Transaction avortée: Kent Hughes a eu chaud

Transaction avortée: Kent Hughes a eu chaud

Par David Garel le 2026-03-19

Avec le recul, il n’y a plus de débat.

Le Canadiens de Montréal l’a échappé belle.

Parce que pendant des mois, tout le monde en parlait comme du fit parfait. Un centre robuste. Un gars capable de jouer top-6 immédiatement. Un joueur prêt à aider Nick Suzuki. Un nom qui revenait constamment dans les discussions.

Mason McTavish.

Et aujourd’hui?

C’est la catastrophe.

Un joueur "healthy scratch"… malgré un contrat de 7 millions ar année... étalés sur 6 ans...

Le constat est brutal.

McTavish a été laissé de côté à deux reprises récemment par les Ducks.

Un healthy scratch.

Pour un joueur de 23 ans.

Un 3e choix au total.

Un gars qui vient de signer 42 millions sur six ans.

Ça n’arrive pas pour rien.

Ses chiffres parlent d’eux-mêmes :

32 points en 61 matchs.

2 passes à ses 12 derniers matchs.

Aucun point dans plusieurs séquences récentes.

Un impact quasi nul dans le jeu.

Même lui l’admet :

«Rien ne semble connecté en ce moment. Je ne patine pas assez, je ne touche pas assez la rondelle… je réfléchis trop.»

Et ça, c’est le pire signe.

Un joueur qui pense trop.

Un joueur qui doute.

Un joueur qui décroche.

Joel Quenneville n’a aucune pitié

Et derrière le banc, le coach n’est pas là pour le flatter.

Zéro patience.

Zéro traitement de faveur.

«Parfois, il faut prendre des décisions difficiles. Un changement peut être bénéfique pour le joueur.»

L’entraîneur des Ducks n’a pas tourné autour du pot après avoir laissé Mason McTavish de côté.

«Parfois, il faut prendre des décisions difficiles… et parfois, un changement peut être bénéfique pour le joueur.»

C’est froid. C’est direct.

Et surtout, ça veut tout dire.

Parce qu’on ne parle pas d’un vétéran en fin de carrière.

On parle d’un jeune centre de 23 ans, fraîchement signé à 42 millions, censé être un pilier de l’organisation, lui qui s'est chicané avec l'organisation pendant l'été pour son contrat.

«On essaie différentes choses pour lui donner une chance de revenir dans l’alignement… de redevenir le joueur qu’on s’attend à voir.»

Traduction?

Tu n’es plus ce joueur-là.

Pas en ce moment.

Et si tu veux rejouer, tu vas devoir le mériter.

C’est un message extrêmement puissant.

Parce que ça confirme une chose : McTavish n’est plus intouchable à Anaheim.

Il n’est plus protégé.

Il n’est plus au cœur du projet comme avant.

Même avec son contrat en poche.

Même avec son statut de 3e choix au total.

Tu performes pas, tu sautes ton tour.

Point final.

Et ça en dit long.

Parce que même dans ses mauvaises séquences par le passé, McTavish trouvait toujours une façon d’exister : échec avant, batailles le long des bandes, implication physique.

Là?

Plus rien.

Même ces aspects-là ont disparu.

Une saison qui déraille complètement

Il y a plusieurs facteurs.

Son absence au camp d’entraînement en raison de négociations contractuelles.

Un système de jeu rapide basé sur la possession qui ne cadre pas avec ses forces.

Des lacunes en patin qui ressortent encore plus dans le rythme actuel de la LNH.

Et surtout…

Une stagnation inquiétante dans son développement.

Défensivement, il est parmi les joueurs les plus négatifs de la ligue cette saison.

Et pour un centre?

C’est rédhibitoire.

Pendant ce temps-là… Montréal a dit non

Et c’est là que ça devient fascinant.

Parce que cet été, les Ducks voulaient discuter avec Montréal.

Et le nom au centre des discussions?

David Reinbacher.

Anaheim voulait Reinbacher.

Montréal a dit non.

Aujourd’hui, imagine le scénario inverse.

Imagine McTavish à Montréal avec ce rendement-là.

Avec ce contrat-là.

Avec cette production-là.

Le Centre Bell aurait explosé.

Les réseaux sociaux seraient en feu.

On parlerait d’un désastre total.

Le fameux “fit parfait”… vraiment?

On nous vendait McTavish comme le centre idéal.

Mais la réalité est en train de rattraper le narratif.

Son coup de patin est problématique.

Son jeu défensif est déficient.

Et son offensive ne compense plus.

Résultat?

Un joueur de 7 millions qui regarde les matchs depuis la galerie.

Reinbacher vs McTavish : le temps donne raison à Montréal

Pendant que McTavish s’enfonce…

Reinbacher, lui, progresse à Laval.

Tranquillement.

Sans faire de bruit.

Dans un rôle important.

Avec du temps de glace.

Avec du développement.

Et surtout…

Sans pression immédiate.

Oui, il y a eu des blessures.

Oui, il y a des critiques.

Mais aujourd’hui, une chose est claire :

Le Canadien a refusé d’échanger un défenseur droitier de 6 pieds 3 au potentiel énorme…

Pour un centre qui est en train de régresser.

Conclusion : un scénario évité de justesse

On peut débattre pendant des heures du repêchage 2023.

On peut parler de Michkov.

On peut parler de Simashev.

Mais sur ce dossier précis?

Il n’y a pas de débat.

Le Canadien l’a échappé belle.

Parce que Mason McTavish, en ce moment…

ce n’est pas une solution.

C’est un problème.

Et un problème à 7 millions par année, ça fait très, très mal.