Samuel Montembeault à Edmonton?
Plus les jours avancent, plus cette possibilité commence à ressembler à un véritable cauchemar.
D’abord, Pierre LeBrun a identifié les Oilers comme une destination logique pour le gardien du Canadien.
Quand une sources aussi crédibls convergent vers la même conclusion, ce n’est plus une simple rumeur.
Ça chauffe sérieusement.
Et pourtant, ce qui frappe dans toute cette histoire, ce n’est pas seulement l’idée de voir Montembeault quitter Montréal.
C’est la violence des réactions qui l’attendent déjà à Edmonton alors qu’il n’est même pas encore arrivé.
Le pauvre Samuel se fait déjà démolir.
Sur les réseaux sociaux, dans les forums, dans les émissions sportives de l’Ouest canadien, plusieurs partisans des Oilers réagissent comme si l’acquisition était déjà complétée. Et une partie de ces réactions est brutale.
On parle d’un gardien incapable de gagner une Coupe Stanley.
On parle d’une solution temporaire.
On parle d’un simple plan B.
Certains vont même jusqu’à dire qu’il ne ferait pas mieux que Tristan Jarry.
Imaginez.
Le gars n’a même pas encore enfilé un chandail des Oilers qu’il se fait déjà lancer sous l’autobus.
C’est là que le véritable problème commence.
Edmonton est probablement le pire environnement possible pour un gardien qui cherche de la stabilité.
Depuis des années, les Oilers détruisent pratiquement tous les gardiens qui passent par leur organisation.
Chaque but accordé devient une crise.
Chaque mauvaise séquence devient un débat national.
Chaque erreur est disséquée pendant des semaines.
La pression est complètement démesurée.
À Montréal, les médias sont exigeants.
À Edmonton, c’est une obsession.
Et ce qui rend la situation encore plus inquiétante, c’est le contexte personnel de Montembeault.
Sa conjointe s’apprête à devenir mère.
Le couple s’apprête à accueillir un enfant.
C’est normalement un moment de bonheur, de stabilité et de sécurité.
Mais imaginez le scénario.
Vous devenez père.
Votre famille est installée à Montréal.
Puis soudainement, vous êtes échangé à 3500 kilomètres de la maison dans une organisation en panique qui cherche désespérément un sauveur devant le filet.
Les Oilers ne veulent pas un projet.
Ils veulent un miracle et c’est exactement ce qui fait peur aux proches de Montembeault.
Samuel Montembeault n’arriverait pas là-bas avec le luxe d’apprendre tranquillement son nouvel environnement.
Il arriverait avec une seule mission.
Sauver la saison.
Sauver Stan Bowman, le pire DG de l'histoire de la LNH.
Sauver une organisation qui a multiplié les erreurs devant le filet.
Pendant ce temps, Connor McDavid attend toujours une solution durable, tout comme Leon Draisaitl, sinon, ils vont demander une transaction.
Toute cette pression pourrait tomber sur les épaules d’un gardien qui se fait déjà critiquer avant même d’avoir été acquis.
Ouch.
Le plus tristedans tout ça?
Pendant des années, plusieurs partisans du Canadien ont présenté Montembeault comme un gardien numéro un capable de porter une équipe.
Aujourd’hui, plusieurs de ces mêmes fans parlent de lui comme un moins que rien.
Comme si sa carrière était terminée.
Comme s’il n’était plus qu’un obstacle entre Jakub Dobeš et Jacob Fowler.
La vérité se situe probablement quelque part entre les deux.
Montembeault n’est pas une vedette.
Mais mérite-t-il tout cette haine?
Le problème, c’est Edmonton, cette organisation qui semble constamment chercher un gardien miracle pour compenser des problèmes beaucoup plus profonds.
Le problème, c’est la pression toxique qui accompagne chaque décision prise par Stan Bowman.
Si une transaction devait réellement se concrétiser, il faudrait surtout espérer une chose pour Samuel Montembeault.
Qu’il arrive à Edmonton avec des nerfs d’acier.
Parce qu’à voir la haine qu’il reçoit déjà avant même que la transaction soit annoncée, tout indique qu’il s’apprête à débarquer dans l’un des environnements les plus hostiles de toute la Ligue nationale.
Et ça, franchement, ça fait peur. Pour lui. Pour sa femme, ses parents... et son nouvel enfant...
