Pendant des mois, le sort de Jesperi Kotkaniemi semblait scellé. Tout pointait vers un rachat de contrat. Les chiffres étaient implacables : une production en chute libre, un rôle marginal en séries, une étiquette de troisième centre mal assumée… et un contrat lourd, trop lourd, pour ce qu’il livrait sur la glace.
À 25 ans, Kotkaniemi était éligible à la règle du tiers, qui permet à une équipe de racheter un joueur de moins de 26 ans à un tiers de la valeur restante de son contrat, étalé sur le double des années restantes. Dans son cas, cela signifiait un rachat étalé sur 8 ans à seulement 841 000 $ par saison, au lieu de continuer à absorber son cap hit de 4,82 M$ jusqu’en 2030. Une aubaine. Une libération. Un soulagement annoncé pour les Hurricanes, frustrés par l’absence de progrès et le manque d’impact.
Mais un revirement majeur est en train de se produire.
Selon ce que rapporte Elliotte Friedman, les Jets de Winnipeg seraient LA destination pour le Finlandais.
Bien qu’aucun échange ne soit imminent, Friedman a affirmé que Kotkaniemi a Winnipeg écrit dans le ciel. Ce sont ses mots. Dans la structure actuelle des Jets, il y aurait un poste à combler… et une volonté de croire qu’un changement de décor pourrait ranimer la flamme.
Et ce ne sont pas que des mots lancés au hasard.
Le quatrième centre des Jets actuellement, c’est Danny Zhilkin.
L'expérience Jonathan Toews a été un véritable désastre. Bref, il faut un pari pour relancer la position de centre chez les Jets.
Si l’idée d’un échange semble sortie de nulle part, c’est parce que le cas Kotkaniemi est devenu un malaise généralisé.
Cette année? 2 buts, 4 passes pour 6 points en 25 matchs.
Et surtout, un détail qui a marqué l’imaginaire : son sourire, figé, même lorsqu’ignoré par ses coéquipiers à l’entraînement.
Une scène captée par TVA Sports a fait le tour du web : assis seul sur le banc, Jesperi tend la main à un gardien pour un “high five”. Le gardien le contourne sans un mot. Silence glacial. Malaise total.
Tout le monde a compris : il est désormais isolé dans son propre vestiaire.
Ce n’est pas la première fois que son attitude nonchalante est pointée du doigt. Depuis son arrivée à Raleigh, Kotkaniemi a souvent été perçu comme un joueur qui ne ressent pas l’urgence. Il rit au banc. Il traîne les pieds à l’entraînement. Il donne l’impression d’être simplement là pour encaisser son chèque.
Mais ce n’est pas que sur la glace que les critiques fusent.
Un attachement maternel devenu légende
L’un des aspects les plus discutés dans les coulisses de la LNH, c’est la relation fusionnelle entre Kotkaniemi et sa mère. Rien de mal à être proche de sa famille. Mais dans son cas, plusieurs coéquipiers et membres du personnel s’en inquiètent.
Des sources internes ont confirmé ce que plusieurs soupçonnaient déjà : sa mère a fait de nombreux allers-retours de la Finlande vers la Caroline pour “le soutenir” au quotidien. Préparation de repas, lavage, gestion de rendez-vous… Kotkaniemi, à 25 ans, aurait encore de la difficulté à gérer son autonomie.
Ce comportement avait déjà été évoqué à Montréal, quand il était jeune. Mais à Raleigh, c’est devenu un sujet tabou… puis une blague. Le surnom de “mama’s boy” aurait même circulé dans le vestiaire. Rien de malveillant à la base, mais avec le temps, ça s’est transformé en symbole de son immaturité.
Un joueur de la LNH qui ne cuisine pas, qui se fait reconduire par d’autres joueurs, qui ne prend pas en main sa nutrition, sa récupération, son développement? Ça ne passe pas dans une organisation comme les Hurricanes.
Bref, il va aller se les geler à Winnipeg, dans une ville dure, froide, impitoyable. Mais ce serait aussi une neuvième vie pour un joueur qui n’en mérite peut-être plus.
Un dernier espoir de relancer sa carrière. De grandir. De prouver qu’il peut devenir un homme.
Sa mère, selon certaines rumeurs, serait prête à l’accompagner, encore une fois, pour l’aider dans cette transition. Une bonne chose? Une mauvaise? C’est là tout le drame du dossier Kotkaniemi.
Un retour à Montréal? Oubliez ça.
Quelques fans se demandent : et si le CH le reprenait?
Non. Kent Hughes ne veut rien savoir de Jesperi Kotkaniemi. Le passé est passé. L’organisation a tourné la page. Le nom de Kotkaniemi est rayé de tous les tableaux.
Jesperi Kotkaniemi n’est plus un “kid”.
Il a 25 ans. Un contrat qui pèse. Une réputation à rebâtir.
Et une dernière possibilité, peut-être, de redorer son image dans une ville où personne ne lui donnera rien.
Winnipeg pourrait être sa punition… ou sa résurrection.
Mais une chose est sûre : le temps des excuses est terminé.
