Certains départs font plus de bruit que d’autres.
Celui de Joe Veleno ne fera probablement pas trembler Montréal… mais pour ceux qui l’ont côtoyé au quotidien, son départ laisse certainement un petit vide.
Après avoir passé une bonne partie de l’été à Montréal, à s’entraîner et à se préparer avec ses coéquipiers à Brossard, Veleno a finalement tourné la page de façon officielle.
Quelques heures après avoir quitté la ville, le Québécois a publié un long message sur Instagram pour remercier le Canadien, ses coéquipiers et surtout les partisans qui l’ont accompagné dans cette aventure.
Le message était difficile à lire sans ressentir un petit pincement.
« Merci au Canadien de Montréal. Avoir eu l’occasion de jouer pour mon équipe de chez nous est quelque chose que je ne prendrai jamais pour acquis », a écrit Veleno, qui a grandi à Montréal et qui a vécu un rêve d’enfant en portant l’uniforme du Canadien au Centre Bell.

Pour un joueur qui a été repêché par les Red Wings de Detroit au premier tour en 2018, la carrière de Veleno n’a jamais suivi une ligne parfaitement droite.
Son passage à Montréal aura lui aussi été mouvementé.
Acquis par le Canadien avant la dernière saison, il a disputé 61 matchs avec l’équipe, récoltant deux buts et trois passes, avant d’ajouter une passe en neuf rencontres éliminatoires.
Les statistiques ne racontent évidemment pas toute l’histoire.
Veleno a été ce genre de joueur qu’un entraîneur peut appeler sans trop se poser de questions lorsqu’une situation particulière se présente.
Une mise au jeu importante, une responsabilité différente, un besoin de remplir un rôle dans l’alignement… le Québécois a accepté les missions qu’on lui confiait et a continué de travailler, même lorsque sa place dans la formation n’était pas garantie.
C’est probablement ce qui explique pourquoi son message d’adieu donne une impression aussi particulière.
« Porter le chandail du Canadien, tout en jouant au Centre Bell, était véritablement un rêve d’enfance qui me donnait des frissons chaque fois. Représenter la ville qui m’a vu grandir et vivre ce rêve d’enfant signifie plus que je ne peux mettre en mots », a-t-il poursuivi.
Difficile de demander une déclaration plus claire sur ce que représentait Montréal pour lui.
Veleno remercie ensuite les partisans pour leur passion et leur soutien « dans les bons comme dans les moins bons moments », avant d’avoir une pensée pour ses coéquipiers, les entraîneurs, les membres du personnel et toute l’organisation.
« Je serai toujours reconnaissant pour cette occasion qui m’a été donnée et, surtout, pour les amitiés et les souvenirs qui resteront avec moi pour toujours. »
C’est probablement cette partie qui résume le mieux le passage de Veleno à Montréal.
Le gars n’aura peut-être pas réussi à s’imposer comme il l’aurait souhaité dans l’alignement du Canadien, mais il laisse derrière lui l’image d’un coéquipier apprécié, d’un joueur prêt à accepter son rôle et d’un gars qui voulait sincèrement réussir devant les siens.
Puis vient la dernière phrase… celle qui confirme que le chapitre montréalais est maintenant fermé.
« Ce fut un honneur incroyable de jouer pour cette ville! Merci. »
Avant de conclure avec un message qui regarde déjà vers la suite, Veleno a clairement indiqué qu’il était maintenant très enthousiaste à l’idée de poursuivre son parcours dans la « Grosse Pomme ».
La suite de sa carrière se fera donc avec les Rangers de New York.
Nouveau vestiaire, nouvelle ville, nouvelles responsabilités… et probablement une volonté encore plus grande de démontrer qu’il peut devenir le joueur qu’on entrevoyait lorsqu’il était considéré comme l’un des grands espoirs québécois de sa génération.
À Montréal, toutefois, il restera quelque chose de différent.
Joe Veleno était un gars d’ici. Un gars qui voulait jouer pour le Canadien, qui a eu la chance de réaliser ce rêve et qui aurait certainement aimé prolonger l’aventure.
La business du hockey en a décidé autrement.
Alors, même si son passage n’aura pas produit les résultats espérés, il mérite bien un dernier salut.
Bonne chance à New York, Joe.
Le prochain chapitre commence maintenant.
Au revoir mon Joe...
