
Il représente une solution temporaire.
Un pansement.
Un bouche-trou.
Karlsson doit prier pour Montéal car il aura un poste de top-6 dès le départ.
Kent Hughes répète depuis des mois qu’il veut construire pour longtemps.
Alors pourquoi investir dans un joueur qui deviendra joueur autonome dès l’été prochain?
La réponse est simple.
Michael Hage.
Si l’organisation croit réellement que Hage peut devenir son deuxième centre dès 2027, Karlsson devient soudainement un pont extrêmement intéressant.
Une seule saison.
Un contrat qui expire.
Aucun engagement à long terme.
Et surtout…
Un vétéran capable d’aider Ivan Demidov, Cole Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky à traverser une autre saison où les attentes seront immenses.
Ce n’est peut-être pas le gros nom qui fera exploser Montréal.
Mais parfois, les meilleures transactions sont celles qui coûtent le moins cher.
Parce que Vegas est en position de faiblesse.
Et Kent Hughes adore profiter des équipes qui n’ont plus de marge de manœuvre.
Le prix pourrait être étonnamment raisonnable.
Et si Montréal ne parvient pas à mettre la main sur un Dylan Larkin ou un Elias Pettersson…
William Karlsson pourrait finalement représenter le compromis le plus intelligent de tout l’été.
Sans être spectaculaire.
Sans faire exploser les réseaux sociaux.
Un échange de panique.
Mais exactement le genre de transaction discrète qui permet à une équipe de continuer à avancer.
