Une famille à 3 millions de dollars: la sortie publique d'Arber Xhekaj crée la controverse

Une famille à 3 millions de dollars: la sortie publique d'Arber Xhekaj crée la controverse

David Garel
Le 2026-08-24

Arber Xhekaj parle de « famille »… mais cette famille vaut-elle 3 millions $?

Sa sortie publique fait énormément jaser à Montréal.

Alors que son avenir avec le Canadien de Montréal demeure incertain et que les négociations contractuelles avec Kent Hughes ne sont toujours pas réglées, le défenseur du CH s’est présenté devant les partisans avec un discours particulièrement chaleureux envers l’organisation.

On lui a demandé ce que représentait pour lui le fait de jouer pour le Canadien.

Sa réponse ne pouvait pas être plus claire :

« Ça veut tout dire pour moi. Nous sommes une famille. Tous ces gars-là dans le vestiaire, c’est comme des frères pour moi. On aime vraiment jouer les uns pour les autres, et on a du plaisir ensemble. » (suite de l'article après la photo)

Difficile de faire plus beau comme déclaration.

Xhekaj parle de ses coéquipiers comme de ses frères. Il explique qu’ils aiment jouer les uns pour les autres et qu’ils ont du plaisir ensemble.

Le problème?

Les négociations contractuelles donnent maintenant une tout autre dimension à ses paroles.

Pendant qu’Arber Xhekaj explique publiquement que le Canadien représente tout pour lui, son clan et le Canadien ne s’entendent toujours pas sur la valeur de cette fameuse famille.

Selon ce qui circule, Montréal lui offrirait entre 1,7 et 2,1 millions de dollars par saison, alors que le clan Xhekaj viserait plutôt une entente située autour de 2,5 à 3 millions de dollars par année.

Et c’est exactement ici que certains partisans commencent à parler d’hypocrisie.:

C’est quoi, une famille?

Une famille à 1,7 million, 2,1 millions ou une famille à 3 millions.

Évidemment, il serait injuste de prétendre qu’Arber Xhekaj ne pense pas sincèrement ce qu’il vient de dire.

Il peut parfaitement aimer ses coéquipiers et être attaché à Montréal, tout en voulant obtenir le maximum d’argent possible pour son travail.

C’est son droit.

Après tout, il s’agit d’une carrière professionnelle. Xhekaj n’a aucune obligation de signer à rabais simplement parce qu’il aime ses coéquipiers.

Mais il faut aussi comprendre pourquoi certains amateurs trouvent le discours difficile à avaler dans le contexte actuel.

Quand on parle de famille, mais qu’il existe un écart potentiel de près d’un million de dollars par année entre ce que l’organisation veut payer et ce que le joueur réclame, les mots prennent une autre couleur.

Xhekaj a connu une saison horrible. Il a terminé l’année avec seulement un but et trois passes en 65 rencontres, avec un différentiel de -8, tout en étant puni constamment par Martin St-Louis.

Kent Hughes ne négocie pas avec un frère.

Il négocie avec un joueur et son agent.

Xhekaj ne négocie pas avec une famille.

Il négocie avec son employeur.

Lorsqu’un joueur affirme que son équipe représente « tout », alors que les deux camps sont séparés par plusieurs centaines de milliers de dollars annuellement, certains vont forcément se demander où se termine l’amour du chandail et où commence la négociation.

Le camp d’entraînement approche.

Et chaque journée qui passe sans contrat augmente la pression sur le shérif et sur l’organisation.

Xhekaj a toutefois raison sur une chose : le Canadien possède effectivement un vestiaire qui semble extrêmement soudé.

Il a vécu plusieurs moments importants avec cette équipe.

Il a grandi dans l’organisation.

Il est devenu un favori du public.

Il a développé une véritable identité à Montréal.

Mais Arber Xhekaj peut aimer le Canadien de tout son cœur.

À la table des négociations, l’amour du chandail ne remplacera jamais les chiffres.