Il y a une raison pour laquelle Dylan Larkin a complètement perdu patience avec les Red Wings de Detroit.
Dans sa tête, la direction a franchi une ligne qu’il ne pouvait tout simplement pas accepter. Le capitaine croyait que le Minnesota avait déposé une offre suffisamment généreuse pour permettre à Detroit de tourner la page et de respecter sa demande de départ.
Trois choix de première ronde, Danila Yurov, Charlie Stramel, ainsi que des joueurs comme Charlie Coyle et Ryan Hartman dans la discussion : Larkin voyait là une occasion en or pour son organisation de récupérer une quantité impressionnante d’actifs. Or, Detroit aurait refusé de donner son feu vert.
Pour Larkin, c’est incompréhensible. Il ne s’agit pas d’une petite proposition lancée à la dernière minute pour tester le marché. Trois choix de première ronde représentent une récolte considérable. Ajouter un jeune attaquant comme Yurov et d’autres éléments capables d’aider immédiatement ou de prendre de la valeur dans le système, c’est exactement le genre de retour qu’une équipe en reconstruction ou en transition devrait vouloir examiner sérieusement.
Larkin est en furie. À ses yeux, refuser une telle offre revient à faire passer les intérêts personnels de la direction avant une solution qui pourrait profiter à tout le monde.
C’est là que la colère aurait véritablement explosé. Larkin a l’impression que Detroit ne cherche plus seulement à négocier une transaction avantageuse.
Il croit que l’organisation veut lui faire payer sa décision de partir. Il a demandé à quitter une équipe dont il a été le visage pendant des années, il a accepté de mettre son avenir entre les mains de la direction et, au lieu de voir une porte s’ouvrir, il se retrouve dans une guerre de pouvoir avec les mêmes dirigeants qu’il a représentés comme capitaine.
Dans son esprit, le message est clair : puisqu’il a osé demander son départ, les Red Wings vont lui rendre la vie aussi difficile que possible.
La frustration est d’autant plus grande que Larkin parle comme un joueur qui a tout donné à Detroit.
Selon lui, il a porté cette équipe, il a été son capitaine et il a continué à produire algré les années difficiles. Il estime avoir mérité un minimum de considération après tout ce qu’il a fait pour l’organisation.
Refuser une offre de cette ampleur, alors qu’il croit qu’elle aurait permis de régler le dossier, a été vécu comme une véritable gifle.
La suite démontre à quel point le conflit s’est envenimé. Larkin a maintenant modifié trois équipes sur sa liste de non-échange de dix formations.
Ce geste n’est pas banal. Il montre qu’il est prêt à revoir les destinations possibles, mais aussi qu’il veut reprendre un certain contrôle sur une situation qui lui échappe.
Si Detroit refuse certaines portes, il peut en ouvrir d’autres. Il n’est plus question de simplement attendre patiemment que les Red Wings trouvent une solution.
La direction de Detroit joue toutefois avec un dossier explosif. Larkin gagne 8,7 millions de dollars par saison et possède une clause de non-mouvement complète.
Son consentement est donc indispensable pour toute transaction. Les Red Wings peuvent refuser les offres qui ne leur plaisent pas, mais ils ne peuvent pas simplement l’envoyer n’importe où. Plus le conflit s’étire, plus les options risquent de se compliquer pour les deux camps.
Le Minnesota a démontré qu’il était prêt à payer un prix important. Si cette proposition a réellement été aussi généreuse que le camp de Larkin le croit, d’autres directeurs généraux vont forcément se demander ce que Detroit exige exactement.
À un certain moment, il faudra choisir entre obtenir une compensation réaliste et conserver un joueur qui a clairement fait savoir qu’il ne voulait plus porter le chandail des Red Wings.
Larkin a perdu patience. Il croit que son organisation a refusé une occasion majeure de régler le problème et qu’elle cherche maintenant à lui faire payer sa demande de départ. Trois équipes ont déjà été modifiées sur sa liste. Le Colorado, la Floride et Vegas ont été retirées et remplacés par trois autres équipes.
Larkin affirme qu'il montre la bonne attitude, contrairement à Vegas.
Mais s'il est aussi un bon jack, pourquoi refuse-t-il d'aller à Montréal.
La transaction serait déjà conclue.
