Transaction Montréal-Philadelphie: moment difficile pour Arber Xhekaj

Transaction Montréal-Philadelphie: moment difficile pour Arber Xhekaj

Par David Garel le 2026-02-27

Le nom de Rasmus Ristolainen explose littéralement à Montréal.

Ce n’est plus une rumeur marginale. Ce n’est plus un simple “et si”. Quand Elliotte Friedman affirme que le Canadiens de Montréal a le nez dans le dossier de plusieurs défenseurs, incluant Ristolainen, ça confirme que Kent Hughes travaille activement pour stabiliser sa ligne bleue.

Et il n’est pas seul.

Selon ce qui circule, plusieurs formations sont dans le coup : les Stars de Dallas, les Red Wings de Detroit, les Oilers d'Edmonton, les Panthers de la Floride et le Lightning de Tampa Bay.

Le marché est réel. La compétition est féroce.

Et ça va coûter cher, alors que son prix augmente depuis son bon tournoi olympique:

Ristolainen, 31 ans, 6 pieds 4, 220 livres, droitier, ancien 8e choix total en 2013, ne sera jamais un candidat au Norris. Mais il est devenu un défenseur de deuxième paire fiable à Philadelphie.

Ses statistiques avancées se sont améliorées dans les deux dernières saisons. Il utilise enfin son gabarit et sa portée intelligemment. Il joue simple. Défensif. Physique.

Il fait mal:

À Milan, on l'a vu contre le Canada... il était dominant...

Tout le monde se souvient du soir où il a ramassé Juraj Slafkovsky:

Un véritable train:

Il lui reste deux saisons à 5,1 M$ par année. Ce n’est pas une location. C’est un investissement contrôlé.

Et c’est précisément ce qui donne du levier à Daniel Brière.

Parce que oui, il faut rappeler un détail important : Daniel Brière adore Arber Xhekaj. On en a parlé en long et en large.

Les Flyers ont envoyé des recruteurs. Ils surveillent sa situation. Ils savent que Martin St-Louis ne lui fait pas toujours confiance. Ils savent qu’il joue parfois à peine 5 minutes.

Hier, Xhekaj a disputé environ 12 minutes, n’a pas été catastrophique, finit à zéro partout, mais il n’est pas utilisé comme un pilier.

Si Montréal veut Ristolainen, le nom de Xhekaj va revenir sur la table.

Et c’est là que le dilemme devient brutal.

Ristolainen stabilise la droite immédiatement.

Il donne trois droitiers naturels.

Il solidifie le poste de défenseur #6.

Il ajoute de la robustesse pour les séries.

Mais Xhekaj, c’est l’identité. C’est la police. C’est l’émotion.

La question est simple : est-ce que Kent Hughes est prêt à sacrifier son défenseur le plus intimidant pour obtenir un défenseur tellement plus vieux, mais tellement supérieur en vue d'affronter les séries?

Parce que Brière ne laissera pas partir Ristolainen pour un choix de troisième ronde.

Il voudra un premier choix ou l’équivalent. Et dans le contexte montréalais, “l’équivalent” pourrait bien être Xhekaj.

Rappelons que selon la Gazette, le CH demande un choix de 1re ronde pour Xhekaj. Les Flyers demande la même chose pour Ristolainen.

Voilà l'avantage du CH?

Kent Hughes a un avantage : il a des actifs jeunes et attrayants. Il a de la flexibilité. Et il a un besoin clair. Stabiliser la ligne bleue semble être une priorité absolue dans les sept prochains jours.

Ristolainen ne transformera pas le CH.

Il ne fera pas lever le Centre Bell à chaque présence.

Mais il rendra Montréal plus difficile à affronter en avril.

Et si le prix est Arber Xhekaj?

C’est là que le dossier devient explosif.

Parce que pour obtenir un défenseur droitier en demande sur un marché pauvre à droite, il faut payer.

Et Montréal est officiellement dans la course.

Ce qui rend la situation plus lourde pour Arber Xhekaj, c’est le contexte précis dans lequel tout ça éclate. Ce ne sont pas des rumeurs vagues. Ce sont des rumeurs ciblées, structurées, alimentées par des informateurs crédibles qui parlent d’un Canadien déterminé à mettre la main sur un défenseur droitier établi.

Quand Elliotte Friedman mentionne que Montréal est actif dans le dossier de plusieurs droitiers, c'est un bombe. On ne parle pas seulement de Rasmus Ristolainen à Philadelphie, de Connor Murphy à Chicago, de Zach Whitecloud à Calgary.

Trois profils différents, mais un point commun : des droitiers capables de jouer des minutes défensives, lourdes et physiques.

Et quand une équipe cherche activement ce type de joueur, quelqu’un doit payer.

Le malaise pour Xhekaj, c’est qu’il comprend parfaitement la logique hockey derrière tout ça. Montréal veut trois droitiers, trois gauchers. Montréal veut un équilibre clair. Montréal veut un partenaire stable pour ses jeunes défenseurs offensifs.

Et il sait que son profil à lui, même s’il est unique, ne correspond pas toujours à cette vision plus contrôlée et moins risquée que Martin St-Louis tente d’installer.

Il sait que son coach le méprise.

Ce qui complique encore davantage les choses, c’est que son nom ne circule pas comme simple complément. Il circule comme pièce centrale potentielle dans une transaction.

Philadelphie ne veut pas un choix tardif. Philadelphie ne veut pas un projet éloigné. Si Daniel Brière doit laisser partir Ristolainen, il voudra un joueur NHL prêt, costaud, identifiable... ou un choix de 1re ronde.

Xhekaj devra être accompagné d'un choix tardif ou d'un autre élément secondaire, mais il va permettre à Montréal de ne pas sacrifier un choix de 1re ronde.

Et pendant ce temps-là, lui doit vivre avec cette réalité.

Il doit répondre aux médias.

Il doit voir les spéculations.

Il doit entendre qu’il “fitterait parfaitement” avec la mentalité des Broad Street Bullies.

Oui, stylistiquement, ce serait presque naturel. À Philadelphie, son jeu serait célébré sans nuance. Les bagarres seraient des atouts. L’agressivité serait une marque de commerce. Mais ça ne veut pas dire qu’il souhaite partir. Montréal, c’est là qu’il a percé. C’est là qu’il s’est fait un nom. C’est là qu’il a bâti son identité publique.

Et pendant qu’il traverse ça, le Canadien multiplie les appels.

Ça signifie que Kent Hughes ne teste pas le marché. Il le travaille activement. Il explore toutes les options pour solidifier la droite. Et quand une organisation travaille avec cette intensité à un poste précis, les joueurs déjà en place sentent le sol bouger.

Imaginez à quel point ça doit être difficile pour le shérif et sa famille.

Avoir l’impression que ton nom devient monnaie d’échange.

Ouch.