Une simple question commence à prendre énormément d’importance à Montréal : qu’est-ce que Kent Hughes fera réellement avec Oliver Kapanen?
Le jeune centre du Canadien possède une valeur qui ne cesse de grimper autour de la LNH, son nom ayant été associé à plusieurs équipes dans différents scénarios de transaction au cours des derniers mois.
Et maintenant que les Bruins de Boston viennent d’accorder un contrat de sept ans et 50,4 millions de dollars à Fraser Minten, soit 7,2 millions de dollars par saison, le marché des jeunes centres vient de prendre une toute nouvelle dimension.
Soudainement, le Canadien doit non seulement réfléchir à la valeur future de Kapanen sur la glace, mais également à sa valeur sur le marché des transactions. Et c’est précisément à ce moment que le camp d’Owen Beck pourrait devenir extrêmement important.
Grant McCagg, ancien recruteur du Canadien de Montréal, veut voir Beck au camp. Pas simplement pour le regarder participer aux entraînements et retourner à Laval. Il veut voir s’il est capable de pousser suffisamment fort pour gagner une véritable place dans l’organisation dès cette saison.
Il semble persuadé qu'il va percer l'alignement du CH.
McCagg parle d’un jeune extrêmement sérieux, extrêmement déterminé, qui arrive au camp avec l’intention de gagner un poste.
Il rappelle également qu’à 17 ans, Beck était déjà considéré comme l’un des meilleurs joueurs de la OHL au cercle des mises en jeu.
C’est exactement le genre de détail qui peut devenir très important dans une organisation comme Montréal, surtout lorsqu’on commence à réfléchir à la profondeur au centre et aux joueurs qui pourraient éventuellement être sacrifiés pour aller chercher une vedette établie.
Le fameux contrat de Fraser Minten vient justement jeter de l’huile sur le feu. Les Bruins viennent de miser 50,4 millions de dollars sur sept ans pour un joueur qui a terminé sa saison avec 35 points, dont 17 buts.
Oliver Kapanen, de son côté, a obtenu 37 points et marqué 22 buts. Les deux joueurs sont jeunes, les deux sont des centres, les deux ont été sélectionnés en deuxième ronde et les deux possèdent un profil qui pourrait les amener à jouer un rôle important dans leur organisation.
Si Kapanen connaît une excellente saison, améliore sa constance, devient plus fiable dans les deux sens de la patinoire et continue de produire, son prochain contrat pourrait devenir beaucoup plus coûteux que certains l’imaginaient.
Et c’est exactement pourquoi une transaction pourrait éventuellement devenir inévitable pour Kent Hughes.
Hughes doit toujours regarder son équipe avec une vision à long terme. Si le directeur général considère que Nick Suzuki est son premier centre, que Michael Hage possède le potentiel pour devenir un centre de deuxième trio et qu’Owen Beck peut éventuellement remplir un rôle important dans le bas de l’alignement, alors Kapanen pourrait devenir LA pièce à déplacer pour obtenir une aide immédiate.
Phil Danault vit sa dernière année à Montréal cette saison. Jake Evans est le 4e centre dans le béton.
Oliver Kapanen devient l'agneau à sacrifier.
Les équipes ne recherchent pas uniquement des espoirs. Lorsqu’une vedette devient disponible, elles veulent souvent un joueur capable de jouer immédiatement dans la LNH.
C’est ce qui rend Kapanen aussi intéressant. Un espoir de 18 ans est une promesse. Kapanen, lui, a déjà goûté à la LNH et possède une expérience professionnelle.
Sa valeur est en hausse sur le marché des transactions.
C’est également pour cette raison que le camp d’Owen Beck mérite d’être surveillé de très près. Si Beck arrive et démontre qu’il peut réellement occuper un poste dans la LNH, Kent Hughes gagne soudainement une marge de manœuvre qu’il n’avait peut-être pas auparavant.
Imaginez un scénario où Beck impressionne suffisamment pour devenir une option crédible comme troisième centre. Michael Hage poursuit son développement à Michigan et arrive au printemps comme 2e centre.
Nick Suzuki est évidemment intouchable au sommet. Tout à coup, Kapanen devient beaucoup plus facile à sacrifier si une transaction majeure se présente.
Et le nom de Dylan Larkin revient justement dans cette conversation.
Le capitaine des Red Wings continue d’alimenter les spéculations quant à son avenir à Détroit, alors que son nom a été associé à Montréal dans plusieurs scénarios.
Une photo réunissant Cole Caufield, Trevor Zegras, Dylan Larkin, Filip Forsberg et George Kittle (49ers, NFL) avait d’ailleurs suffi à relancer les rumeurs cet été.

Caufield, Zegras et Larkin sont tous représentés par Pat Brisson.
Une vidéo avait aussi fait sensation et avait suffit à mettre le feu aux poudres.
@woodwardsports Detroit Red Wings Dylan Larkin tarps off at the World Cup with George Kittle and Cole Caufield. #lgrw #redwings #detroitredwings #nhl #worldcup ♬ original sound - Woodward Sports Network
Et si Caufield avait effectivement parlé de Montréal avec Larkin durant cette journée? Ce serait parfaitement normal.
Les joueurs discutent entre eux. Ils parlent de leurs équipes, de leurs villes, de leurs carrières et de leurs situations contractuelles. Il est impossible de savoir ce qui s’est dit. Mais lorsqu’un joueur comme Larkin est déjà au centre de spéculations concernant son avenir, chaque détail devient matière à discussion.
Larkin refuse toujours de placer Montréal sur sa liste. Mais la pression commence à se faire sentir et à un moment donné, il devra accepter d'élargir ses horizons.
Si Détroit décide éventuellement d’écouter les offres, les Red Wings ne vont évidemment pas accepter une poignée de choix au repêchage pour leur capitaine.
Ils voudront un joueur capable de les aider rapidement dans le "package deal", et c’est précisément là que Kapanen pourrait devenir intéressant.
Il ne serait probablement pas la pièce maîtresse d’une transaction pour Larkin, mais il pourrait certainement représenter une partie importante du prix.
Une transaction de cette envergure exigerait beaucoup plus. Kapanen pourrait être accompagné de choix de première ronde, d’un excellent espoir et possiblement d’un autre jeune joueur capable d’aider rapidement Détroit.
Kent Hughes voudrait évidemment éviter de sacrifier Alexander Zharovsky et encore davantage Michael Hage. Adam Engström pourrait devenir une pièce de discussion, mais il n’est pas considéré comme l’un des espoirs les plus précieux du Canadien.
Le problème pour Hughes est donc simple : il doit trouver suffisamment de valeur sans vider son organisation de ses joueurs les plus difficiles à remplacer.
Hage est intouchable. Mais le CH, même si cela lui pince le coeur, serait prêt à sacrifier Alexander Zharovsky et Oliver Kapanen pour un attaquant top-6 comme Kirill Marchenko, Matthew Knies... ou Dylan Larkin.
C’est ici que la progression de Beck peut devenir déterminante sur le marché des transactions.
Si Beck connaît un camp exceptionnel et démontre qu’il est prêt à se battre pour une place dans la LNH, Montréal pourrait commencer à considérer Kapanen comme une véritable monnaie d’échange.
Plus Kapanen devient bon, plus il devient intéressant à échanger. C’est toute la contradiction de cette situation. Si Kapanen connaît une saison médiocre, sa valeur diminue et Hughes perd une belle occasion.
S’il explose complètement, son prochain contrat sera impossible à gérer, mais sa valeur sur le marché pourrait atteindre un sommet.
La question à un million de dollars devient donc très simple : si Owen Beck est capable de faire le travail, est-ce que le Canadien va échanger Oliver Kapanen ?
Owen Beck a la réponse...
